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Rubrique Coronavirus

Implication des personnels infirmiers

Depuis plusieurs semaines, les personnels infirmiers de l’Éducation nationale sont pleinement investis dans la gestion de la crise sanitaire actuelle.

Avec professionnalisme et efficacité, les personnels infirmiers accueillent les élèves malades, réalisent de nombreuses consultations infirmières et suivent scrupuleusement les consignes du ministère de la Santé afin de limiter la propagation du coronavirus. En lien avec les familles, ils veillent au bien-être des élèves ainsi qu’à la sécurité de tous comme ils le font déjà au quotidien.

Conseillers techniques des chefs d’établissement, les personnels infirmiers apportent leur soutien et leur expertise dans la sécurisation des conditions sanitaires.

Personnels infirmiers volontaires et mobilisables

Avec spontanéité, les personnels infirmiers se sont majoritairement portés volontaires pour venir en appui aux différents personnels de santé dans la gestion de la crise. Au 20 mars 2020, on recensait 81 personnels infirmiers mobilisables sur l’ensemble de l’académie.

Suite à la parution des directives nationales le 26 mars 2020, les premières réquisitions individuelles ont débuté ce week-end pour venir en renfort rapidement dans un Ephad dont les équipes travaillent en mode très dégradé et sont épuisées. D’autres demandes sont déjà en cours de traitement.

Les personnels infirmiers se sont par ailleurs mobilisés pour le recensement des masques, par solidarité avec les soignants au contact des malades.

Accompagner les élèves et les familles

D’autres choisissent de s’investir pleinement dans l’accompagnement des élèves et des familles dans ce contexte de confinement dont la durée reste indéfinie.
Les personnels infirmiers savent "prendre soin et accompagner" : c’est leur cœur de métier.

Leur accompagnement peut avoir :
- une finalité de "maintenance" pour prévenir, repérer, anticiper, aider, faire du lien.
- une finalité "curative" en apportant du sens à un vécu traumatique
- une finalité "palliative" quand il n’y a rien d’autre à faire que d’assurer l’autre de sa présence par une écoute bienveillante.

En première ligne lorsque l’épidémie a débuté, les professionnels ont assuré les consultations infirmières auprès des élèves malades. Aujourd’hui, ils restent pleinement mobilisés dans cette phase de confinement nécessaire à la sécurité de tous : en lien avec les chefs d’établissement et les équipes éducatives, les infirmières et infirmiers s’inscrivent dans une démarche de maintien du lien avec les élèves et leurs familles à l’occasion d’entretiens téléphoniques réguliers : sans caractère intrusif, les professionnels proposent une écoute attentive et s’appliquent à apporter un soutien si besoin.

Accueillir les enfants des personnels de santé

Les personnels infirmiers participent aussi à l’accueil des enfants des personnels de santé au sein des établissements scolaires et apportent leur expertise dans la sécurisation des mesures barrières. Des activités ludiques autour de l’importance du lavage des mains peuvent être proposées ainsi qu’un rappel des consignes sanitaires à respecter. Le professionnel peut aussi répondre aux questions des enfants et porter ainsi un discours rassurant.

Témoignages

"Je suis personne ressource auprès de 65 familles que je rappelle chaque semaine afin de prendre des nouvelles. L’annonce de la prolongation du confinement a majoré les inquiétudes des parents et cela se ressent lors des entretiens téléphoniques. La durée des entretiens s’allonge. Les parents remercient et on sent qu’ils ont besoin d’écoute".

"Certains appels peuvent durer jusqu’à 40 minutes. Certains parents ont peur de mal faire par rapport aux devoirs. Cela génère du stress et de l’inquiétude. Il faut prendre le temps de les écouter et de les apaiser. Les remerciements sincères d’un papa suite à nos échanges prouvent que le besoin est réel. En parallèle des appels aux familles, je suis dans l’élaboration de projets pour anticiper la reprise des élèves et les accompagner à leur retour. Ils auront besoin de parler de ce qu’ils ont vécu. Je pense qu’un projet d’action à destination des parents serait également à construire."

"Je porte une attention particulière aux mineurs non accompagnés, souvent isolés dans leur appartement et n’ayant qu’un téléphone comme point d’appui à la continuité pédagogique, parfois sans forfait et avec un accès wifi très limité. Il faut garder le lien, les rassurer, les aider ... Certains ont connu le virus Ebola et sont dans la peur de connaître à nouveau une telle épidémie qui a ravagé leurs familles et parfois les a conduit à l’exode".

"Depuis le mardi 17 mars, en lien avec mon chef d’établissement ainsi que les CPE, je me mets à disposition des élèves qui ont perdu des membres de leur famille (3 élèves au total à ce jour). J’ai envoyé des mails à ces élèves en leur présentant mes condoléances et je me tiens à leur disposition s’ils le souhaitent pour une écoute ou un soutien. J’ai également été en contact avec des enseignants et des personnels dont un proche ou eux même ont contractés le Covid et qui avaient besoin d’une écoute attentive. Je reste en lien pluri hebdomadaire avec l’assistante sociale de l’établissement ainsi que la psychologue EN. De plus, via un groupe WhatsApp crée par les CPE où sont inscrits l’ensemble des AED, je prends des nouvelles quotidiennement sur ce groupe et les surveillants peuvent me contacter de manière personnelle s’ils le souhaitent".

"Je crains que ce confinement ne renforce le risque de décrochage scolaire pour certains élèves alors je suis plus attentive au suivi de ces familles".

"J’ai participé à l’accueil des enfants de soignants dans une école et j’ai pu répondre à leurs questions et leurs inquiétudes. Cela les a rassurés. Les enseignants ont également apprécié les conseils que j’ai pu leur apporter pour la mise en œuvre des mesures barrières".

Le caractère inédit de cette pandémie et le confinement qui en découle augmentent les symptômes de stress ou d’anxiété chez les enfants mais aussi chez les parents.

Cela peut se traduire chez l’enfant par de la peur, des comportements d’agrippement, des cauchemars, de l’irritabilité, de la colère ou des modifications de l’appétit.

Chez l’adolescent, les perturbations se traduiront par des symptômes physiques à type de maux de tête, par une perturbation du sommeil, une agitation ou au contraire une baisse d’énergie, une tendance à s’isoler, une irritabilité ou de la colère.

De par leur formation, les personnels infirmiers savent identifier ces symptômes et peuvent répondre ainsi aux inquiétudes formulées par les parents. Convaincus de l’importance de maintenir et de renforcer le lien avec les familles, ils travaillent en ce sens, en collaboration avec les équipes éducatives.

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