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Rubrique Actualités

jeudi 16 avril 2020

Kit français et Dik-Ap, deux ressources numériques pour l’appui aux élèves et aux familles

Le CASNAV de l’académie de Besançon propose deux applications dans le cadre de la continuité scolaire, destinées à favoriser l’autonomie d’apprentissage dans toutes les situations.

Les professeurs qui interviennent auprès des élèves allophones et itinérants de l’académie mettent toute leur énergie à remplir leur mission à distance, ainsi qu’à maintenir le contact avec les enfants et adolescents. Dans bon nombre de cas, familles et accompagnants sociaux apportent leur concours à ce travail. Certaines personnes restent cependant difficiles à joindre, notamment les plus vulnérables d’entre elles, tributaires de conditions linguistiques, matérielles et sociales qui complexifient la continuité pédagogique. L’équipe du CASNAV de Besançon a fait le choix de cibler des ressources favorisant l’intérêt et l’autonomie des élèves ainsi que de leurs accompagnants adultes, quels qu’ils soient.

Deux outils pour aider à la continuité pédagogique

Kit français

Kit français - © UPE2A Collège Camus - BesançonDeux types de ressources :
- des outils d’autonomie linguistique sous forme d’applications gratuites et grand public de traduction, d’oralisation et de transcription écrite. Cet outil recense aussi une série d’utilitaires pour des médiations numériques vis à vis de la langue cible et des supports scolaires ordinaires.
- des ressources pédagogiques collectées dans les champs de l’alphabétisation, du français langue étrangère ainsi que dans la production médiatique et institutionnelle utilisable en autonomie par les élèves, les familles et les travailleurs sociaux quand le lien avec l’école est difficile à mettre en place ou qu’il est rompu parce que l’élève est isolé. Un focus est mis aussi sur les questions de formation pour adulte, de connaissance des métiers et sur les pratiques individuelles d’apprentissage du français en dehors du cadre scolaire. Pour cette collecte, le CASNAV a bénéficié du conseil de l’atelier Canopé Belfort.

Kit-français

Dik-Ap ("fais voir" en parler voyageur)

Dik Ap - ©  Bruce de Lure. Graphisme de Cécile MetzgerDes ressources utilisables directement dans les lieux de vie et sur les téléphones familiaux pour se distraire, se cultiver, apprendre, rencontrer les propositions de qualité faites dans le cadre de la continuité scolaire par les institutions et les médias éducatifs. Ici aussi, une importance particulière est accordée à l’autonomie de circulation dans les ressources, à l’oralité, à la connaissance et aux ouvertures sur le monde.
Dik-Ap

Kit français et Dik-Ap peuvent être directement utilisées sur les appareils privés par un simple transfert du lien aux numéros des élèves ou des familles. Ces applications sont gratuites et ne nécessitent pas d’inscription. Elles sont prévues pour être partagées le plus simplement possible et proposent des explications plurilingues. Dans l’académie, elles ont été adressées à l’ensemble des professeurs des UPE2A et des UPS mais aussi aux travailleurs sociaux, aux partenaires institutionnels et associatifs concernés par la situation matérielle des familles, par la prise en charge des jeunes isolés ou par l’organisation des aides citoyennes.

Trois autres ressources importantes concernant l’accès des publics les plus éloignés de l’information en langue française et des équipements numériques :
La proposition d’Emmaüs France pour lutter contre l’isolement des personnes exclues du numérique
La page du site Bilem avec des moyens de communication plurilingue avec les familles allophones
La page de l’Aiep avec des kits transculturels et plurilingues sur l’épidémie Covid-19

Contact

CASNAV - Académie de Besançon
Courriel

 
vendredi 13 mars 2020

Sur le chemin de l’inclusion

Inauguration de deux nouvelles classes externalisées accueillant des élèves en situation de handicap à l’école Cyril Clerc à Pontarlier et au collège Jean-Claude Bouquet-Val de Morteau.

Les deux classes ont été inaugurées fin février avec l’inspecteur d’académie et l’ensemble des partenaires, l’ADAPEI, les édiles municipaux, les personnels, les familles.

La CLEX

Les enfants accueillis dans un établissement spécialisé peuvent suivre une scolarité au sein d’une unité d’enseignement, où chacun bénéficie alors d’un projet personnalisé adapté à son handicap et élaboré de concert avec l’éducation nationale. C’était le cas pour neufs enfants de l’IME à Pontarlier et douze de l’IME Les Lucioles à Morteau, deux dispositifs portés par l’association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales (ADAPEI) du Doubs.

 Sur le chemin de l'inclusion Depuis la rentrée scolaire, leurs classes sont installées en milieu dit "ordinaire", l’une à Pontarlier à l’école élémentaire publique Cyril Clerc, l’autre à Morteau au collège public Jean-Claude Bouquet-Val de Morteau. Avec l’équipe pluridisciplinaire qui les accompagne, les élèves y poursuivent leurs apprentissages trois jours par semaine, à leur rythme et dans des locaux aménagés, les IME restant leurs bases arrière. Mais surtout, ils partagent avec les autres élèves la vie du même établissement.

Pour l’heure, la récréation constitue l’essentiel du temps et de l’espace que tous les enfants se partagent et où chacun apprend à se connaître, à vivre la différence et la tolérance, des notions abordées dans les programmes d’enseignement. C’est l’occasion aussi, et pas la moindre, de se faire de nouveaux camarades ! À l’école Cyril Clerc, se sont greffées en cours d’année quelques activités éducatives communes, tels que des ateliers cuisine et de lecture d’histoires.

D’autres projets pédagogiques et éducatifs dans les domaines du sport, des arts et de la culture (arts visuels, chorale) ou d’ouverture sur l’environnement restent à construire. L’intégration des personnels spécialisés des IME aux équipes pédagogiques de l’école ou du collège d’accueil va à coup sûr contribuer à leur mise en place. "L’équipe pédagogique est très ouverte et sensible à l’inclusion", souligne Delphine Droz-Bartholet, directrice de l’école Cyril Clerc. Et d’ajouter : "Nous avons de bonnes relations avec l’ensemble des adultes qui encadrent les enfants de la CLEX et la communication avec l’IME se passe bien."

En offrant une alternative entre la scolarisation dans un établissement médico-social et celle dans un établissement scolaire dit "ordinaire", la CLEX constitue une réponse en faveur de l’inclusion scolaire des enfants handicapés. Le transfert d’une unité d’enseignement dans un établissement scolaire dépend beaucoup du territoire, des conditions locales, de la position géographique des établissements et repose sur un partenariat solide.

Les municipalités de Morteau et de Pontarlier, l’ADAPEI, la DSDEN et le Département du Doubs avec l’ensemble de leurs services, les familles, les professionnels de terrain (directeur d’école, enseignants, éducateurs, accompagnants), tous se sont investis pour que les deux projets aboutissent, portant à 30 le nombre de CLEX dans le département. Ces dispositifs en faveur d’une école inclusive présentent un intérêt certain pour tous et en priorité pour les élèves : ouverture sur l’extérieur, continuité des parcours scolaires, apprentissage du vivre ensemble, formation de citoyens à part entière, etc.

Pour l’école inclusive

 Sur le chemin de l'inclusion Le vendredi 21 février, l’heure était à l’inauguration. Dans son propos inaugural, l’inspecteur d’académie, Patrice Durand, s’est attaché à rappeler les lignes forces et les enjeux des politiques en matière d’inclusion :

"Le passage de la notion d’intégration scolaire à la notion de scolarisation signe la rupture opérée par loi du 11 février 2005, loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap. Cette loi initie un changement de paradigme majeur en posant le principe de l’égalité d’accès de tous les enfants à l’éducation comme un droit fondamental et inaliénable.

La centration autour des besoins particuliers de chaque élève et de la reconnaissance de la dimension sociétale du handicap a modifié les schémas des réponses traditionnels vers le développement d’une logique partenariale qui se traduit aujourd’hui par cette inauguration. La loi pour la Refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013, renforce cette avancée majeure qu’est le principe de l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans distinction. Ces deux textes fondateurs de l’école ne souffrent aujourd’hui aucune contestation et notamment à l’école où l’ensemble des acteurs adhère au principe fondamental posé : tout enfant en situation de handicap est de droit un élève.

La promotion d’une école inclusive, plus juste et exigeante pour chacun est une des grandes priorités du quinquennat. Force-nous est de constater que construire cette école inclusive, ouverte à tous, adaptée aux besoins singuliers de chacun, ne peut relever de l’unique responsabilité de quelques spécialistes mais au contraire nécessite la coopération étroite de multiples compétences et expertises.

C’est dans ce contexte, que depuis 2016 un mouvement de désinstitutionalisation d’ampleur des établissements médico-sociaux a été initié, mouvement qui se traduit par la volonté de scolariser tous les élèves en milieu ordinaire. L’externalisation des unités d’enseignement implantées dans les établissements médico-sociaux vers le milieu ordinaire est un des vecteurs clefs de cette désinstitutionalisation. La convention cadre signée entre l’ARS et l’éducation nationale, le 4 novembre 2016, définit les modalités de coopération et les conditions d’implantation de ces dispositifs. […]".

IME de Pontarlier
IME Les Lucioles de Morteau

Référence

Les unités d’enseignement externalisées : instruction n°DGCS/3B/2016/207 du 23 juin 2016 (BO du Ministère des affaires sociales et de la santé - n°8 - 15 septembre 2016).

 
dimanche 1er mars 2020

Des ressources pour enseigner les mathématiques

Une équipe pédagogique du département conduit depuis trois ans une recherche-action sur l’apprentissage des fractions : le Centre Alain Savary de l’Institut français de l’éducation, très intéressé, a fait le déplacement pour rencontrer l’équipe.

 Des ressources pour enseigner les mathématiques Lundi 10 février, l’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand, accueillait la délégation et se félicitait de toute l’attention portée par le Centre Alain Savary aux travaux engagés dans le département pour faire réussir les élèves en mathématiques. Et de souligner l’importance de promouvoir et de diffuser une ressource efficace pour les apprentissages : c’est le cas de la ressource Klásma qui propose un ensemble de situations dont l’enjeu didactique et pédagogique est de permettre à l’élève de cycle 3 de construire le concept de fractions simples.

Le centre Alain Savary apporte son expertise

Le projet Klásma a été particulièrement remarqué lors de sa présentation dans une formation de formateurs en décembre dernier à l’Institut français de l’éducation par Cyril Pasteur et Charles Perritaz, conseillers pédagogiques des circonscriptions d’inspection de Besançon 2 et Besançon 3. Plus largement, ce qui a séduit le centre Alain Savary, c’est la façon dont le travail s’est organisé dans le département, entre enseignants et formateurs, entre formateurs eux-mêmes, soutenu par les pilotes des circonscriptions. La conception de la formation et l’accompagnement des enseignants jusqu’à la création d’outils, de ressources pour la classe et pour la formation. Autrement dit le volet apprentissage et le volet métier.

 Des ressources pour enseigner les mathématiques Lundi 10 février, quatre chargés d’études accompagnés d’une ingénieure vidéaste sont venus apprécier sur place et se saisir de tout le matériau mis à leur disposition par les groupes porteurs des projets sur les mathématiques à l’école, les projets Mathernelle et Klásma. "Le travail effectué dans le Doubs est impressionnant, colossal !", nous a confié Henrique Vilas Boas, chargé d’études au Centre Alain Savary.

Ce que le centre Alain Savary va retenir

Les chargés d’études du centre Alain Savary vont s’appuyer sur les interviews des équipes réalisées au cours de la journée et des capsules vidéo d’allo-confrontation, un procédé qui consiste à commenter dans la distanciation l’enregistrement de sa propre pratique, pour réaliser une ressource à destination des formateurs et des enseignants. Comment les élèves sont-ils mis en activité ? Quelle est l’intention pédagogique, didactique ? Quelle place est donnée à la manipulation ? L’activité permet-elle de donner du sens ? Les élèves réussissent-ils à mobiliser toutes leurs compétences pour accomplir la tâche demandée ? Pourquoi certains élèves ont-ils des difficultés à verbaliser (différence entre le faire et le comprendre) ? La consigne est-elle suffisamment explicite ? Autant de questions sur les procédures des élèves qui permettent de faire réfléchir à sa pratique, à son métier. Autant de questions plus faciles à poser en situation de décentration.

Ce que le centre Savary peut apporter

 Des ressources pour enseigner les mathématiques Le centre propose de mettre en ligne sur son site une ressource mathématique à destination des formateurs et des enseignants qui s’intéressent à la question de l’enseignement / apprentissage des fractions, avec un rayonnement sur tout le territoire français, précise Sylvie Martin Dametto, chargée d’études au centre Savary. Les membres du collectif Klásma participeront à la construction de cette ressource, à l’occasion de deux journées de séminaires qui auront lieu à Lyon dans les locaux de l’Institut français de l’éducation. Cette immersion dans leur propre activité permettra de prendre le recul nécessaire pour clarifier les organisations du travail, approfondir pour mieux expliciter les enjeux didactiques des outils construits et de la formation proposée.

Les participants

- l’équipe du centre Alain Savary : Sylvie Martin Dametto, Marie Gybely, Frédérique Jarre, Henrique Vilas Boas, chargés d’étude et Fanny Clément vidéaste
- les groupes de réflexion Klásma et Mathernelle
- les professeurs des écoles : Agnès Moine (Nancray), Christel Tallandier (Vercel-Villedieu-le-Camp), Emmanuel Maire (Moncey).
- les conseillers pédagogiques : Hervé Grandperrin, Bruno Heurteaux, Cyril Pasteur, Charles Perritaz, Adeline Piquerey, Jean-Luc Poulain, Myriam Pretot, Christelle Simonin.
- L’inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription de Besançon 2 et chargé de la mission mathématiques à l’école : Loïc Martin

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Apprendre les fractions à l’école

 
lundi 24 février 2020

Apprendre les fractions à l’école

Comment aborder les fractions avec les élèves ? Dans le département du Doubs, des enseignants utilisent une nouvelle proposition pédagogique, Klásma, développée depuis trois ans sur les circonscriptions d’inspection de Besançon 2, Besançon 3 et Besançon 4.

Les fractions, une nouvelle notion à apprendre

 Apprendre les fractions à l'école Quand les enfants entrent à l’école, ils ont déjà une approche de la notion d’unité et des fractions simples. Ils ont déjà une représentation de situations de portions ou de mesures : une part de gâteau, la moitié d’une pomme, un demi-verre d’eau, un quart d’heure. Puis vient le temps d’apprendre à mobiliser ces nouveaux nombres que l’on appelait autrefois "les nombres rompus" et qui permettaient déjà dans l’Antiquité la résolution de problèmes de mesures, de partages. Pour les élèves de cours moyen qui découvrent la notion, le défi est essentiel pour la poursuite de leur scolarité. Alors, comment répondre à la problématique liée à l’enseignement des fractions et aux éventuelles difficultés rencontrées par les élèves et les enseignants au moment de cet apprentissage ?

Depuis qu’elle a intégré le groupe de réflexion sur les fractions, il y a trois ans, Agnès Moine, professeure à l’école primaire de Nancray, utilise Klásma qui propose toute une progression de situations d’apprentissage : ses élèves de CM2 devaient trouver les différentes compositions de l’unité-disque, identifier des égalités de fractions, construire des compléments à l’unité, découvrir des sommes de fractions. À chacun son rythme, sa stratégie, ses procédures pour réussir à résoudre les situations et à écrire toutes les solutions possibles, mises ensuite en commun.

Klásma pour comprendre les fractions

 Apprendre les fractions à l'école Klásma (traduction du mot "fraction" en grec) est le fruit d’un long travail collaboratif porté par deux conseillers pédagogiques des circonscriptions de Besançon 2 et 3, Cyril Pasteur et Charles Perritaz, et avec le soutien de Loïc Martin inspecteur de l’éducation nationale, chargé de la mission départementale en mathématiques. Fort de la réussite du projet Mathernelle conduit dans les circonscriptions d’inspection de Besançon 2 et 3 sur la construction du nombre et de l’espace au cycle 1, et qui avait impulsé un réel changement des pratiques pédagogiques, un nouveau groupe de travail s’est constitué sur la construction du concept de fraction au cycle 3.

Qu’est-ce que Klásma ? Quelle est sa plus-value ?

Le projet Klásma fédère des enseignants et des formateurs, professeurs des écoles et conseillers pédagogiques des circonscriptions de Besançon 2 et 3, puis de Besançon 4, qui travaillent ensemble pour apporter des éléments pédagogiques et didactiques aux professeurs qui enseignent les fractions. "Notre priorité est de permettre aux élèves de manipuler du matériel qui va progressivement laisser la place à la représentation mentale afin de leurs donner le temps de concevoir les fractions et de construire du sens dans la verbalisation", explique Cyril Pasteur. "Les situations pédagogiques sont autovalidantes. L’élève est donc à même de valider sa procédure en totale autonomie, ce qui lui permet de construire du sens et de multiplier les essais, à son propre rythme. L’enseignant, déchargé de la tâche évaluative, se concentre sur l’observation différenciée des procédures engagées, et par son étayage, permet aux élèves de prendre conscience de ce qu’ils sont en train d’apprendre."

Dans un cadre de formations alternant des temps de recherche et des temps d’action, des collègues sont invités à tester dans leur classe les situations pédagogiques qui leur sont proposées, à faire des retours sur expérience pour les faire évoluer. "À chaque fois que cela a été possible, nous sommes allés filmer des séances et échanger avec les enseignants sur les choix didactiques, les modalités pédagogiques, les gestes professionnels, les consignes, les temps de synthèse, le rôle du langage oral et du langage écrit…", poursuit-il. Des films utilisés par ailleurs comme support de formation autour de la ressource.

Un matériel spécifique

 Apprendre les fractions à l'école Les situations proposées dans le projet Klásma s’appuient sur un matériel spécifique utilisant le disque comme unité de référence ainsi que la bande unité papier. Les kits individuels et collectifs sont constitués de fractions de disques qui ont la particularité d’être "non-identifiées", c’est-à-dire sans indice sur leur valeur, pour permettre aux élèves d’être en activité de recherche, de raisonnement et de construire leur représentation mentale des nombres fractionnaires.

Le matériel étant introuvable sur le marché, l’association à but non lucratif "MATHière à penser" a été créée pour le proposer à un prix raisonnable. Il a été fait appel, pour sa fabrication, à des structures de transfert de technologie : les lycées proposant les formations technologiques recherchées - lycées Jules Haag, Edgar Faure dans le Doubs et Édouard Belin en Haute-Saône - n’ont pas hésité à plancher sur le cahier des charges. Convaincus par le projet, Francis Plachta et Alain Galmiche, responsables des plateformes technologiques de ces lycées, se sont engagés et ont mis leurs compétences au service du projet. GareBTT, l’association bisontine de réinsertion sociale et professionnelle et l’entreprise Besson à Noidans-lès-Vesoul prenant en charge la production des matériels.

Un dispositif innovant et efficace

Les formations pédagogiques et le groupe départemental sur les mathématiques servant de caisse de résonance, la démarche Klásma est montée en puissance auprès des écoles : 170 classes sont équipées de ces outils efficaces pour permettre aux 4 200 élèves de bien comprendre et apprendre le concept de fraction. "De plus, les enseignants de mathématiques des collèges mesurent déjà les effets du dispositif sur les élèves du secteur et s’emparent du matériel avec leurs propres collégiens, assurant ainsi la continuité du cycle 3 et la sécurisation du parcours des élèves.", précise encore Cyril Pasteur.

Déjà soutenu pour ses qualités pédagogiques et didactiques par le PARDIE de l’académie de Besançon, le projet KlÁsma séduit aussi le centre Alain Savary, centre national de formation de formateurs de production de ressources sur les pratiques éducatives et les métiers de l’éducation.

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Des ressources pour enseigner les mathématiques

 
vendredi 21 février 2020

SNU : campagne de recrutement ouverte sur le site dédié

Vous avez entre 15 et 17 ans et vous souhaitez vous engager dans le service national universel (SNU), inscrivez-vous jusqu’au vendredi 3 avril !

Service national universel (SNU)

 SNU : campagne de recrutement ouverte sur le site dédié Le service national universel est un programme éducatif citoyen mis en place en 2019. Il comporte deux périodes d’engagement :
- un séjour de cohésion de deux semaines au cours duquel des activités sont proposées,
- une mission au service de l’intérêt général de douze jours ou au minimum de 84 heures, durant les vacances d’été ou au cours de l’année scolaire. Cette période d’engagement peut être prolongée.

Le recrutement se fait dans chaque département par les services de l’Éducation nationale (rectorat, DSDEN du Doubs), les centres de formation d’apprentis, les missions locales, etc.

Campagne de recrutement des volontaires 2020

Les inscriptions au SNU 2020 sont ouvertes jusqu’au vendredi 3 avril, 17 heures sur le site dédié

En vous portant volontaire au SNU, vous vous engagez à réaliser le séjour de cohésion du 22 juin au 3 juillet 2020. Ce séjour aura lieu en dehors de votre département de résidence.

Vous vous engagez également à réaliser une mission d’intérêt général dans votre département de résidence, et dans l’année qui suit le séjour de cohésion.

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mercredi 12 février 2020

Le toit du lycée Toussaint Louverture à Pontarlier endommagé par la tempête

À Pontarlier, le lycée Toussaint Louverture est fermé depuis lundi matin. En cause les dégâts provoqués par la tempête Ciara. L’inspecteur d’académie, Patrice Durand, s’est rendu sur place.

 Le toit du lycée Toussaint Louverture à Pontarlier endommagé par la tempête La tempête Ciara a marqué son passage dans la région. Dans la nuit de dimanche à lundi, des vents violents ont provoqué d’importants dégâts, en particulier dans le Haut-Doubs. Le toit d’un des internats du lycée Toussaint Louverture a été arraché. Cinq personnes étaient présentes dans l’enceinte du bâtiment, sans que, fort heureusement, personne n’ait été blessé.

Par précaution, le lycée est fermé depuis lundi. Il rouvrira ses portes jeudi 13 février à 8 h. Les élèves et les personnels seront informés via le site internet du lycée et via ses réseaux sociaux, (Facebook@lycee.professionnel.toussaint.louverture et Twitter@LyceeToussaint).

Contact

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Lycée professionnel
Toussaint Louverture - Pontarlier
Informations complètes

 
lundi 10 février 2020

Visite ministérielle

Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, était en déplacement officiel le 31 janvier dans le département. Jean-François Chanet, recteur de la région académique et Patrice Durand, inspecteur d’académie du Doubs, participaient à la visite.

 Visite ministérielle Le secrétaire d’État a passé la matinée dans le quartier de Planoise à Besançon. Accompagné des responsables des services de l’État et des élus locaux, il a visité le nouveau commissariat de secteur avant de se rendre au centre culturel Nelson Mandela pour y rencontrer le conseil citoyen de quartier.

Au collège Diderot, où il a fait étape, il a pu échanger avec la première promotion des cadets de la sécurité civile des collèges Diderot et Voltaire. Les soixante élèves de 4e, qui ont fait le choix d’intégrer l’une des deux nouvelles sections ouvertes à la rentrée scolaire, bénéficient d’un programme de sensibilisation aux risques de sécurité civile.

 
lundi 3 février 2020

De l’ambition pour toutes et tous

Près de 700 collégiens et lycéens issus des dispositifs "parcours d’excellence" et "cordées de la réussite" de l’académie de Besançon ont participé à la journée inter-cordées du 23 janvier 2020. Au cœur de cette journée : découverte de l’université et égalité filles-garçons.

Pour leurs premiers pas à l’université

 De l'ambition pour toutes et tous Venus des quatre coins de l’académie et accompagnés de leurs professeurs référents (70 environ), les élèves s’étaient retrouvés jeudi dernier sur le campus universitaire de la Bouloie à Besançon. Une trentaine d’étudiants, leurs tutrices et tuteurs, étaient à pied d’œuvre pour les accueillir. L’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand, est allé à leur rencontre.

La journée avait pour objet de développer les compétences des élèves à s’orienter, en leur faisant découvrir les différentes formations de l’enseignement supérieur proposées sur le campus, en sports, en sciences et techniques, en sciences juridiques, économiques, politique et de gestion. Au programme, diverses activités : découverte de laboratoires d’enseignement, tels ceux de chimie à l’IUT où Alexia, Aliséa, Claire, Émeline, Iris, Lucie et Manon, étudiantes de 2e année ont initié à la manipulation de fluides non newtoniens, présentation de la filière U-sports et de ses installations sportives et même, un cours de droit en accéléré en "amphi".

 De l'ambition pour toutes et tous D’un site à l’autre du campus, des stands, comme celui de Kaltrina et Elmedina dans le hall Fourier, faisant la promotion de leur parcours d’excellence au lycée Tristan Bernard à Besançon ou celui sur le service civique à l’IUT, des ateliers, des expositions de portraits de femmes visant à sensibiliser à la question de l’égalité homme-femme, thématique autour de laquelle s’est articulée la journée. Plusieurs associations militantes étaient d’ailleurs présentes. Des professionnel(le)s et des étudiant(e)s ont témoigné de leurs expériences, de leurs parcours notamment dans les domaines professionnel et scolaire.

Une belle journée bien remplie, entrecoupée d’une pause méridienne particulièrement plébiscitée : le premier repas au restaurant universitaire !

L’UFR en sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion, l’IUT de Besançon-Vesoul (tous deux têtes de cordées) et le rectorat ont organisé cette journée dans le cadre du "projet interrégional laboratoire de l’égalité" porté par les universités de Franche-Comté et de Genève ; projet visant, dans les domaines de l’éducation et de la recherche en lien avec le monde professionnel, à l’échange de bonnes pratiques et au développement d’actions communes en matière d’égalité.

Présentation de la journée

Les parcours d’excellence et cordées de réussites pour ouvrir tous les possibles

Les élèves qui ont participé à la journée inter-cordées sont inscrits dans les "parcours d’excellence" et les "cordées de la réussite", deux dispositifs interministériels qui engagent l’académie de Besançon et ses partenaires sur le chemin de l’égalité des chances pour tous les élèves, filles et garçons. "Ces deux dispositifs nationaux ont été créés au milieu des années 2000 lorsque les pouvoirs publics se sont rendu compte que l’ascenseur social ne fonctionnait pas. Cette initiative a été renforcée en 2015 par le dispositif parcours d’excellence qui vise les mêmes objectifs, avec des modalités de mise en œuvre différentes", explique Laurent Bertrand, inspecteur, référent académique "parcours d’excellence" et "cordées de la réussite ».

 De l'ambition pour toutes et tous Les cordées de la réussite et les parcours d’excellence mis en place respectivement en 2008 et 2015 constituent en effet un enjeu important pour les élèves scolarisés en éducation prioritaire, issus des quartiers de la politique de la ville ou résidant en zone rurale isolée. L’objectif de ces deux dispositifs est de contribuer à lever chez ces jeunes et leurs familles les obstacles psychologiques, sociaux, culturels, géographiques. Il s’agit de changer leurs représentations sur la poursuite d’études afin qu’ils s’autorisent des choix d’orientation ambitieux et osent l’excellence.

Tout un réseau de solidarité se met alors en place entre des étudiants, des lycéens et des collégiens dès la classe de troisième sous la forme de tutorat collectif, en appui sur les partenaires qui les accompagnent, établissements d’enseignement supérieur et du secondaire, collectivités territoriales, associations ou entreprises. Les deux dispositifs "parcours d’excellence" et "cordées de la réussite" impliquent l’agence nationale de la cohésion des territoires, le ministère de l’Éducation nationale et celui de lʼenseignement supérieur, de la recherche et de lʼinnovation. Ils bénéficient d’un financement des acteurs de la politique de la ville, des directions régionale et départementale jeunesse, sport et cohésion sociale notamment.

Six cordées existent dans l’académie, portées par des établissements de l’enseignement supérieur ou lycées accueillant des formations post-bac (les têtes de cordées). À ce jour, les actions prévues concernent 858 collégiens dont 428 issus des quartiers prioritaires de la ville (projets prévisionnels déposés en début d’année scolaire 2019-2020). Au lycée, 763 élèves sont identifiés en parcours d’excellence :
- 72 en terminale générale et technologique,
- 14 en terminale pro 303 en première générale et technologique,
- 100 en première pro,
- 274 en seconde dont 225 en seconde générale et technologique.

Journée inter-cordée et parcours d’excellence
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mercredi 15 janvier 2020

La DSDEN du Doubs vous souhaite une belle année 2020 !

Les vœux de l’inspecteur d’académie du Doubs pour 2020.

En ce début de nouvelle année, Patrice Durand, inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’Éducation nationale du Doubs souhaite le meilleur à tous ceux qui, dans le département, œuvrent pour l’École de la confiance.

Il adresse un message d’encouragement et de confiance aux élèves et à leurs parents ainsi qu’aux partenaires de l’École. Il salue et remercie l’ensemble des personnels pour leur engagement au quotidien au service de la réussite de tous les élèves et les invite à poursuivre avec bienveillance leur mission éducative.

Mardi 7 janvier, à l’occasion d’une cérémonie in situ, l’inspecteur d’académie présentait tout particulièrement ses vœux de nouvelle année aux personnels des services départementaux. L’occasion pour les uns et les autres d’échanger de façon informelle et en toute convivialité.

Que 2020 apporte, à chacune et à chacun, l’épanouissement dans ses projets personnels et professionnels.

Vœux du recteur de la région académique Bourgogne Franche-Comté
Vœux du ministre

 
mardi 14 janvier 2020

22 janvier : journée franco-allemande

Chaque année depuis 2003, la journée franco-allemande est l’occasion, de part et d’autre du Rhin, de fêter l’amitié et la coopération entre la France et l’Allemagne. Pour l’édition 2020, elle aura pour thème de réflexion et d’échanges la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

L’allemand, "plus qu’une langue" !

La journée franco-allemande est l’occasion de sensibiliser les élèves et leurs familles aux atouts que représente le choix de la langue allemande dans un parcours scolaire, professionnel ou dans un projet personnel, et plus largement, à l’intérêt du plurilinguisme en Europe et dans le monde.

Le 22 janvier, les établissements scolaires, du primaire et du secondaire, sont invités à organiser ou à valoriser leurs actions visant à promouvoir la culture et la langue du pays partenaire. Chacun pourra découvrir les structures d’apprentissage, les programmes d’échanges et de rencontres, les possibilités d’études, de formation et d’emploi outre Rhin.

22 janvier : journée franco-allemande Dans le texte de référence publié au BO ° 45 du 5 décembre 2019, des outils et pistes de travail sont proposées aux équipes pédagogiques pour les aider à réussir cette journée. Parmi les ressources citées, la toute nouvelle brochure "L’allemand, un plus" rééditée par le Goethe-Institut en France et diffusée par le ministère donne de précieux repères.

Le 22 janvier 2020 fait bien sûr écho au traité de l’Élysée signé le 22 janvier 1963 qui a scellé la réconciliation et l’amitié franco-allemande entre les deux pays partenaires et que le récent traité d’Aix-la-Chapelle signé le 22 janvier 2019 est venu consolider. L’accent est mis sur l’éducation et la jeunesse rendant essentielle la connaissance réciproque de la langue de son voisin.

Dans les programmes scolaires de l’Éducation nationale, l’allemand est enseigné dès l’école. Dans le département du Doubs, 56 écoles élémentaires proposent son enseignement dès le cours préparatoire, 2 057 élèves en bénéficient depuis la rentrée.

Le continuum est assuré au collège et au lycée, en première ou en deuxième langue vivante, via notamment le dispositif bilangue au collège ou en section européenne. 30 collèges du Doubs sur les 44 dispensent l’enseignement de l’allemand via des dispositifs bilangues permettant aux 763 élèves qui y sont inscrits d’apprendre l’anglais et l’allemand en première langue vivante dès la classe de sixième.


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