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Rubrique Actualités

vendredi 8 juillet 2016

Ils ont ouvert leurs boîtes de Pandore !

Boîte à cauchemars, boîte à trésors d’automne, boîte à émotions, boîte à calamités, boîte "où on a mis tout ce que l’on aime" … C’est tout l’imaginaire des élèves du réseau d’éducation prioritaire plus de Planoise mis à l’épreuve du mythe !

Un temps fort du projet d’éducation artistique et culturelle : la restitution collective

Ils ont ouvert leurs boîtes de Pandore !Environ 360 élèves des écoles et du collège constituant le REP+ Diderot ont travaillé avec leurs professeurs sur la thématique de la boîte de Pandore dans le cadre de l’exposition du "musée s’invite à Planoise" consacrée à la mythologie.

Au départ, nombreux étaient sceptiques. Comment aborder la mythologie avec des petits de maternelle ? Avec des concepts et un lexique peu adaptés à leur jeune âge ? Avec des albums sur le sujet difficiles à trouver ?

"Alors il a fallu raconter, interpréter, théâtraliser", précise Anne-Marie Jeannot, professeure à l’école maternelle Ile-de-France à Besançon. Dans sa démarche, tout a commencé par la visite du musée hors les murs, la participation à l’atelier proposé autour des monstres et des créatures et la lecture de la boîte de Pandore à la médiathèque Mandela. De quoi attiser la curiosité des petits élèves. Au final, ce fut plutôt une surprise ! "Les enfants ont vraiment aimé" les trésors, les monstres, le merveilleux, "on s’est fait plaisir !" renchérit-elle !

Comme les sessions précédentes, le travail pédagogique de l’année a donné lieu à un spectacle de chants et de danses ainsi qu’à une exposition de boîtes créatives et insolites aux côtés des œuvres du musée, que chacun est allé découvrir.

Un projet pédagogique en faveur de la réussite des élèves

Le projet d’éducation artistique et culturelle a, dans le cadre du conseil école-collège, mobilisé une vingtaine d’enseignants des 13 établissements du réseau (12 écoles et un collège), concerné des fratries complètes, fédéré autour de l’école, les familles et les partenaires (le Centre Nelson Mandela, le musée de la ville…).

Ils ont ouvert leurs boîtes de Pandore !Cette 3ème édition du projet Arts a été reconduite "dans le même esprit et avec la même démarche que les précédentes", explique Nathalie Prévitali, conseillère pédagogique dans la circonscription d’inspection de Besançon 1 et porteuse du projet. "Les objectifs étant toujours de créer du lien entre les différentes actions artistiques engagées dans les classes de la maternelle au collège, de développer la confiance et l’estime de soi, de donner du sens aux apprentissages à l’école pour les élèves et leur famille (plusieurs enfants d’une même famille pouvant travailler sur le même projet), d’utiliser les activités artistiques comme levier pour les fondamentaux. Les projets des deux années précédentes ont eu comme fil directeur des œuvres en lien avec les arts visuels. Pour enrichir le parcours d’éducation artistique et culturel, l’œuvre retenue cette année appartient aux arts du langage".

Le projet s’inscrit bien dans les axes du réseau d’éducation prioritaire plus (REP+), "celui d’une école bienveillante valorisant la réussite et l’égalité des chances de tous les enfants du quartier" a précisé Luc Grosjean, inspecteur de l’Éducation nationale de la circonscription.

Un nouveau projet sera proposé à la rentrée sur la thématique des "mets et délices". L’équipe de circonscription se mobilisera à nouveau pour accompagner les écoles.

À noter que le projet pédagogique de l’an passé "Regards croisés autour du portrait" a été proposé par l’académie au prix ministériel de l’audace artistique et culturelle, dans la catégorie 1er degré.

 
vendredi 8 juillet 2016

De la formation à l’emploi

Comment mieux accompagner les jeunes en situation de handicap vers l’insertion ?

Un groupe de travail départemental s’est tenu le 23 juin dernier à l’IUT de Besançon réunissant les professionnels des différents organismes institutionnels ayant en charge l’orientation professionnelle des jeunes handicapés.

De la formation à l'emploiRetour sur cette première rencontre initiée par Jean-Paul Teyssier, proviseur du lycée Tristan Bernard à Besançon et présidée par Jean-Marie Renault, inspecteur d’académie du Doubs.

Depuis la loi du 3 février 2005, les efforts ont été considérables en termes d’inclusion pour les jeunes en situation de handicap, notamment en matière de scolarisation, se traduisant encore cette année par l’ouverture d’une nouvelle unité locale d’inclusion scolaire (ULIS) et par la qualité de l’accueil par les équipes des écoles et des établissements. Pour les deux tiers d’entre eux dans le département, ils sont, conformément à la loi, scolarisés en priorité en milieu ordinaire.

L’accueil des jeunes en situation de handicap est un enjeu majeur tant au niveau national qu’au niveau académique ("Travailler à l’inclusion sous toutes ses formes", page 21 du projet académique).

De la formation à l'emploiSi les dispositifs dans les établissements permettent l’accès à la certification ou à la qualification, comment la consolider et quid de l’après ? Quelle construction du parcours après le diplôme ? Quel accompagnement entre la formation et l’accès à l’emploi ? Comment prolonger cet accompagnement dans le parcours vers l’emploi ? Quel suivi des cohortes ? Quelle articulation entre l’école et l’emploi ? Dans les missions respectives de chacun, comment conduire efficacement l’accompagnement des jeunes ?

Les questions posées ici se situent au croisement de plusieurs politiques publiques conduites en faveur d’un public spécifique : politique de l’éducation, politique de l’emploi, politique de la formation tout au long de la vie…

D’où l’importance, voire la nécessité de mieux identifier les partenaires dont la mission est de favoriser l’accès à l’emploi durable et de faciliter la mise en réseau des professionnels dans la construction du parcours des jeunes. Mieux se connaître pour partager. Tel était l’objectif de cette première réunion inter-institutionnelle. Chaque intervenant avait été invité à présenter sa structure et son fonctionnement, ses compétences et ses ressources, le circuit de traitement d’une demande. Chacun a rappelé son rôle dans le champ du handicap.

Les partenaires présents et leurs dispositifs

Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

Mission locale à Besançon

Chambre des métiers et de l’artisanat en Franche-Comté et son dispositif Prestation d’accompagnement vers l’apprentissage

Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi de Bourgogne Franche-Comté :
- Plan régional d’insertion des travailleurs handicapés,
- Cap emploi, un des projets de l’association régionale pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap

Les établissements médico-sociaux : association à but non lucratif d’intérêt général, composée de parents et amis de personnes déficientes intellectuelles (ADAPEI) et service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD)

Quelques points saillants ont été identifiés ouvrant des pistes de travail en commun

- établir un diagnostic à l’issue de la formation dans le cadre d’un dispositif commun afin de faciliter la prise en charge puis l’accompagnement des jeunes : les structures existent et les complémentarités sont à renforcer.

- créer davantage de liens entre le cahier des charges des périodes de formation en entreprise et les attendus des différents secteurs professionnels. Le rapprochement des référentiels de compétences utilisés devrait rendre plus fluide le passage de la formation à l’emploi.

- un meilleur tuilage entre la formation et le milieu professionnel semble être de nature à faciliter la construction du parcours de formation de chaque jeune.

À suivre !

Contact

Inspection de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés du Doubs
Yasmina Bouhali-Marquès.
Tél. 03 81 65 48 61
Courriel

 
vendredi 8 juillet 2016

Quand l’art contemporain s’invite à l’école !

Gravures, lithographies, sérigraphies, eaux-fortes, gouaches, photographies ont été installées sur une période de quelques mois dans plusieurs écoles du département éloignées des centres culturels.

Une occasion privilégiée pour ces élèves d’accéder à l’art et de nourrir leur parcours d’éducation artistique et culturelle (PAEC), tant au niveau de la rencontre sensible avec les œuvres et les artistes que de la pratique artistique.

Une démarche partenariale

Les œuvres avaient été prêtées par l’artothèque de l’Ascap à Montbéliard à plusieurs écoles dans le cadre d’un partenariat avec la direction des services départementaux de l’éducation nationale du Doubs et les collectivités territoriales concernées, ces dernières ayant pris en charge le coût et la logistique.

Quand l'art contemporain s'invite à l'école !Il s’agissait, pour ne citer qu’elles, des écoles des communes de Baume-les-Dames, Fournet-Blancheroche, Valdahon, Vercel-Villedieu-le-Camp et des Premiers sapins (anciennement Nods) ainsi que de celles de la communauté de communes de la Dame blanche et Boussières (Bonnay, Cussey-sur-l’Ognon, Devecey, Geneuille, La Tour de Sçay, Moncey, Rigney, Venise, Vieilley).

Douze œuvres au minimum sont réparties sur chaque projet. Plus de 2 500 élèves ont ainsi bénéficié de cette proximité avec la création artistique que favorisent les collections de l’association sportive, culturelle des automobiles Peugeot (Ascap) à Montbéliard dont le concept diffère de celui d’un musée. L’œuvre d’art peut en effet être touchée, manipulée, déplacée, emportée ….

De la découverte à la production et une thématique : déplacement, mouvement

Dans un premier temps, les élèves ont observé, donné leur impression, exprimé leur émotion, découvert l’artiste, sa technique, le sens qu’il a voulu donner à sa création… Dans un second temps, ils ont pu imaginer et réaliser leur propre production plastique, en empruntant ou pas la même technique, les mêmes outils.

Les professeurs disposaient de fiches pédagogiques préparées par Jean-Paul Jorrot, conseiller pédagogique départemental en arts visuels, à l’initiative du projet, et les conseillers pédagogiques, en l’occurrence ici, Édith Pourchet, Christelle Simonin et Jean-Luc Poulain respectivement des circonscriptions d’inspection de Besançon 2, 3 et 4. Les professeurs ont par ailleurs bénéficié d’une formation ciblée sur la démarche pédagogique, de la lecture d’œuvre à son exploitation au niveau des apprentissages.

Quand l'art contemporain s'invite à l'école !Le temps fort finalisant les projets : les expositions de fin d’année ouvertes dans des espaces grand public, Maison commune ou abbaye pour Baume-les-Dames, où se juxtaposaient les œuvres originales et les productions des élèves.

Retrouvez les reportages dans l’espace Culture humaniste ou sur sur le site B4.

À la rentrée, plusieurs écoles reconduisent leur projet, telles les écoles de Baumes-les-Dames, des Premiers sapins, de Valadon. D’autres se lancent dans l’aventure : toutes les écoles de Saint-Vit et celles d’Emagny, Lavernay, Lantenne-Vertière et Recologne. Ce sera autour de la thématique "l’animal et l’estampe".

Le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC)

De l’école au lycée, le PEAC a en effet pour objectif de favoriser l’égal accès de tous les élèves à l’art à travers l’acquisition d’une culture artistique personnelle. Il est inscrit dans le projet global de formation de l’élève défini par le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et les programmes de cycle.

"Le parcours d’éducation artistique et culturelle est l’ensemble des connaissances acquises par l’élève, des pratiques expérimentées et des rencontres faites dans les domaines des arts et du patrimoine, que ce soit dans le cadre des enseignements, de projets spécifiques, d’actions éducatives, dans une complémentarité entre les temps scolaire, périscolaire et extrascolaire. […] Le parcours repose également sur le partenariat avec les instances culturelles, les collectivités territoriales et les associations".

Texte de référence

Contact

Les conseillers pédagogiques départementaux en arts visuels

 
vendredi 8 juillet 2016

Hänsel et Gretel

Un opéra-promenade en plein cœur de Planoise revisite le conte merveilleux des frères Jacob et Wilhem Grimm mobilisant tout le quartier depuis six mois. Des enfants des écoles et des deux collèges de secteur (Diderot et Voltaire) y sont parties prenantes.

Une déambulation nocturne et musicale à suivre chaque soir du 7 au 12 juillet 2016, à partir de 21 heures.

Une version chantée avec des enfants et une inspiration à travers les comptines allemandes

Hänsel et Gretel C’est un classique de la littérature enfantine. Le récit est le même. On y retrouve les personnages - Hansel et Gretel, frère et sœur abandonnés, la méchante belle-mère, la sorcière anthropophage - et la fameuse maison en pain d’épices !

Sauf que, dans l’adaptation de Charlotte Nessi* / Ensemble Justianiana, artiste associée aux "2 Scènes" et à l’origine du projet, les enfants vivent en ville et les immeubles remplacent les arbres de la forêt. Leur périple les conduit à travers un dédale des rues et d’espaces publics du quartier où ils se perdent avec les spectateurs.

Le spectacle se déroule en quatre tableaux, sur deux parcours et dans deux quartiers :

- départ depuis la Place Cassin : jeudi 7, vendredi 8 et samedi 9 juillet
- départ depuis l’Esplanade Charbonnier (en face de la maison de quartier Nelson-Mandela) : lundi 11 et mardi 12 juillet

Un projet participatif fédérant tout un territoire

Hänsel et Gretel  - © Caroline Vo Minh/DiversionsLe projet est ambitieux, mêlant à la fois amateurs et artistes professionnels (interprètes lyriques et instrumentistes de l’orchestre Victor Hugo, chœur d’enfants solistes de l’ensemble Justiniana) et fédérant de nombreux partenaires (maison de quartier et médiathèque Nelson-Mandela , Centre communal d’action sociale, Centre medico social, Néolia, Saiemb, Habitat 25, Grand Besançon habitat, Orange, Archives départementales).

Les élèves de huit classes primaires des écoles Île-de-France, Bourgogne, Fourier et des collèges Diderot et Voltaire (environ 200 élèves) ont suivi plusieurs ateliers de musique et de chant, à raison de sept ateliers par classe. Ils participeront aux représentations, mais seront aussi spectateurs. D’autres enfants ont fabriqué des instruments.

Les parents et les habitants ont, quant à eux, participé à la confection des maisons en pain d’épice qui seront partagées avec le public à l’issue de chaque représentation. L’Intermarché Planoise en a fourni les ingrédients.

Hänsel et Gretel  - © Caroline Vo Minh/DiversionsEt tout au long de la saison des impromptus, petites scènes en avant première, ont été donnés dans le quartier, dans les lieux plutôt insolites ainsi que chez l’habitant.

Au final, du lien social et une belle expérience artistique touchant environ 300 familles et "offrant la possibilité de faire entrer l’excellence à l’école" (dixit la directrice de l’école Bourgogne).

Spectacle tout public (dès 7 ans) et entrée libre.

Pour en savoir plus (vidéos, photos)

Sur réservation : tél. 03 81 87 85 85 ou à billetterie@les2scenes.fr

 
lundi 27 juin 2016

Remises de diplômes en maisons d’arrêt par le recteur Jean-François Chanet

Zoom sur l’enseignement en milieu pénitentiaire : le jeudi 23 juin, le recteur a remis plus d’une trentaine de diplômes à la maison d’arrêt de Besançon pour y féliciter les lauréats

Le recteur, accompagné de Yasmina Bouhali Marques, inspectrice de circonscription en charge de l’adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés (ASH) représentant le directeur académique, a été reçu à la maison d’arrêt par Céline Jusselme, directrice de l’établissement et son équipe, dont Philippe Dolejal, responsable local de l’enseignement.

Remises de diplômes en maisons d'arrêt par le recteur Jean-François ChanetAvant de complimenter chacun des lauréats, le recteur a bénéficié d’une visite de la bibliothèque qui met à disposition près de 6 000 ouvrages fréquemment empruntés. Cette première rencontre avec les personnels documentalistes leur a permis d’expliquer en quoi consiste leur travail et de montrer tout l’intérêt d’un tel lieu.

Le recteur a ensuite délivré aux élèves un message fort d’encouragement pour le travail et les efforts accomplis : la reconnaissance sociale et intellectuelle ainsi que la valeur d’insertion professionnelle apportées par ces diplômes constituent les atouts majeurs de la reprise d’études en prison.
29 certificats de formation générale (CFG), cinq attestations informatique et internet (C2I) et deux diplômes initiaux de langue française ont ainsi été remis aux élèves présents.

La venue du recteur souligne également le travail et l’engagement des professeurs qui œuvrent pour ce public à besoins particuliers, afin de lutter contre la récidive et viser la réinsertion sociales des 500 détenus (dont une dizaine de mineurs) de l’académie.

L’enseignement pénitentiaire dans l’académie

Sur le territoire académique, l’enseignement pénitentiaire est coordonné par Rémy Bordes, proviseur de l’unité pédagogique interrégionale (UPR). Cinq enseignants avec une mission de "responsable local de l’enseignement" sont accompagnés de trente professeurs au total qui interviennent selon les besoins deux à trois heures par semaine dans les prisons de Franche-Comté (Belfort, Besançon, Lons-le-Saunier, Montbéliard et Vesoul), auxquels s’ajoute un professeur documentaliste à mi-temps.

Les cours reposent sur le volontariat

Remises de diplômes en maisons d'arrêt par le recteur Jean-François ChanetLes personnes en détention peuvent s’inscrire à n’importe quel examen théorique, les épreuves de pratique ne pouvant être mises en œuvre en univers carcéral. Nombreuses sont les personnes détenues qui suivent un enseignement en direct ou via le Centre national d’enseignement à distance (CNED). En Franche-Comté, le taux de scolarisation est de 33 % (24 % au niveau national).
Les mineurs quant à eux doivent suivre les cours, l’école étant obligatoire jusqu’à 18 ans. Les motivations sont donc diverses : intérêt pour l’étude, désir de réinsertion, ou souhait d’obtenir une "remise de peine supplémentaire".

Les enseignements courants portent sur le français - français langue étrangère (FLE), le certificat de formation générale (CFG) ou diplôme national du brevet (DNB) ; les maths (jusqu’au DNB), l’informatique (B2I école et collège, mais sans accès à internet, bien sûr), les langues, l’histoire-géographie, le code de la route, des stages de secourisme (PSC1) et même parfois, le bac, voire une licence (à la marge).

Le lundi 27 juin, Jean-François Chanet remettra les diplômes à la maison d’arrêt de Montbéliard à six personnes.

Contacts

Rémy Bordes, proviseur de l’unité pédagogique interrégionale (UPR)
Pierre Durrenberger, adjoint au proviseur de l’UPR

 
jeudi 16 juin 2016

L’égalité filles-garçons en un clip !

Le 1er juin dernier au Petit Kursaal de Besançon, les élèves de sept écoles bisontines ont présenté, à leurs parents et l’assistance venue nombreuse, leurs clips dédiés à l’égalité, créés dans le cadre d’un parcours culturel.

Le parcours "L’égalité filles-garçons en un clip !" a été mis en place par la ville de Besançon et développé par les services Écran Mobile et citoyenneté de la Ligue de l’enseignement.

La Ligue de l’enseignement est fortement impliquée dans les opérations destinées à sensibiliser les écoliers à l’égalité filles-garçons. Plus globalement, elle intervient à l’école et après l’école pour promouvoir les valeurs d’égalité et de respect. Fin 2011, la Ligue de l’enseignement de Paris a lancé l’opération "Filles et garçons  : cassons les clichés", un outils pour déconstruire les stéréotypes dès l’école.

Sensibiliser les écoliers aux questions d’égalité filles-garçons

Le parcours culturel "L’égalité filles-garçons en un clip !" permet de faire prendre conscience aux élèves qu’il n’y a pas de comportement spécifiquement de filles ou de garçons. Il vise à ouvrir leurs champs de références et à leur donner des clés de compréhension sur la société d’hier et d’aujourd’hui. Les jeunes participants apprennent à construire une opinion personnelle, critique et réfléchie ainsi qu’à affirmer leur position et faire valoir leur point de vue face aux autres.

À travers la réalisation des clips, les écoliers ont pu :
- comprendre que les femmes, tout autant que les hommes, peuvent jouer des rôles sociaux importants
- apprendre à reconnaitre une situation stéréotypée
- démasquer les fausses représentations des rôles sociaux qui véhiculent des images erronées de l’homme et de la femme
- prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale, du respect de valeurs partagées de l’importance du respect d’autrui.

Sept écoles pour huit classes et 180 élèves

- École élémentaire Paul Bert
- École primaire Brossolette
- École primaire Durer
- École primaire Jean Macé
- École primaire Rivotte
- École primaire Tristan Bernard
- groupe scolaire Condorcet

Du tournage à la projection

Ce parcours a également permis de favoriser l’épanouissement de l’enfant par l’expression artistique individuelle et collective. En effet, les écoliers ont été encouragés dans leur réflexion sur les stéréotypes de genre, par la verbalisation et l’expression créative de leurs points de vue. Pour cela, l’analyse et le décryptage d’images ont été développés, puis la création audiovisuelle collective a été expérimentée.

À partir d’un scénario, deux clips par classe ont été réalisés lors de deux étapes de deux heures. Les enfants ont pu manipuler le matériel technique, découvrir les différentes étapes de fabrication d’un film et s’initier par la pratique au langage filmique et aux techniques audiovisuelles.

Lors de la présentation au Kursaal, parents et enfants sont venus nombreux. Pour cette étape familiale organisée hors temps scolaires, les enfants étaient ambassadeurs du parcours auprès de leurs familles.

 
mercredi 15 juin 2016

"La parole aux collégiens" : bilan d’une action originale !

Lundi 30 mai 2016, le recteur a invité le préfet du Doubs à se rendre au collège La Source de Mouthe afin de rencontrer des membres de la communauté éducative de l’établissement réunie pour faire le bilan d’une action de créations radiophoniques.

Ce projet a été mis en œuvre dans le cadre d’une résidence d’artiste "La parole aux collégiens".

Contexte national et initiative académique

La mobilisation nationale consécutive aux évènements dramatiques de janvier 2015 s’est traduite par un renforcement de la priorité gouvernementale pour les actions favorisant l’exercice de la citoyenneté et du vivre ensemble.

Sur impulsion du préfet de région et du recteur d’académie, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Franche-Comté et la Délégation académique à l’action culturelle (DAAC) du rectorat ont proposé à 20 collèges publics et privés de l’académie d’accueillir une résidence d’artiste(s) intitulée "La parole aux collégiens" pour l’année scolaire 2015-2016. Un des objectifs était de faire réfléchir et produire les élèves sur les valeurs de la République et la Citoyenneté, avec professeurs et artiste en résidence.

Cette résidence a été suivie par les bons soins de Rolande Blondeau, l’une des deux enseignants en EPS impliqués, professeure responsable du domaine danse à la DAAC.

À la rencontre des élèves de 3e

"La parole aux collégiens"La visite a débuté au CDI. Pascal Morel, principal du collège, a accueilli les personnalités par un discours de bienvenue. Puis la projection d’un film compilant des extraits des émissions réalisées par les classes de 3e a permis d’emblée de plonger l’auditoire dans l’ambiance de ces journées radiophoniques. Un document audiovisuel présentait les différents moments clés du projet.

Encouragés par le recteur, les collégiens ont ensuite pris la parole pour expliquer ce que cette activité leur a apporté. Ainsi, ils ont été ravis de pouvoir s’exprimer librement, de travailler en groupes, d’avoir une certaine autonomie, de pouvoir découvrir diverses formules radiophoniques comme les chroniques, les billets d’humeur, les débats... et d’avoir été mis en situation grâce à l’implication de Sébastien Barberon, en résidence d’artiste pour cette expérimentation.

Ils ont été touchés par le fait qu’on leur laisse prendre des responsabilités. Ils ont remarqué qu’ils étaient plus attentifs aux autres. Ils ont compris que la réalisation globale de l’émission dépendait de tous et de chacun, faisant ainsi émerger des notions de solidarité, d’entraide et d’engagement.

Valeurs de la République, démarche artistique et politique éducative

Sébastien Barberon, acteur de la compagnie Teraluna, a expliqué sa démarche artistique et éducative, attaché à co-construire avec les enseignants des supports d’expression ; l’outil radiophonique lui semblait approprié autant pour la thématique que pour la liberté d’expression souhaitée.

Les professeurs présents, porteurs du projet, ont insisté sur les aspects positifs de cette action : ambiance de classe dynamisée, image positive de la classe, maîtrise de la langue, développement de savoir-être… Ils ont notamment insisté sur le fait que la présence de l’artiste a facilité la mise en place du projet en apportant son expertise dans le domaine radio et ayant un regard neuf sur les élèves.

Catherine Sandmeier, CPE du collège, est intervenue à son tour en évoquant quelques prolongements à cette action au niveau de la vie scolaire. Une nouvelle dynamique s’est mise en place dès l’instant où des élèves de 3e ont présenté ce projet à des élèves d’autres niveaux. Le vivre ensemble a été favorisé. Une présentation par Christophe Spatz, professeur d’éducation musicale et chant choral, de travaux créatifs "Marseillaise revisitée" par les élèves de 3e a témoigné de la poursuite possible du vécu des collégiens dans le cadre de la résidence d’artiste.

Un collège dynamique et une dynamique d’établissement

La délégation s’est ensuite dirigée vers la salle d’éducation musicale où elle a pu admirer l’installation de nombreux instruments. Enfin, au gymnase, un groupe d’élèves de madame Boulard, professeur d’EPS, a animé la fin de la visite en réalisant quelques performances dans le domaine des Arts du cirque avec une chorégraphie inspirée des thèmes abordés lors des émissions radio.

"La parole aux collégiens"Le recteur et le préfet ont tour à tour félicité les élèves et enseignants pour la qualité des travaux menés et l’engagement dans ce projet. Ils ont pu ainsi vérifier l’opportunité de ce dispositif culturel et citoyen.

La journée s’est achevée par un moment de convivialité en salle de restauration où chacun a pu apprécier les talents de l’équipe technique.

Lors de leur visite, le recteur, Jean-François Chanet, et le préfet du Doubs, Raphaël Bartolt, étaient accompagnés de nombreux élus, de Jean-Marie Renault, IA-DASEN du Doubs, de Jean-Marie Caniard, IA-IPR, délégué académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DAAC), de Gilles Bulabois, IA-IPR, référent laïcité et valeurs de la République, de Stéphanie Barbier, professeure coordinatrice académique de la DAAC du rectorat et de Patrick Demange, conseiller pour l’éducation artistique et le développement culturel à la DRAC Bourgogne Franche-Comté.

Contacts

25
Collège
la Source - Mouthe
Informations complètes

Jean-Marie Caniard, délégué académique à l’action culturelle

 
lundi 6 juin 2016

Les filles et les garçons en débat sur le forum

Le collège Mont-Miroir à Maîche organisait le 20 mai dernier son premier forum des métiers à destination des élèves des classes de 4e et de 3e. Avec comme fil directeur, l’égalité entre les sexes. Filles et garçons, hommes et femmes, métiers mixtes et stéréotypes. Comment construire l’égalité ? Comment rectifier le tir ?

Pour cette première, l’inspecteur d’académie du Doubs, Jean-Marie Renault, avait fait le déplacement.

L’éducation à l’égalité, un enjeu pour l’orientation

Dans la continuité des actions d’information à l’orientation conduites auprès des élèves, salon Smile en 4e, "forum info’3" en 3e, l’établissement souhaitait apporter cette année une découverte plus approfondie du monde économique et professionnel aux élèves.

 - © Copyright Collège Maîche, mai 2016Organisé autour de pôles de secteurs d’activités (industrie, agriculture, santé …), il avait tout l’air d’un forum classique destiné à informer les élèves sur les métiers et les professions. Mais d’emblée, à l’entrée du forum, un grand mur des préjugés donnait le ton ! Les statistiques régionales qui y étaient énoncées ne pouvaient qu’interpeler et lancer le débat.

Les nombreux intervenants de tous bords, qui avaient répondu à l’invitation, ont pu échanger avec les élèves sur leur cursus personnel et scolaire ainsi que sur leur expérience professionnelle. Avec une innovation toutefois qu’il convient d’autant plus de souligner ici : des témoignages de femmes dans des métiers dits masculins et vice versa. Pas banal !

Parmi les autres activités proposées autour de cette problématique :

- un concours interne à l’établissement : "avec des jouets, je représente l’égalité filles-garçons dans le monde du travail"
- un débat autour de minis-films issus du concours "Je filme le métier qui me plaît"
- un théâtre forum "Orient-express"
- l’opération "une classe-un chercheur"

L’opération s’inscrivait dans le cadre du parcours avenir propre à chaque élève, destiné à l’accompagner dans la construction et l’élaboration de son projet d’orientation scolaire et professionnelle. Mais l’angle d’approche choisi ici par l’équipe du collège est parti du constat récurrent des représentations des métiers véhiculées et des choix d’orientation opérés au collège et au lycée.

L’éducation à l’égalité, un enjeu de réussite

 - © Copyright Collège Maîche, mai 2016Le forum organisé au collège est une des actions concrètes réalisées dans le cadre de la convention interministérielle pour l’égalité filles-garçons / femmes-hommes dans le système éducatif signée en 2013 pour cinq ans en partenariat entre l’Éducation nationale, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) et la Mission régionale aux droits des femmes et à l’égalité.

Dans son approche de l’éducation à l’égalité, la convention interministérielle, nationale ou académique "dégage trois chantiers prioritaires : acquérir et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes, renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, s’engager pour une plus grande mixité des filières de formation et à tous les niveaux d’étude."

Si des progrès sont sensibles, les parcours scolaires disparates, la réussite et l’échec en matière d’insertion professionnelle demeurent nettement sexués. Ils influencent directement les inégalités de salaire et de déroulement de carrières entre femmes et hommes encore très présentes dans le monde professionnel.

Les professionnels de l’Éducation nationale sont au premier plan pour faire évoluer les mentalités, les comportements, dès le plus jeune âge et jusqu’à l’insertion sociale et professionnelle. Leur implication à lutter contre les stéréotypes et les préjugés est fondamentale, y compris vis-à-vis d’eux-mêmes !

"L’égalité des filles et des garçons est la première dimension de l’égalité des chances que l’École doit garantir aux élèves. En cela elle est un enjeu majeur pour la réussite de tous."

Ressources

Dans l’académie, plusieurs documents ont été réalisés et diffusés en direction des équipes éducatives pour la promotion de l’égalité filles garçons et des outils pédagogiques au service de l’égalité sont disponibles auprès de la mission académique à l’égalité. Égalité des chances filles - garçons

Le site national dédié à l’égalité filles et garçons est conçu selon une approche transversale qui engage l’ensemble des disciplines enseignées et propose des outils pédagogiques adaptés.

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Mont Miroir - Maîche
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mercredi 1er juin 2016

"Résister par l’art et la littérature"

Près de 300 élèves issus des collèges et lycées du Doubs ont travaillé durant l’année scolaire sur ce thème de l’édition 2015-2016 du concours national de la résistance et de la déportation.

Le palmarès départemental

Le jury, réuni le 3 mai dernier, a examiné 137 devoirs individuels et 36 dossiers collectifs remis par les collégiens et lycéens participant au concours et représentant 16 collèges et 5 lycées du département, dont 4 de l’enseignement privé.

Les prix départementaux ont été remis aux lauréats le 25 mai dernier lors d’une cérémonie présidée en préfecture par le préfet et l’inspecteur d’académie du Doubs.

51 prix et accessits ont été attribués récompensant un peu plus de 200 élèves. Le jury a retenu les cinq meilleurs premiers prix départementaux pour les présenter à la sélection nationale qui aura lieu à Paris au cours du 1er trimestre de la prochaine année scolaire.

Parmi les autres prix départementaux :
"Résister par l'art et la littérature" - © Préfecture du Doubs
- neuf premiers prix : trois en lycée, cinq en collège et un dans la filière professionnelle
- quinze seconds prix départementaux : trois en lycée, dix en collège et deux en filière professionnelle
- vingt deux accessits : cinq en lycée, quatorze en collège et trois en filière professionnelle.
- le prix Office national des anciens combattants récompense le collège René Cassin à Baume-les-Dames pour la participation de ses classes et la qualité des productions individuelles et collectives
- un prix spécial de participation est remis aux quinze élèves de la classe du dispositif d’initiation aux métiers en alternance (DIMA) du centre de formation d’apprentis (CFA ) Hilaire de Chardonnet pour leur dossier collectif
- le prix de participation est attribué aux élèves de seconde du lycée Saint-Jean à Besançon et à leur professeure
- le prix du jury revient cette année au collège Bauhin à Audincourt
- enfin, un prix de la France mutualiste à une élève du lycée Cuvier à Montbéliard pour son travail "remarquable".

Par ailleurs, soixante douze diplômes de participation sont envoyés aux élèves dans leur établissement, à treize lycéens et 59 collégiens.

Zoom sur le projet du collège Malraux

Deux élèves du collège Malraux primés pour le travail collectif du concours de la Résistance et de la déportation

Le concours

Créé en 1961 à la suite d’initiatives d’associations de déportés et de résistants, le concours est ouvert chaque année par le ministère de l’Éducation nationale à l’ensemble des établissements secondaires publics et privés sous contrat d’association avec l’État.

L’objectif du concours est de perpétuer chez les jeunes la mémoire des sacrifices consentis par les résistants et les déportés au service des valeurs républicaines de liberté et de démocratie. Et d’acquérir autrement les connaissances sur l’histoire de la Seconde guerre mondiale.

Dès la classe de classe de 3e de collège, les élèves se répartissent au sein de leur catégorie, collège ou lycée, et selon l’épreuve choisie : devoir individuel sur table en classe, projet réalisé en groupe ou production multimédia. Pour participer, ils disposent de nombreux documents pédagogiques en ligne sur le nouveau site dédié au concours, sans compter les ressources locales, telles que celles du Musée de la Résistance et de la déportation à Besançon.

Le thème de l’édition 2015-2016 porte sur "La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi", choix opéré par le jury national. Un arrêté de la ministre et une note de service précisant la nouvelle organisation du concours seront publiés avant la fin de l’année scolaire.
En savoir plus - Canopé
En savoir plus - contact départemental

 
mercredi 1er juin 2016

Deux élèves du collège Malraux primés pour le travail collectif du concours de la Résistance et de la déportation

Léopoldine Monnier Benoit et Constance Mollet ont reçu mercredi 25 mai 2016 à la Préfecture de Besançon le 1er prix départemental pour leur travail collectif (5e catégorie - collège) du concours départemental de la Résistance.

Ces deux passionnées d’histoire se sont illustrées en réussissant une épreuve écrite et en réalisant un petit film à partir des dessins réalisés par un ancien déporté franc-comtois, aujourd’hui décédé, Léon Delarbre. À travers ce support et en choisissant trois des illustrations de cet homme, les deux adolescentes ont voulu partager ses émotions et sa réflexion sur la guerre et ses atrocités.

Deux élèves du collège Malraux primés pour le travail collectif du concours de la Résistance et de la déportationAidées par leur professeur d’histoire-géographie, François Pugin, les deux copines n’ont pas ménagé leur peine pour réaliser ce travail : ces futurs professeurs d’histoire disent avoir pris "beaucoup de plaisir à s’investir dans ce projet". D’autant plus qu’elles trouvent un réel intérêt à mettre en lumière cette triste période contemporaine. Les deux lauréates ont également apprécié de recevoir leur diplôme et leurs récompenses à la Préfecture de Besançon "Un lieu qui correspond bien au contexte de ce concours et à la valeur que l’on veut lui donner" expliquent les deux jeunes filles.

Palmarès départemental
Tout savoir sur le concours national de la Résistance et de la déportation

Contact

Fanny Millot, principale

25
Collège
André Malraux - Pontarlier
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