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Rubrique Visites du recteur

mercredi 27 janvier 2016

La "journée franco-allemande" célébrée dans l’académie du primaire au lycée

Vendredi 22 janvier, le recteur s’est rendu à l’école élémentaire René Rucklin de Belfort et à la section d’enseignement professionnel du lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains

Signé le 22 janvier 1963, le Traité de l’Élysée portait l’ambition d’ancrer la réconciliation franco-allemande au sein de la société, en particulier par le biais de la culture et des échanges de jeunes. C’est en 2003, à l’occasion du 40e anniversaire de ce document fondateur, que les deux pays ont fait de cette date symbolique la Journée franco-allemande.

En France, cette journée permet chaque année de présenter aux élèves et leurs familles les avantages que représente le choix de l’allemand comme première ou deuxième langue vivante dans un parcours scolaire et, plus largement, tout l’intérêt du multilinguisme en Europe et dans le monde aujourd’hui.

Découvrir l’allemand dès le primaire

Journée franco-allemande à l'école Rucklin de Belfort Pour cet événement, les enfants de l’école Rucklin à Belfort ont accueilli Jean-François Chanet, recteur de l’académie de Besançon, avec une chanson sur le thème du petit-déjeuner. Les 17 élèves germanistes concernés sont issus de trois niveaux de classe différents (CE2, CM1 et CM2). Avec l’aide de leur enseignant, Bruno Spagnul, professeur des écoles itinérant en allemand,ils ont présenté un sketch mettant en scène des serveurs et des clients dans un restaurant. La séance s’est terminée par une invitation à partager un petit-déjeuner typiquement allemand au cours duquel les convives demandaient dans la langue de Goethe ce qu’ils désiraient. À la suite de cette interaction avec les élèves, le recteur a pu échanger avec l’équipe de l’école et les inspectrices en charge des langues vivantes autour d’une table ronde.

L’apprentissage de l’allemand dans le premier degré est particulièrement développé dans le Territoire-de-Belfort, où 700 élèves apprennent cette langue dans 41 écoles. Les élèves de l’école élémentaire René Rucklin bénéficient de cours d’allemand depuis la classe de CE1.

En savoir plus sur la journée franco-allemande

Favoriser la mobilité et l’insertion professionnelle des lycéens

Lors de sa visite au Lumière de Luxeuil-les-Bains, le recteur a observé une séance de cours avec un groupe d’élèves de la section d’enseignement professionnel regroupant différentes filières : commerce cuisine-commercialisation et service en restaurant. Au cours de cette séquence, les jeunes ont travaillé à l’élaboration d’un livret professionnel sur lequel ils pourront s‘appuyer lors d’un futur stage en Allemagne. Cet outil constituera une ressource précieuse leur permettant de faire face à des situations professionnelles rencontrées dans l’entreprise d’accueil. L’approche pédagogique tournée vers l’utilisation des outils numériques, l’individualisation et l’autocorrection favorise largement l’autonomie des élèves qui bénéficient d’un accompagnement individualisé de la part du professeur d’allemand, Karine Guillerey.

Développer les sections franco-allemandes autour de la filière bois

Le 16e Conseil des ministres franco-allemand du 19 février 2014 a confirmé les orientations de la coopération franco-allemande, en mettant l’accent sur la nécessité de développer "de nouvelles filières franco-allemandes au sein des établissements professionnels dans des domaines à fort potentiel technologique et d’emploi". À cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale et la Plénipotentiaire ont signé une déclaration commune.

Ainsi, dès la rentrée 2016, la section d’enseignement professionnel du lycée Lumière fera partie du réseau de sections franco-allemandes de l’académie autour de la filière bois. D’autres académies s’étant tournées vers d’autres filières, l’académie de Besançon a fait le choix de la filière bois qui fonde sa spécificité.
Trois autres établissements font partie du réseau : le lycée du Bois de Mouchard, le lycée Toussaint Louverture à Pontarlier et le lycée Pierre Vernotte à Moirans-en-Montagne. La cohérence du dispositif repose sur le fait que chaque établissement propose un niveau différent de traitement du bois dans ses formations.

Maîtriser l’allemand, un plus pour l’insertion professionnelle en zone transfrontalière

Une table ronde a donné lieu à des échanges avec l’équipe pluridisciplinaire (enseignants du domaine professionnel et d’enseignement général) qui souhaite développer davantage un travail collaboratif autour de ce projet de mobilité. Le témoignage de deux élèves ayant réalisé un stage en Allemagne montre bien que la mobilité fait déjà partie intégrante de la politique du lycée Lumière.

Dans la région, du fait notamment de la proximité avec la Suisse et l’Allemagne, les entreprises recherchent des collaborateurs initiés à l’allemand en plus de la maîtrise de l’anglais. Développer un parcours d’excellence pour les élèves ayant fait le choix de l’allemand en enseignement professionnel permet ainsi de lutter à la fois contre le décrochage scolaire et de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes en France grâce à un parcours intégrant cette mobilité à un niveau reconnu de connaissance des langues étrangères.

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Lycée polyvalent
Lumière - Luxeuil-les-Bains
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mardi 26 janvier 2016

Talents d’avenir au lycée professionnel Denis Diderot de Bavilliers

Lundi 25 janvier, Jean-François Chanet, recteur de l’académie a assisté aux ateliers proposés à 42 élèves de première

Le dispositif Talents d’avenir, lancé en janvier 2015, sous l’égide de Talent Campus, met en relation le monde de l’entreprise et de l’enseignement. L’objectif est de permettre aux lycéens de la voie professionnelle de découvrir leurs compétences, acquises durant leur parcours scolaire et personnel, à travers des mises en situation, puis de les valoriser dans le cadre d’entretiens avec des professionnels. L’animation de ces sessions est portée par des professeurs externes à l’établissement organisateur.

Talents d'avenir au lycée professionnel Denis Diderot de BavilliersLes 25, 26 et 27 janvier 2016, le lycée professionnel Denis Diderot organise une session Talents d’avenir à destination de 42 élèves de premières bac professionnel Technicien d’usinage et Électronique énergie équipements communicants.

Lundi 25 janvier, lors de la première matinée intitulée Talents et découverte, le recteur a assisté aux ateliers organisés dans le cadre d’un serious game. Les élèves, chargés de créer une compagnie aérienne écologique de luxe, ont identifié les compétences sociales mobilisées : chacun a ensuite attribué à ses camarades de groupe les compétences identifiées pendant l’activité. La session se terminera mercredi par des jurys d’entretiens de recrutement intégrant la participation de professionnels en relation avec les filières de l’établissement.

Cette session s’inscrit dans le déploiement réalisé depuis le printemps 2015 dans les lycées professionnels de l’académie ; fin juin, une quinzaine d’établissements auront accueilli une session Talents d’avenir.

Tout savoir sur le dispositif Talents d’avenir
Talent d’avenir au lycée Pontarcher de Vesoul

Contact

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Lycée professionnel
Lycée des métiers de l'électricité, des technologies numériques et de la productique
Denis Diderot - Bavilliers
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mercredi 20 janvier 2016

Les bénéfices du dispositif "plus de maîtres que de classes" à l’école élémentaire Champagne

Vendredi 15 janvier, le recteur est allé à la rencontre de l’équipe et des élèves de l’école Champagne de Besançon

Les bénéfices du dispositif "plus de maîtres que de classes" à l'école élémentaire ChampagneEn REP+, l’école Champagne bénéficie de moyens supplémentaires, notamment du dispositif "plus de maîtres que de classes", l’une des mesures de la priorité donnée au premier degré, instituée par la loi de refondation de l’école de 2013. L’effectif des élèves en CP est faible pour favoriser l’apprentissage de la lecture.

Une séance pédagogique co-animée autour du conte

Lors de la séquence, les élèves ont écouté un conte où des parties avaient été coupées. Ils ont été ensuite séparés en deux groupes et pris en charge par un des deux enseignants. L’objectif était que les enfants, à l’aide de dessins qu’ils avaient fait préalablement, retransmettent les parties manquantes du récit. Pour cela, ils devaient afficher dans l’ordre les dessins, au mur pour le premier groupe et au tableau pour le second.
En petits groupes, chaque enfant a pu s’exprimer sur le dessin qu’il avait dans la main et donner son avis sur l’ordre des dessins.

La deuxième partie de la séance consistait à écrire sur leurs ardoises, des phrases issues de l’histoire du conte. Le second enseignant devient alors un véritable support pour la maîtresse en apportant son aide aux enfants qui en ont besoin. Les enfants bénéficient ainsi tous d’un suivi. L’enseignant "supplémentaire" aide, par exemple, à repérer dans un cahier le mot que l’élève cherche. La maîtresse, elle, écrit au tableau le mot que l’élève ne trouve pas dans son cahier.

Des échanges fructueux à l’issue de la séance en classe

L’enseignant "supplémentaire" a expliqué son rôle au sein de la classe, ses motivations, le nombre de classes dans lesquelles il intervient.
Il a également tenu à souligner que "grâce à ce dispositif, des élèves qui ne parlaient pas français il y a deux ans, ont rattrapé leur retard".

Une table ronde a ensuite réuni, en présence d’élus, des parents d’élèves, les directeurs des écoles Ile-de-France, Dürer, Bourgogne, et Fourier, ainsi que les enseignants "supplémentaires" de ces mêmes écoles. Une réserviste a également pris part à la discussion.

Le recteur a tenu à donner la parole aux parents d’élèves qui ont exprimé une grande satisfaction par rapport au dispositif "plus de maîtres que de classes" ainsi que sur la qualité de la liaison école-collège, notamment pour l’école Champagne et le collège Diderot.
Les enseignants ont indiqué que "ce soutien était très appréciable et leur permettait de prendre plus de temps avec les enfants pour les aider dans la compréhension des apprentissages. Ce dispositif leur permet aussi d’échanger sur leurs pratiques et d’en améliorer certains aspects."

Le dispositif "plus de maîtres que de classes" aujourd’hui dans l’académie

Les bénéfices du dispositif "plus de maîtres que de classes" à l'école élémentaire ChampagneL’académie avait pris un léger retard dans la mise en place du dispositif car "la proportion d’élèves en école élémentaires est plus faible que la moyenne nationale", a expliqué le recteur Jean-François Chanet.
Le nombre de classes qui bénéficient d’un tel dédoublement augmente néanmoins : entre 2014 et 2015, il est passé d’une vingtaine à une trentaine, dont quatorze (au lieu de neuf précédemment) dans le Doubs, surtout au bénéfice du Pays de Montbéliard. À partir de septembre prochain, il devrait y en avoir une dizaine de plus.

"Les maîtres sont plus proches des élèves, on arrive mieux à les aider", note Chafik Kouhous, l’un des enseignants. "L’enseignement est donc plus individualisé", a conclu Jean-François Chanet.

Tout savoir sur le dispositif "plus de maîtres que de classes"

 
vendredi 4 décembre 2015

Handicap : favoriser l’inclusion scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes

Le recteur a visité la Maison du Parc de Besançon, structure innovante qui, en complément de l’enseignement dispensé par l’Éducation nationale, organise et met en œuvre un accompagnement éducatif, social et thérapeutique des jeunes en situation de handicap, tout en contribuant à leur insertion professionnelle.

Cette visite du mercredi 2 décembre s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des personnes handicapées.
Le recteur Jean-François Chanet, accompagné de Philippe Marlier, conseiller technique pour l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves en situation de handicap (ASH), a réaffirmé le partenariat de l’Éducation nationale avec l’Agence régionale de santé (ARS) et l’ADAPEI du Doubs ; partenariat qui s’est traduit en 2012 par la création d’une unité d’enseignement ouverte sur le milieu ordinaire, avec quatre classes externalisées en école et collège.

Cette évolution illustre le chemin parcouru depuis le vote de la loi handicap du 11 février 2005 : dans le premier degré, où existait déjà une culture d’accueil et de scolarisation des élèves en situation de handicap, puis dans le second degré.

Le recteur a indiqué vouloir "poursuivre les efforts entrepris, en s’inscrivant dans la continuité de ce qui a déjà été engagé". Il s’agit de :
- développer les partenariats pour répondre aux besoins des jeunes et de leurs familles
- permettre la souplesse et la réactivité nécessaires à la mise en œuvre de parcours scolaires et éducatifs adaptés
- faciliter l’inclusion des élèves dans les classes des écoles, collèges et lycées, inclusion dont la réussite dépend étroitement de la préparation effectuée en amont.

Favoriser l’insertion sociale et professionnelle

Visite à la Maison du Parc à Besançon Inaugurée en juin 2011, la Maison du Parc s’inscrit dans un cadre médico-éducatif intégré, ouvert et inclusif au service de jeunes affectés de troubles des fonctions cognitives. Située à Besançon, elle rassemble sur un même site :
− des professionnels du soin
− un IME
− un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad)
− un pôle autisme
− trois espaces de restauration.

Dans les espaces placés sous la responsabilité d’un établissement et service d’aide par le travail ESAT, les jeunes de l’IME déjeunent aux côtés des 700 élèves du groupe scolaire voisin. Une cafétéria et un restaurant d’application sont ouverts au grand public.
En outre, le restaurant pédagogique de la Maison du Parc permet aux jeunes en situation de handicap de recevoir une formation professionnelle.

D’autres formations sont dispensées à la Maison du Parc :
- 
 agent de fabrication industrielle
- 
 agent de propreté et d’hygiène
- agent de restauration
- ouvrier du paysage
.

Ces actions contribuent à l’insertion professionnelle des jeunes. Afin d’enrichir l’offre de formation, l’Éducation nationale facilitera le rapprochement entre les établissements médico-sociaux et les lycées professionnels de proximité.

Permettre les apprentissages au sein de l’École

Dans le cadre d’une collaboration étroite avec l’Éducation nationale, l’IME du Parc, qui dispose d’un agrément de 103 places, assure la prise en charge de jeunes âgés de six à vingt ans répartis en douze groupes à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement.

Ainsi, quatre classes externalisées (CLEX) accueillent des enfants et adolescents de l’IME au sein des écoles Bruyère et Fanart d’une part, des collèges Albert Camus et Pierre-Joseph Proudhon d’autre part. Ces dispositifs ouverts reposent sur des projets pédagogiques partagés qui favorisent les apprentissages, permettent la valorisation du travail réalisé par les élèves au sein de la communauté scolaire dont ils sont membres à part entière, et contribuent à faire évoluer les représentations relatives au handicap.

Mieux accompagner les parcours de formation et l’insertion professionnelle

Visite à la Maison du Parc à Besançon La mise en œuvre de la loi handicap du 11 février 2005 implique la définition de parcours de formation adaptés aux besoins et aux projets des élèves concernés. Dans ce cadre, une attention particulière est accordée à l’articulation entre école, collège et lycée d’une part, au passage entre formation professionnelle et entrée dans l’emploi d’autre part.

Cette insertion professionnelle est conditionnée par l’acquisition de connaissances et de compétences qui se traduisent par l’obtention d’un diplôme ou d’une attestation de compétences délivrée par l’Éducation nationale. À cette fin, l’accompagnement des élèves est primordial. Ainsi, à la rentrée 2015, quatre unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) ont été créées en collège et lycée professionnel.
Les observations réalisées dans les établissements scolaires montrent que les ULIS contribuent aux apprentissages des élèves en situation de handicap, favorisent la mise en œuvre de parcours différenciés au sein de la même classe, et, sur un plan plus général, ont un impact positif sur la posture de tous les élèves face à l’institution scolaire.

À l’issue de la visite de la Maison du Parc, le recteur a ouvert les XXe journée d’études, de recherche et de formation de l’Association des Instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs Réseaux.

Handicap : rendre l’école accessible et proposer un parcours scolaire adapté

Contact

Philippe Marlier, conseiller technique du recteur pour l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves en situation de handicap
Courriel
Tél. 03 81 65 74 51

Adapei du Doubs

 
vendredi 4 décembre 2015

Dialogue constructif sur la réforme du collège à Mélisey

Le recteur s’est entretenu avec l’équipe pédagogique du collège Les Mille Étangs, au sujet de la mise en place de la réforme du collège à la rentrée prochaine.

Lundi 23 novembre, le recteur Jean-François Chanet était accompagné de Michel Mazaudier, doyen des IA-IPR et des IA-IPR Dominique Chatté et Michel Lambey et de Didier Thellier, responsable académique de la formation. Tous ont pu échanger avec les enseignants de l’établissement lors d’une table ronde consacrée à la mise en place de la réforme du collège.

Cette année 2015-2016 est un moment charnière pour les équipes pédagogiques. La réforme du collège prendra effet à la rentrée prochaine et elle suscite encore de nombreuses interrogations chez les enseignants.

Le collège Les Mille ÉtangsLors d’un échange courtois, les professeurs ont pu faire part au recteur de leurs appréhensions sur différents sujets :
- l’enseignement de l’allemand en classe bilangue
- l’enseignement du latin
- l’enseignement de sciences et technologie en 6e
- les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) mis en place à la rentrée sur les niveaux 5e, 4e et 3e
- l’orientation dans un lycée autre que celui de secteur.

Le recteur s’est efforcé de rassurer et de convaincre. Il n’a éludé aucune question et s’est déclaré convaincu que, par delà les positions de principe rigidement défendues parfois, de tels moments de dialogue contribuent à renforcer la confiance réciproque entre les autorités académiques, les corps d’inspection, les chefs d’établissement et les équipes enseignantes.
Les échanges, très constructifs, ont témoigné de l’ouverture d’esprit d’enseignants soucieux de montrer qu’ils ne sont pas hostiles a priori aux évolutions pédagogiques souhaitables dans l’intérêt de tous les élèves.

Visite du 17 novembre au collège René Goscinny de Valdoie : mise en place des (EPI) à la rentrée 2016 - réforme du collège

Contacts

Michel Mazaudier doyen des inspecteurs d’académie - inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR)
courriel
Tél. 03 81 65 49 33

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Collège
Les Mille Étangs - Mélisey
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lundi 23 novembre 2015

La vie scolaire dans les collèges en milieu rural : faire confiance et cultiver l’ambition

Le recteur Jean-François Chanet s’est rendu au collège Louis Pasteur de Jussey, en Haute-Saône, le vendredi 20 novembre.

Accueilli par Catherine Gauthier, principale du collège, Marie-Laure Grosperrin son adjointe et Marie-Christine Bébin Méhault, secrétaire générale de la DSDEN de Haute-Saône, le recteur, accompagné par Maryse Adam-Maillet, IA-IPR de lettres, a découvert l’établissement en allant d’abord à la rencontre des élèves de 6e-5e SEGPA.

Favoriser l’épanouissement des collégiens au cœur de la ruralité

Visite du recteur au collège Louis Pasteur de Jussey Carole Rousselot a proposé à ses élèves de construire un conte, en puisant les éléments du schéma narratif dans un jeu de cartes. Chacun des membres de la délégation a joué le jeu en s’associant à ce travail d’écriture dans un climat de classe particulièrement serein.

Le recteur a ensuite pris le déjeuner au restaurant scolaire. Pendant le repas, il a pu dialoguer avec les représentants des élèves. L’établissement compte un peu moins de 300 élèves. Une large majorité d’entre eux se trouvent éloignés de leur domicile à midi et ont besoin de ce service de restauration.

Offrir aux collégiens ruraux les mêmes chances de réussite que leurs camarades urbains

En début d’après-midi, la principale a réuni de nombreux acteurs autour d’une table ronde. Des représentants des parents et des enseignants ont eu l’occasion de parler librement avec le recteur et d’aborder diverses thématiques.

Catherine Gauthier a indiqué que de nombreux élèves du collège peinent à prendre des distances avec le secteur de Jussey pour poursuivre une scolarité en qualité d’interne dans un lycée puis vers des études supérieures. Elle s’interroge sur ce manque d’ambition ou ce déficit d’estime de soi. Il convient sans doute de favoriser l’épanouissement de ces jeunes, en cultivant l’optimisme, en faisant en sorte que les parents soient confiants vis-à-vis de leur enfant afin que celui-ci développe sa confiance en lui. Pour cultiver l’ambition, il convient aussi de permettre une ouverture sur l’extérieur.

Visite du recteur au collège Louis Pasteur de Jussey La problématique de l’éloignement est alors posée : temps et coûts des transports vers les infrastructures culturelles. L’association sportive du collège, quant à elle, se démarque grâce à la mutualisation du coût des transports au niveau départemental. Il faudra sans doute activer le levier de la mutualisation pour d’autres domaines. L’éloignement, c’est aussi un temps de trajet entre le collège et le domicile qui dépasse parfois une heure, trop long et par conséquent fatigant. Le recteur a entendu ces difficultés en termes d’inégalités territoriales.

Rassurer les enseignants sur la mise en œuvre de la réforme du collège

Jean-François Chanet a également profité de la rencontre avec les professeurs du collège pour répondre à leurs inquiétudes quant à la mise en place de la réforme.
Qu’il s’agisse de l’évaluation ou des enseignements interdisciplinaires, les enseignants doivent s’approprier la réforme, construire collectivement les adaptations locales nécessaires, avoir confiance en eux-mêmes. Les dispositifs sont des moyens, ce sont les objectifs du socle commun qu’il convient de considérer comme des fins. Le recteur a rappelé toute sa confiance à l’égard des enseignants.

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Collège
Louis Pasteur - Jussey
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vendredi 20 novembre 2015

Une visite en établissement à la résonance particulière

Après les attentats qui ont touché Paris, le recteur a souhaité maintenir son déplacement à la cité scolaire Pré-Saint-Sauveur sur le thème de la liaison collège-lycée en REP.

Pour le recteur Jean-François Chanet, il était important d’être présent sur le terrain ce lundi 16 novembre, pour être au plus près des équipes afin d’échanger et dialoguer avec elles, mais surtout pour les rassurer. Comme dans le reste de l’académie, un temps de recueillement a été observé en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Accompagner les élèves les plus fragiles lors de leur passage au lycée

Devant la communauté éducative rassemblée autour des élèves, le recteur a déclaré : "La guerre qui m’intéresse, c’est celle contre l’échec scolaire !".

Liaison collège-lycée à la cité Pré Saint Sauveur Cette visite a permis d’observer l’efficacité du dispositif personnalisé de réussite éducative (DPRE) mis en place au sein de la cité scolaire en 2013-2014 et favorisant la continuité pédagogique entre la troisième et la seconde.

Ce dispositif est né de la réflexion des professeurs de collège et de lycée, lors d’un stage sur la liaison troisième/seconde. À l’instar du PPRE-passerelle, c’est un outil de mise en cohérence des aides apportées à chaque élève. Certains d’entre eux, en difficulté au collège, ont bénéficié d’une attention particulière dont la continuité doit être assurée au lycée. Cette continuité s’est concrétisée par un travail commun des professeurs à travers :
- la mise en place d’une évaluation diagnostique, dans les quatre champs disciplinaires, lettres, sciences humaines, langues vivantes, sciences
- l’accompagnement, en seconde, des élèves repérés comme "fragiles", dans la classe et dans le cadre de dispositifs tels que l’accompagnement personnalisé, le tutorat
- des rendez-vous de mi-trimestre avec les parents des élèves qui rencontrent des difficultés au démarrage de la seconde
- des rencontre parents professeurs, avec remise en main propre des bulletins du 1er trimestre
- l’élaboration d’une fiche de liaison 3e-2de, support des échanges lors des commissions de liaison organisées en juin dernier avec les collèges de secteur.

L’ensemble de ces actions convergent vers un meilleur encadrement des élèves les plus fragiles.

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Lycée général et technologique
Pré Saint-Sauveur - Saint-Claude
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vendredi 20 novembre 2015

Des collégiens graylois découvrent le monde agricole industriel

Mercredi 18 novembre, le recteur a participé à l’action phare de la semaine École-Entreprise qui s’est tenue à la coopérative agricole Interval à Arc-lès-Gray.

Cette 16e édition 2015 était placée sous le thème : "Développement durable : tous les métiers bougent et innovent". À travers cette visite, l’enjeu était de montrer aux jeunes que les entreprises innovent pour assurer le développement d’une filière et créer des emplois.

Entrevoir les potentialités d’une filière environnementale locale

24 élèves de 3e du collège Robert et Sonia Delaunay à Gray, accompagnés par madame Bigotte-Choulet, professeure d’espagnol et référente École-Entreprise et madame Fatiha Debiane conseillère d’orientation psychologue, ont été accueillis par Philippe Guichard directeur de la coopérative agricole Interval. Ce dernier a présenté la coopérative, ses différentes activités et les innovations portées par cette organisation qui connaît un développement important depuis 1994.

Présentation de la coopérative agricole IntervalLa coopérative met en avant des engagements forts en termes de qualité des produits, traçabilité et de respect de l’environnement. C’est pour suivre cette logique que la coopérative a choisi de se diversifier vers le chanvre et de créer la société Eurochanvre. Elle a su valoriser les qualités de cette plante peu exigeante, dépolluante, ne nécessitant pas de traitement phytosanitaire. Une plante qui répond aux nouvelles exigences environnementales et qui permet de nombreuses applications dans le bâtiment, la plasturgie et même l’alimentation. La coopérative travaille également avec de nombreux partenaires du secteur automobile, notamment Faurecia, du bâtiment, mais aussi de l’ameublement. Philippe Guichard a souligné le besoin d’innover pour progresser.

Les jeunes ont pu découvrir les différents produits issus du chanvre grâce à de nombreux échantillons et même goûter les graines de cette plante qui ont des qualités gustatives et nutritives intéressantes. Ils ont découvert cette entreprise qu’ils connaissaient de nom mais dont ils méconnaissaient l’importance des activités innovantes et notamment gourmandes.

Des besoins spécifiques en main-d’œuvre

La collecte, le travail du grain et son stockage, l’approvisionnement en semences et engrais, la formation, la collecte des déchets sont quelques un des nombreux métiers de cette entreprise.

Cette nouvelle activité nécessite des employés formés et créatifs. L’entreprise recrute des jeunes ayant de plus en plus suivi des formations complémentaires : par exemple un BTS Production animale ou végétale avec un BTS environnement.

Cette présentation a été suivie d’un échange avec la salle. De nombreuses questions ont été posées sur les métiers issus de cette nouvelle filière ainsi que les produits et leur distribution.

Aider les collégiens à construire leur parcours individuel et professionnel

Présentation de la coopérative agricole Interval - © Coopérative agricole Interval Philippe Cote-Colisson, principal du collège Delaunay est ensuite intervenu pour remercier Philippe Guichard pour cette rencontre qui s’inscrit pleinement dans le nouveau parcours Avenir. Ce parcours contribue à permettre à l’élève de découvrir le monde économique et professionnel, de développer le sens de l’engagement et de l’initiative et d’élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnel. Il a remercié l’enseignante référente pour ce travail d’accompagnement et les nombreux partenaires du bassin d’emplois de Gray.

Jean-Luc Piton, président du MEDEF de Franche-Comté a également souligné l’importance de ces rencontres entre les jeunes et les entreprises "Le monde de l’entreprise est accueillant ".

Le recteur a remercié Philippe Guichard "pour la leçon d’économie, d’écologie et de culture donnée" et a souhaité la prolonger par une leçon d’histoire. Il a rappelé aux élèves pour quelles raisons le chanvre avait disparu en Europe remplacé par le coton et ensuite par les fibres synthétiques. Le chanvre aujourd’hui revient en France notamment pour répondre aux nouveaux défis environnementaux et l’industrie automobile réintroduit dans ses pièces plastiques des fibres de chanvre à la place des fibres de verre plus lourdes et non recyclables. le recteur a mis en avant ce revirement de l’histoire industrielle. Enfin, il s’est réjoui de ce type de manifestations qui donnent à voir aux jeunes l’importance de sites locaux et contribuent utilement à leur formation.

Bilan de la SEE 2015 dans l’académie

Contacts

Mission École-Entreprise
Délégation académique à la formation professionnelle initiale et continue (DAFPIC)
Courriel
Tél. 03 81 65 74 48

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Collège
Robert et Sonia Delaunay - Gray
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vendredi 20 novembre 2015

Relier les savoirs disciplinaires au sein d’un projet innovant

Mardi 17 novembre, le recteur Jean-François Chanet s’est rendu au collège René Goscinny où une expérimentation menée l’année dernière, préfigure la mise en place des (EPI) à la rentrée prochaine dans le cadre de la réforme du collège.

Au collège de Valdoie, un projet précurseur des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) est mené en mathématiques et technologie, afin de permettre aux élèves de mieux faire le lien entre les deux matières et de s’exprimer dans un cadre innovant. Cet enseignement est conduit par quatre enseignants de mathématiques et technologie.

Interdisciplinarité : une démarche de projet avec une production

"Le projet a vu le jour il y a quatre ans déjà, lorsque nous nous sommes aperçus du lien entre mathématiques et technologie", confie Mathieu Coulon, professeur de mathématiques.

Les EPI au collège Goscinny de Valdoie - © Xavier Gorau - Est Républicain D’octobre 2014 à mars 2015, trois classes de 5e, soit 75 élèves, ont bénéficié d’une heure par semaine intitulée "mathématiques et technologie". Durant cette heure, le professeur de mathématiques et celui de technologie ont travaillé en co-intervention. Les élèves, seuls ou en groupes, ont avancé, par étapes, sur le projet de la construction d’une maquette du théâtre antique Augusta Raurica.

Le travail va de l’étude du site d’après des photographies à la modélisation informatique puis, sous forme de maquettes. Tous les outils utiles (numériques, machines outils,…) sont utilisés pour la réalisation du projet, en lien avec les enseignants de technologie : Paul-Luc Estavoyer et Alain Prétot.

Un autre projet est actuellement en cours. Il s’agit de la rénovation d’un quartier New-Yorkais qui va continuer à mobiliser deux classes de 5e pendant dix-huit semaines et autres quatre classes pendant 27 semaines.

De nouvelles pratiques pédagogiques impulsées au sein du collège

Ce projet donne du sens aux apprentissages de ces disciplines en proposant aux élèves une réalisation concrète. Plusieurs compétences transversales sont ainsi mobilisées : recherche et traitement de l’information, développement de l’autonomie dans le respect de contraintes imposées, travail en équipe…

Les EPI au collège Goscinny de Valdoie - © Xavier Gorau - Est RépublicainLes bénéfices de ce travail pluridisciplinaire en équipes sont nombreux :
- acquisition de compétences du socle à travers un nouveau cadre
- facilité de mise en œuvre de certaines notions du programme comme la proportionnalité, les figures géométriques, la détermination des longueurs, l’utilisation de schémas, des outils numériques, d’un tableau en mode collaboratif, etc.
- travail collaboratif et utilisation des nouvelles technologies
- meilleure compréhension et valorisation de tous les élèves.

Cette expérimentation s’apparente aux futurs EPI. Les enseignements pratiques interdisciplinaires seront des moments privilégiés pour mettre en œuvre de nouvelles façons d’apprendre et de travailler les contenus des programmes.

Contacts

Michel Mazaudier, doyen des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR)

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Collège
René Goscinny - Valdoie
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mardi 10 novembre 2015

Accueillir les élèves allophones arrivant : les clés d’un parcours de réussite

Vendredi 6 novembre, le recteur Jean-François Chanet a visité deux des quatre UPE2A que compte le Territoire de Belfort : à l’école élémentaire Louis Pergaud et au lycée Raoul Follereau.

Les UPE2A permettent la réussite scolaire de ces élèves à besoins éducatifs particuliers, à tous âges, avec l’appui du centre académique pour la scolarisation des enfants nouvellement arrivés et des enfants de familles itinérantes et de voyageurs CASNAV.

En compagnie d’Eugène Krantz, IA-DASEN du Territoire de Belfort, le recteur s’est d’abord rendu à l’école primaire Louis Pergaud, pour une présentation du travail d’équipe réalisé au profit des enfants nouvellement arrivés. Au sein de cette école, des prises en charge individualisées ont remplacé une ancienne classe spéciale CLIN.

Proposer un modèle d’intervention ouvert et itinérant

Le département du Territoire de Belfort a fait le choix d’un modèle d’intervention capable de répondre aux besoins de jeunes élèves dispersés chaque année sur une douzaine d’écoles différentes, conformément à la circulaire ministérielle de 2012. Il s’agit d’abord de favoriser l’intégration rapide des enfants dans leur environnement social et amical de proximité, en leur évitant de longues heures de transport.

Accueillir les élèves allophones arrivant à Belfort Le dispositif, qui fonctionne pour la quatrième année consécutive, scolarise l’effectif d’une classe en mobilisant toutes les ressources humaines et matérielles offertes par chaque école. Il est coordonné par une professeure spécialiste en français langue seconde et plurilinguisme, et supervisé par l’inspectrice de l’éducation nationale adjointe à l’IA-DASEN. Le parcours scolaire de chaque enfant repose sur une individualisation attentive, basée sur l’analyse de leurs savoirs et savoir-faire antérieurs et de leurs besoins grâce à un bilan initial de positionnement à :
- un bilan initial de positionnement
- la prise en charge spécialisée de l’enseignement du français
- l’inclusion aménagée dans une classe ordinaire et
- la mobilisation de toute une équipe.

Un témoignage d’élève ainsi que des études de cas ont illustré des parcours de réussite parfois brillants et attesté de la vitalité du travail réalisé.

Renforcer l’inclusion scolaire et sociale grâce à la mobilisation des acteurs

Le recteur a ensuite été reçu par le proviseur du lycée Raoul Follereau, dont l’établissement a officiellement ouvert, à la rentrée, une UPE2A. Une trentaine d’élèves, arrivés depuis peu ou issus des UPE2A des collèges Signoret ou Vauban, sont accueillis au sein de cette unité.

Le recteur a rencontré des jeunes engagés dans des cursus variés, des parents d’élèves et des professeurs impliqués au titre de diverses disciplines. La professeure coordinatrice, chargée de mission du CASNAV pour le Territoire de Belfort, ainsi que l’assistante pédagogique, formée en français langue étrangère, ont présenté l’apprentissage du français lors d’une séquence ludique faisant travailler ensemble des élèves de niveaux et de provenances variés.

Au lycée Follereau, l’ouverture du dispositif s’appuie sur une dynamique déjà impulsée. Deux étudiantes de l’enseignement supérieur, arrivées en France avec un bagage scolaire conséquent, ont témoigné du soutien décisif apporté par les professeurs pour apprendre le français et bénéficier d’une orientation.

Accueillir les élèves allophones arrivant à Belfort À cette occasion, l’inspectrice chargée de l’orientation pour le département a annoncé une meilleure prise en compte par le logiciel national des parcours particuliers et des compétences individuelles. En effet, au lycée comme à l’école, le parcours des allophones repose sur le dialogue de tous les acteurs belfortains, dès le premier accueil réalisé par les services de la DSDEN et le centre d’information et d’orientation CIO.

Au lycée comme à l’école, les clés de la réussite restent les mêmes : positionnement expert, enseignement renforcé et intensif de la langue française, individualisation.
Toutes les disciplines apportent leur contribution à la formation des lycéens. Ainsi, le professeur d’éducation physique et sportive a pu rappeler le rôle décisif de l’EPS et de l’association sportive, avant que son collègue d’arabe n’évoque, outre l’atout que constitue cette langue aux examens et concours, l’intégration par le savoir et la culture garantissant le vivre ensemble.

Le recteur a ainsi pu apprécier la cohérence et l’engagement des équipes belfortaines mobilisées pour l’accueil et la prise en charge pédagogique des allophones arrivant.

Contacts

Maryse Adam Maillet, IA-IPR de lettres et responsable du CASNAV
Tél. : 03 81 65 47 00
Nadine Naas, IEN adjointe à l’IA-DASEN du Territoire de Belfort

90
Lycée professionnel
Raoul Follereau - Belfort
Informations complètes


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Mot du recteur aux élèves de l'UPE2A du lycée Follereau


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