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Rubrique Visites du recteur

vendredi 4 décembre 2015

Handicap : favoriser l’inclusion scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes

Le recteur a visité la Maison du Parc de Besançon, structure innovante qui, en complément de l’enseignement dispensé par l’Éducation nationale, organise et met en œuvre un accompagnement éducatif, social et thérapeutique des jeunes en situation de handicap, tout en contribuant à leur insertion professionnelle.

Cette visite du mercredi 2 décembre s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des personnes handicapées.
Le recteur Jean-François Chanet, accompagné de Philippe Marlier, conseiller technique pour l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves en situation de handicap (ASH), a réaffirmé le partenariat de l’Éducation nationale avec l’Agence régionale de santé (ARS) et l’ADAPEI du Doubs ; partenariat qui s’est traduit en 2012 par la création d’une unité d’enseignement ouverte sur le milieu ordinaire, avec quatre classes externalisées en école et collège.

Cette évolution illustre le chemin parcouru depuis le vote de la loi handicap du 11 février 2005 : dans le premier degré, où existait déjà une culture d’accueil et de scolarisation des élèves en situation de handicap, puis dans le second degré.

Le recteur a indiqué vouloir "poursuivre les efforts entrepris, en s’inscrivant dans la continuité de ce qui a déjà été engagé". Il s’agit de :
- développer les partenariats pour répondre aux besoins des jeunes et de leurs familles
- permettre la souplesse et la réactivité nécessaires à la mise en œuvre de parcours scolaires et éducatifs adaptés
- faciliter l’inclusion des élèves dans les classes des écoles, collèges et lycées, inclusion dont la réussite dépend étroitement de la préparation effectuée en amont.

Favoriser l’insertion sociale et professionnelle

Visite à la Maison du Parc à Besançon Inaugurée en juin 2011, la Maison du Parc s’inscrit dans un cadre médico-éducatif intégré, ouvert et inclusif au service de jeunes affectés de troubles des fonctions cognitives. Située à Besançon, elle rassemble sur un même site :
− des professionnels du soin
− un IME
− un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad)
− un pôle autisme
− trois espaces de restauration.

Dans les espaces placés sous la responsabilité d’un établissement et service d’aide par le travail ESAT, les jeunes de l’IME déjeunent aux côtés des 700 élèves du groupe scolaire voisin. Une cafétéria et un restaurant d’application sont ouverts au grand public.
En outre, le restaurant pédagogique de la Maison du Parc permet aux jeunes en situation de handicap de recevoir une formation professionnelle.

D’autres formations sont dispensées à la Maison du Parc :
- 
 agent de fabrication industrielle
- 
 agent de propreté et d’hygiène
- agent de restauration
- ouvrier du paysage
.

Ces actions contribuent à l’insertion professionnelle des jeunes. Afin d’enrichir l’offre de formation, l’Éducation nationale facilitera le rapprochement entre les établissements médico-sociaux et les lycées professionnels de proximité.

Permettre les apprentissages au sein de l’École

Dans le cadre d’une collaboration étroite avec l’Éducation nationale, l’IME du Parc, qui dispose d’un agrément de 103 places, assure la prise en charge de jeunes âgés de six à vingt ans répartis en douze groupes à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement.

Ainsi, quatre classes externalisées (CLEX) accueillent des enfants et adolescents de l’IME au sein des écoles Bruyère et Fanart d’une part, des collèges Albert Camus et Pierre-Joseph Proudhon d’autre part. Ces dispositifs ouverts reposent sur des projets pédagogiques partagés qui favorisent les apprentissages, permettent la valorisation du travail réalisé par les élèves au sein de la communauté scolaire dont ils sont membres à part entière, et contribuent à faire évoluer les représentations relatives au handicap.

Mieux accompagner les parcours de formation et l’insertion professionnelle

Visite à la Maison du Parc à Besançon La mise en œuvre de la loi handicap du 11 février 2005 implique la définition de parcours de formation adaptés aux besoins et aux projets des élèves concernés. Dans ce cadre, une attention particulière est accordée à l’articulation entre école, collège et lycée d’une part, au passage entre formation professionnelle et entrée dans l’emploi d’autre part.

Cette insertion professionnelle est conditionnée par l’acquisition de connaissances et de compétences qui se traduisent par l’obtention d’un diplôme ou d’une attestation de compétences délivrée par l’Éducation nationale. À cette fin, l’accompagnement des élèves est primordial. Ainsi, à la rentrée 2015, quatre unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) ont été créées en collège et lycée professionnel.
Les observations réalisées dans les établissements scolaires montrent que les ULIS contribuent aux apprentissages des élèves en situation de handicap, favorisent la mise en œuvre de parcours différenciés au sein de la même classe, et, sur un plan plus général, ont un impact positif sur la posture de tous les élèves face à l’institution scolaire.

À l’issue de la visite de la Maison du Parc, le recteur a ouvert les XXe journée d’études, de recherche et de formation de l’Association des Instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs Réseaux.

Handicap : rendre l’école accessible et proposer un parcours scolaire adapté

Contact

Philippe Marlier, conseiller technique du recteur pour l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves en situation de handicap
Courriel
Tél. 03 81 65 74 51

Adapei du Doubs

 
vendredi 4 décembre 2015

Dialogue constructif sur la réforme du collège à Mélisey

Le recteur s’est entretenu avec l’équipe pédagogique du collège Les Mille Étangs, au sujet de la mise en place de la réforme du collège à la rentrée prochaine.

Lundi 23 novembre, le recteur Jean-François Chanet était accompagné de Michel Mazaudier, doyen des IA-IPR et des IA-IPR Dominique Chatté et Michel Lambey et de Didier Thellier, responsable académique de la formation. Tous ont pu échanger avec les enseignants de l’établissement lors d’une table ronde consacrée à la mise en place de la réforme du collège.

Cette année 2015-2016 est un moment charnière pour les équipes pédagogiques. La réforme du collège prendra effet à la rentrée prochaine et elle suscite encore de nombreuses interrogations chez les enseignants.

Le collège Les Mille ÉtangsLors d’un échange courtois, les professeurs ont pu faire part au recteur de leurs appréhensions sur différents sujets :
- l’enseignement de l’allemand en classe bilangue
- l’enseignement du latin
- l’enseignement de sciences et technologie en 6e
- les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) mis en place à la rentrée sur les niveaux 5e, 4e et 3e
- l’orientation dans un lycée autre que celui de secteur.

Le recteur s’est efforcé de rassurer et de convaincre. Il n’a éludé aucune question et s’est déclaré convaincu que, par delà les positions de principe rigidement défendues parfois, de tels moments de dialogue contribuent à renforcer la confiance réciproque entre les autorités académiques, les corps d’inspection, les chefs d’établissement et les équipes enseignantes.
Les échanges, très constructifs, ont témoigné de l’ouverture d’esprit d’enseignants soucieux de montrer qu’ils ne sont pas hostiles a priori aux évolutions pédagogiques souhaitables dans l’intérêt de tous les élèves.

Visite du 17 novembre au collège René Goscinny de Valdoie : mise en place des (EPI) à la rentrée 2016 - réforme du collège

Contacts

Michel Mazaudier doyen des inspecteurs d’académie - inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR)
courriel
Tél. 03 81 65 49 33

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Collège
Les Mille Étangs - Mélisey
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lundi 23 novembre 2015

La vie scolaire dans les collèges en milieu rural : faire confiance et cultiver l’ambition

Le recteur Jean-François Chanet s’est rendu au collège Louis Pasteur de Jussey, en Haute-Saône, le vendredi 20 novembre.

Accueilli par Catherine Gauthier, principale du collège, Marie-Laure Grosperrin son adjointe et Marie-Christine Bébin Méhault, secrétaire générale de la DSDEN de Haute-Saône, le recteur, accompagné par Maryse Adam-Maillet, IA-IPR de lettres, a découvert l’établissement en allant d’abord à la rencontre des élèves de 6e-5e SEGPA.

Favoriser l’épanouissement des collégiens au cœur de la ruralité

Visite du recteur au collège Louis Pasteur de Jussey Carole Rousselot a proposé à ses élèves de construire un conte, en puisant les éléments du schéma narratif dans un jeu de cartes. Chacun des membres de la délégation a joué le jeu en s’associant à ce travail d’écriture dans un climat de classe particulièrement serein.

Le recteur a ensuite pris le déjeuner au restaurant scolaire. Pendant le repas, il a pu dialoguer avec les représentants des élèves. L’établissement compte un peu moins de 300 élèves. Une large majorité d’entre eux se trouvent éloignés de leur domicile à midi et ont besoin de ce service de restauration.

Offrir aux collégiens ruraux les mêmes chances de réussite que leurs camarades urbains

En début d’après-midi, la principale a réuni de nombreux acteurs autour d’une table ronde. Des représentants des parents et des enseignants ont eu l’occasion de parler librement avec le recteur et d’aborder diverses thématiques.

Catherine Gauthier a indiqué que de nombreux élèves du collège peinent à prendre des distances avec le secteur de Jussey pour poursuivre une scolarité en qualité d’interne dans un lycée puis vers des études supérieures. Elle s’interroge sur ce manque d’ambition ou ce déficit d’estime de soi. Il convient sans doute de favoriser l’épanouissement de ces jeunes, en cultivant l’optimisme, en faisant en sorte que les parents soient confiants vis-à-vis de leur enfant afin que celui-ci développe sa confiance en lui. Pour cultiver l’ambition, il convient aussi de permettre une ouverture sur l’extérieur.

Visite du recteur au collège Louis Pasteur de Jussey La problématique de l’éloignement est alors posée : temps et coûts des transports vers les infrastructures culturelles. L’association sportive du collège, quant à elle, se démarque grâce à la mutualisation du coût des transports au niveau départemental. Il faudra sans doute activer le levier de la mutualisation pour d’autres domaines. L’éloignement, c’est aussi un temps de trajet entre le collège et le domicile qui dépasse parfois une heure, trop long et par conséquent fatigant. Le recteur a entendu ces difficultés en termes d’inégalités territoriales.

Rassurer les enseignants sur la mise en œuvre de la réforme du collège

Jean-François Chanet a également profité de la rencontre avec les professeurs du collège pour répondre à leurs inquiétudes quant à la mise en place de la réforme.
Qu’il s’agisse de l’évaluation ou des enseignements interdisciplinaires, les enseignants doivent s’approprier la réforme, construire collectivement les adaptations locales nécessaires, avoir confiance en eux-mêmes. Les dispositifs sont des moyens, ce sont les objectifs du socle commun qu’il convient de considérer comme des fins. Le recteur a rappelé toute sa confiance à l’égard des enseignants.

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Collège
Louis Pasteur - Jussey
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vendredi 20 novembre 2015

Une visite en établissement à la résonance particulière

Après les attentats qui ont touché Paris, le recteur a souhaité maintenir son déplacement à la cité scolaire Pré-Saint-Sauveur sur le thème de la liaison collège-lycée en REP.

Pour le recteur Jean-François Chanet, il était important d’être présent sur le terrain ce lundi 16 novembre, pour être au plus près des équipes afin d’échanger et dialoguer avec elles, mais surtout pour les rassurer. Comme dans le reste de l’académie, un temps de recueillement a été observé en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Accompagner les élèves les plus fragiles lors de leur passage au lycée

Devant la communauté éducative rassemblée autour des élèves, le recteur a déclaré : "La guerre qui m’intéresse, c’est celle contre l’échec scolaire !".

Liaison collège-lycée à la cité Pré Saint Sauveur Cette visite a permis d’observer l’efficacité du dispositif personnalisé de réussite éducative (DPRE) mis en place au sein de la cité scolaire en 2013-2014 et favorisant la continuité pédagogique entre la troisième et la seconde.

Ce dispositif est né de la réflexion des professeurs de collège et de lycée, lors d’un stage sur la liaison troisième/seconde. À l’instar du PPRE-passerelle, c’est un outil de mise en cohérence des aides apportées à chaque élève. Certains d’entre eux, en difficulté au collège, ont bénéficié d’une attention particulière dont la continuité doit être assurée au lycée. Cette continuité s’est concrétisée par un travail commun des professeurs à travers :
- la mise en place d’une évaluation diagnostique, dans les quatre champs disciplinaires, lettres, sciences humaines, langues vivantes, sciences
- l’accompagnement, en seconde, des élèves repérés comme "fragiles", dans la classe et dans le cadre de dispositifs tels que l’accompagnement personnalisé, le tutorat
- des rendez-vous de mi-trimestre avec les parents des élèves qui rencontrent des difficultés au démarrage de la seconde
- des rencontre parents professeurs, avec remise en main propre des bulletins du 1er trimestre
- l’élaboration d’une fiche de liaison 3e-2de, support des échanges lors des commissions de liaison organisées en juin dernier avec les collèges de secteur.

L’ensemble de ces actions convergent vers un meilleur encadrement des élèves les plus fragiles.

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Lycée général et technologique
Pré Saint-Sauveur - Saint-Claude
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vendredi 20 novembre 2015

Des collégiens graylois découvrent le monde agricole industriel

Mercredi 18 novembre, le recteur a participé à l’action phare de la semaine École-Entreprise qui s’est tenue à la coopérative agricole Interval à Arc-lès-Gray.

Cette 16e édition 2015 était placée sous le thème : "Développement durable : tous les métiers bougent et innovent". À travers cette visite, l’enjeu était de montrer aux jeunes que les entreprises innovent pour assurer le développement d’une filière et créer des emplois.

Entrevoir les potentialités d’une filière environnementale locale

24 élèves de 3e du collège Robert et Sonia Delaunay à Gray, accompagnés par madame Bigotte-Choulet, professeure d’espagnol et référente École-Entreprise et madame Fatiha Debiane conseillère d’orientation psychologue, ont été accueillis par Philippe Guichard directeur de la coopérative agricole Interval. Ce dernier a présenté la coopérative, ses différentes activités et les innovations portées par cette organisation qui connaît un développement important depuis 1994.

Présentation de la coopérative agricole IntervalLa coopérative met en avant des engagements forts en termes de qualité des produits, traçabilité et de respect de l’environnement. C’est pour suivre cette logique que la coopérative a choisi de se diversifier vers le chanvre et de créer la société Eurochanvre. Elle a su valoriser les qualités de cette plante peu exigeante, dépolluante, ne nécessitant pas de traitement phytosanitaire. Une plante qui répond aux nouvelles exigences environnementales et qui permet de nombreuses applications dans le bâtiment, la plasturgie et même l’alimentation. La coopérative travaille également avec de nombreux partenaires du secteur automobile, notamment Faurecia, du bâtiment, mais aussi de l’ameublement. Philippe Guichard a souligné le besoin d’innover pour progresser.

Les jeunes ont pu découvrir les différents produits issus du chanvre grâce à de nombreux échantillons et même goûter les graines de cette plante qui ont des qualités gustatives et nutritives intéressantes. Ils ont découvert cette entreprise qu’ils connaissaient de nom mais dont ils méconnaissaient l’importance des activités innovantes et notamment gourmandes.

Des besoins spécifiques en main-d’œuvre

La collecte, le travail du grain et son stockage, l’approvisionnement en semences et engrais, la formation, la collecte des déchets sont quelques un des nombreux métiers de cette entreprise.

Cette nouvelle activité nécessite des employés formés et créatifs. L’entreprise recrute des jeunes ayant de plus en plus suivi des formations complémentaires : par exemple un BTS Production animale ou végétale avec un BTS environnement.

Cette présentation a été suivie d’un échange avec la salle. De nombreuses questions ont été posées sur les métiers issus de cette nouvelle filière ainsi que les produits et leur distribution.

Aider les collégiens à construire leur parcours individuel et professionnel

Présentation de la coopérative agricole Interval - © Coopérative agricole Interval Philippe Cote-Colisson, principal du collège Delaunay est ensuite intervenu pour remercier Philippe Guichard pour cette rencontre qui s’inscrit pleinement dans le nouveau parcours Avenir. Ce parcours contribue à permettre à l’élève de découvrir le monde économique et professionnel, de développer le sens de l’engagement et de l’initiative et d’élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnel. Il a remercié l’enseignante référente pour ce travail d’accompagnement et les nombreux partenaires du bassin d’emplois de Gray.

Jean-Luc Piton, président du MEDEF de Franche-Comté a également souligné l’importance de ces rencontres entre les jeunes et les entreprises "Le monde de l’entreprise est accueillant ".

Le recteur a remercié Philippe Guichard "pour la leçon d’économie, d’écologie et de culture donnée" et a souhaité la prolonger par une leçon d’histoire. Il a rappelé aux élèves pour quelles raisons le chanvre avait disparu en Europe remplacé par le coton et ensuite par les fibres synthétiques. Le chanvre aujourd’hui revient en France notamment pour répondre aux nouveaux défis environnementaux et l’industrie automobile réintroduit dans ses pièces plastiques des fibres de chanvre à la place des fibres de verre plus lourdes et non recyclables. le recteur a mis en avant ce revirement de l’histoire industrielle. Enfin, il s’est réjoui de ce type de manifestations qui donnent à voir aux jeunes l’importance de sites locaux et contribuent utilement à leur formation.

Bilan de la SEE 2015 dans l’académie

Contacts

Mission École-Entreprise
Délégation académique à la formation professionnelle initiale et continue (DAFPIC)
Courriel
Tél. 03 81 65 74 48

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Collège
Robert et Sonia Delaunay - Gray
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vendredi 20 novembre 2015

Relier les savoirs disciplinaires au sein d’un projet innovant

Mardi 17 novembre, le recteur Jean-François Chanet s’est rendu au collège René Goscinny où une expérimentation menée l’année dernière, préfigure la mise en place des (EPI) à la rentrée prochaine dans le cadre de la réforme du collège.

Au collège de Valdoie, un projet précurseur des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) est mené en mathématiques et technologie, afin de permettre aux élèves de mieux faire le lien entre les deux matières et de s’exprimer dans un cadre innovant. Cet enseignement est conduit par quatre enseignants de mathématiques et technologie.

Interdisciplinarité : une démarche de projet avec une production

"Le projet a vu le jour il y a quatre ans déjà, lorsque nous nous sommes aperçus du lien entre mathématiques et technologie", confie Mathieu Coulon, professeur de mathématiques.

Les EPI au collège Goscinny de Valdoie - © Xavier Gorau - Est Républicain D’octobre 2014 à mars 2015, trois classes de 5e, soit 75 élèves, ont bénéficié d’une heure par semaine intitulée "mathématiques et technologie". Durant cette heure, le professeur de mathématiques et celui de technologie ont travaillé en co-intervention. Les élèves, seuls ou en groupes, ont avancé, par étapes, sur le projet de la construction d’une maquette du théâtre antique Augusta Raurica.

Le travail va de l’étude du site d’après des photographies à la modélisation informatique puis, sous forme de maquettes. Tous les outils utiles (numériques, machines outils,…) sont utilisés pour la réalisation du projet, en lien avec les enseignants de technologie : Paul-Luc Estavoyer et Alain Prétot.

Un autre projet est actuellement en cours. Il s’agit de la rénovation d’un quartier New-Yorkais qui va continuer à mobiliser deux classes de 5e pendant dix-huit semaines et autres quatre classes pendant 27 semaines.

De nouvelles pratiques pédagogiques impulsées au sein du collège

Ce projet donne du sens aux apprentissages de ces disciplines en proposant aux élèves une réalisation concrète. Plusieurs compétences transversales sont ainsi mobilisées : recherche et traitement de l’information, développement de l’autonomie dans le respect de contraintes imposées, travail en équipe…

Les EPI au collège Goscinny de Valdoie - © Xavier Gorau - Est RépublicainLes bénéfices de ce travail pluridisciplinaire en équipes sont nombreux :
- acquisition de compétences du socle à travers un nouveau cadre
- facilité de mise en œuvre de certaines notions du programme comme la proportionnalité, les figures géométriques, la détermination des longueurs, l’utilisation de schémas, des outils numériques, d’un tableau en mode collaboratif, etc.
- travail collaboratif et utilisation des nouvelles technologies
- meilleure compréhension et valorisation de tous les élèves.

Cette expérimentation s’apparente aux futurs EPI. Les enseignements pratiques interdisciplinaires seront des moments privilégiés pour mettre en œuvre de nouvelles façons d’apprendre et de travailler les contenus des programmes.

Contacts

Michel Mazaudier, doyen des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR)

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Collège
René Goscinny - Valdoie
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mardi 10 novembre 2015

Accueillir les élèves allophones arrivant : les clés d’un parcours de réussite

Vendredi 6 novembre, le recteur Jean-François Chanet a visité deux des quatre UPE2A que compte le Territoire de Belfort : à l’école élémentaire Louis Pergaud et au lycée Raoul Follereau.

Les UPE2A permettent la réussite scolaire de ces élèves à besoins éducatifs particuliers, à tous âges, avec l’appui du centre académique pour la scolarisation des enfants nouvellement arrivés et des enfants de familles itinérantes et de voyageurs CASNAV.

En compagnie d’Eugène Krantz, IA-DASEN du Territoire de Belfort, le recteur s’est d’abord rendu à l’école primaire Louis Pergaud, pour une présentation du travail d’équipe réalisé au profit des enfants nouvellement arrivés. Au sein de cette école, des prises en charge individualisées ont remplacé une ancienne classe spéciale CLIN.

Proposer un modèle d’intervention ouvert et itinérant

Le département du Territoire de Belfort a fait le choix d’un modèle d’intervention capable de répondre aux besoins de jeunes élèves dispersés chaque année sur une douzaine d’écoles différentes, conformément à la circulaire ministérielle de 2012. Il s’agit d’abord de favoriser l’intégration rapide des enfants dans leur environnement social et amical de proximité, en leur évitant de longues heures de transport.

Accueillir les élèves allophones arrivant à Belfort Le dispositif, qui fonctionne pour la quatrième année consécutive, scolarise l’effectif d’une classe en mobilisant toutes les ressources humaines et matérielles offertes par chaque école. Il est coordonné par une professeure spécialiste en français langue seconde et plurilinguisme, et supervisé par l’inspectrice de l’éducation nationale adjointe à l’IA-DASEN. Le parcours scolaire de chaque enfant repose sur une individualisation attentive, basée sur l’analyse de leurs savoirs et savoir-faire antérieurs et de leurs besoins grâce à un bilan initial de positionnement à :
- un bilan initial de positionnement
- la prise en charge spécialisée de l’enseignement du français
- l’inclusion aménagée dans une classe ordinaire et
- la mobilisation de toute une équipe.

Un témoignage d’élève ainsi que des études de cas ont illustré des parcours de réussite parfois brillants et attesté de la vitalité du travail réalisé.

Renforcer l’inclusion scolaire et sociale grâce à la mobilisation des acteurs

Le recteur a ensuite été reçu par le proviseur du lycée Raoul Follereau, dont l’établissement a officiellement ouvert, à la rentrée, une UPE2A. Une trentaine d’élèves, arrivés depuis peu ou issus des UPE2A des collèges Signoret ou Vauban, sont accueillis au sein de cette unité.

Le recteur a rencontré des jeunes engagés dans des cursus variés, des parents d’élèves et des professeurs impliqués au titre de diverses disciplines. La professeure coordinatrice, chargée de mission du CASNAV pour le Territoire de Belfort, ainsi que l’assistante pédagogique, formée en français langue étrangère, ont présenté l’apprentissage du français lors d’une séquence ludique faisant travailler ensemble des élèves de niveaux et de provenances variés.

Au lycée Follereau, l’ouverture du dispositif s’appuie sur une dynamique déjà impulsée. Deux étudiantes de l’enseignement supérieur, arrivées en France avec un bagage scolaire conséquent, ont témoigné du soutien décisif apporté par les professeurs pour apprendre le français et bénéficier d’une orientation.

Accueillir les élèves allophones arrivant à Belfort À cette occasion, l’inspectrice chargée de l’orientation pour le département a annoncé une meilleure prise en compte par le logiciel national des parcours particuliers et des compétences individuelles. En effet, au lycée comme à l’école, le parcours des allophones repose sur le dialogue de tous les acteurs belfortains, dès le premier accueil réalisé par les services de la DSDEN et le centre d’information et d’orientation CIO.

Au lycée comme à l’école, les clés de la réussite restent les mêmes : positionnement expert, enseignement renforcé et intensif de la langue française, individualisation.
Toutes les disciplines apportent leur contribution à la formation des lycéens. Ainsi, le professeur d’éducation physique et sportive a pu rappeler le rôle décisif de l’EPS et de l’association sportive, avant que son collègue d’arabe n’évoque, outre l’atout que constitue cette langue aux examens et concours, l’intégration par le savoir et la culture garantissant le vivre ensemble.

Le recteur a ainsi pu apprécier la cohérence et l’engagement des équipes belfortaines mobilisées pour l’accueil et la prise en charge pédagogique des allophones arrivant.

Contacts

Maryse Adam Maillet, IA-IPR de lettres et responsable du CASNAV
Tél. : 03 81 65 47 00
Nadine Naas, IEN adjointe à l’IA-DASEN du Territoire de Belfort

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Lycée professionnel
Raoul Follereau - Belfort
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Galerie

Mot du recteur aux élèves de l'UPE2A du lycée Follereau

 
vendredi 6 novembre 2015

Dites non au harcèlement en milieu scolaire : ne restez pas silencieux !

Dans le cadre de la première journée nationale "Non au harcèlement", tous les élèves de 5e du collège Voltaire de Besançon ont débattu sur le thème du harcèlement scolaire pour mieux le prévenir.

Ce jeudi 5 novembre 2015 a été choisi par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour être la première journée nationale "Non au harcèlement". Cette journée sera reconduite chaque année, le premier jeudi après les vacances d’automne, afin de dénoncer et de mieux enrayer le harcèlement en milieu scolaire.

Déceler les différentes formes de harcèlement

Dans l’académie, le collège Voltaire a été particulièrement mobilisé tout au long de cette semaine, avec des actions de prévention et de sensibilisation à destination de toutes les classes de 5e. En amont de la visite du recteur et du directeur académique du Doubs, les élèves de 5e ont travaillé sur un même corpus de documents afin d’engager des discussions entre classes. Pour l’équipe pédagogique du collège, la classe de 5e est le niveau le plus approprié pour être sensibilisé au harcèlement physique ou verbal à l’École.

La séquence proposé ce jeudi 5 novembre s’est déroulée en deux temps. Les élèves ont tout d’abord visionné trois vidéos :
- le clip de la chanson Petite Émilie de Keen’V
- "Les claques"


- "Les injures"

Le visionnage de ces clips a permis d’alimenter de riches échanges entre les élèves et les animatrices : Christine Girardin, infirmière, Sophie Geneletti, assistante sociale, Alexandra Lefrant, professeure de physique et Aimée Rouge, CPE. Les collégiens ont ainsi pu restituer ce qu’ils avaient retenu de chacun des clips.

Ces séquences de sensibilisation ont vocation à alerter les jeunes sur la gravité que peuvent avoir certains faits de harcèlement. Un exercice qui répondait à une volonté réelle de laisser la parole aux jeunes pour qu’ils puissent s’exprimer librement sur un sujet qui reste trop souvent tabou.

Pour conclure cet après-midi, le recteur a souhaité passer un message fort aux élèves en leur demandant s’ils se sentaient vraiment concernés par le harcèlement.

Contacts

Antoine Neves, référent académique harcèlement, proviseur vie scolaire

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Collège
Voltaire - Besançon
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mardi 20 octobre 2015

Un anniversaire et une inauguration à Arinthod

Samedi 17 octobre, le collège Xavier Bichat d’Arinthod fêtait ses 50 ans. Dans un même temps, un groupe scolaire à sept classes avec accueil de loisirs et restaurant scolaire a été inauguré.

Cette journée festive a été célébrée en présence du recteur Jean-François Chanet, de l’inspecteur d’académie du Jura, Jean-Marc Milville, du préfet du Jura, Jacques Quastana, de Jacques Pélissard, député et de Gérard Bailly, sénateur.

Le recteur a tenu à rappeler que "La refondation de l’école passe par un renforcement de ce qu’il est convenu d’appeler la liaison école-collège. Ce passage de l’école au collège est pour certains élèves un passage difficile. C’est pourquoi il réclame une attention particulière" et de souligner, les liens entre l’école et le collège sont déjà vivants, étroits, constants, à Arinthod, où la proximité immobilière a favorisé une proximité pédagogique.

Les visiteurs ont pu parcourir les nouveau locaux du groupe scolaire et de l’accueil de loisirs, puis explorer le collège et son gymnase.

Vers un nouveau collège

Inauguration du pôle scolaire d'Arinthod À l’occasion du cinquantenaire du collège de nombreuses animations étaient proposées :
- une expositions sur "le collège d’hier, d’aujourd’hui et de demain" en présence d’anciens élèves
- la "journée type d’un collégien il y a 50 ans"
- un diaporama, des films, des ateliers, et des expositions de travaux
- un groupe retrouvailles, des interviews d’anciens élèves
- la présentation de la mini-entreprise du collège

Ces différentes activités ont permis de se remémorer ou d’entrevoir ce que pouvait être le collège en 1965. À l’époque, les élèves fréquentaient deux types d’établissements : les collèges d’enseignement secondaire ou les collèges d’enseignement général. C’est en 1975 que le collège unique apparaît avec la loi Haby, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.

40 ans plus tard, 2015 est une année charnière pour le collège, avec la préparation de la réforme qui sera appliquée dans tous les établissements à la rentrée prochaine.

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Collège
Xavier Bichat - Arinthod
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lundi 19 octobre 2015

Le collège Camus exemplaire en termes d’innovation pédagogique !

Vendredi 16 octobre, le recteur Jean-François Chanet a pu observer la dynamique très marquée d’innovation pédagogique impulsée par le chef d’établissement et ses équipes enthousiastes

L’École est partenaire de la 2e édition de la semaine de innovation publique qui s’est déroulée du 12 au 18 octobre. Organisée par le Secrétariat général de la modernisation de l’action publique (SGMAP), cette semaine vise à révéler les actions innovantes au sein des services publics.
Elle est aussi l’occasion de rappeler le rôle de l’innovation dans l’éducation, un levier pour la réussite de l’école à l’université, et de souligner l’investissement des équipes au bénéfice des apprentissages de tous les élèves.

Appréhender l’élève dans sa globalité

Depuis trois ans, le pôle académique recherche développement, innovation, expérimentation (PARDIE) accompagne trois expérimentations au sein du collège, préfiguratrices de la réforme du collège.

Viser le bien être et l’épanouissement des élèves

Une évaluation positive a été mise en œuvre en classe de 6e. Dans le 1er degré, toutes les classes du réseau sont évaluées sans notes. Afin d’assurer la continuité entre école et collège, le passage à la classe de 6e sans note a tout d’abord été envisagé dans deux classes, avant d’être généralisé à toutes les classes de 6e en 2015. Vingt et un professeurs se sont engagés dans cette expérimentation. L’essaimage de cette évaluation sans note a été très bien accueilli par les parents, grâce à une communication efficace et des effets probants. Pour Sandrine Jouvenot enseignant les mathématiques, l’enjeu du dispositif consiste à s’inscrire dans une autre dimension de l’évaluation, la faire évoluer et quitter la notion de notation sanction. Il s’agit à présent d’évaluer les progrès des élèves et non de sanctionner leurs erreurs.

Des projets inter-langues plus largement inter-disciplinaires

L'innovation au collège Camus Une expérimentation "Europe bilangue en anglais et allemand", tournée vers l’ouverture internationale, a été menée avec les élèves de 4e et de 3e. Cette expérimentation est basée sur l’interdisciplinarité, le co-teaching en anglais et allemand et sur la réalisation de productions concrètes et motivantes.

Les collégiens ont ainsi conçu, de A à Z, un jeu de société sur l’Europe "People von der europäischen Union". Ce jeu, à deux niveaux de langue (A1 et A2), a été offert aux écoles de secteurs dans le cadre de la liaison école-collège. Les élèves ont eu l’honneur d’en offrir un exemplaire au recteur, qui a été très impressionné par le travail réalisé.

Cette année, les élèves réalisent un travail d’écriture sur un livre bilingue consacré à la Première Guerre mondiale : "la vie d’Emmeline Scholl". En respectant les contraintes données par les enseignantes, les élèves inventent des histoires autour de personnes célèbres. Ce projet d’interdisciplinarité linguistique fait également appel à des notions historiques, géographiques et nécessite un travail préalable de recherche documentaire.

AGIR contre le décrochage scolaire

Afin de prévenir le décrochage scolaire et l’absentéisme, un dispositif de lutte contre la démobilisation scolaire, "AGIR - Action, enGagement, Initiative, Réussite", a été instauré. Ainsi, les élèves du cycle central repérés décrocheurs sont mis en situation de pratique artistique lors de sessions de cinq à six semaines, à raison de deux heures hebdomadaires. Les projets, de nature artistique ou culturelle, s’inscrivent dans la vie de l’établissement et sont valorisés au sein de la structure. Les élèves ont ainsi créé des visuels disciplinaires pour les entrées des différentes salles du collège et ont réalisé des peintures murales lors de la réhabilitation du préau. Pour Pascale Perrey, enseignante en arts plastiques, l’intérêt est de valoriser l’élève et ses compétences afin de recréer une estime de soi, en mettant en lumière ses réalisations.


Ces trois expérimentations placent l’élève au cœur de l’action innovante. Elles ont pour effet de renforcer la motivation, l’estime de soi et la confiance qui sont trois conditions indispensables pour installer durablement les apprentissages. Pour le recteur "il faut espérer qu’il y ait une contagion des résultats produits". Ces innovations impliquent par ailleurs un changement de posture des enseignants et inscrivent les équipes dans une dynamique de développement professionnel en continu.

L’évaluation positive en mathématiques

Contacts

Nicolas Magnin, CARDIE
Marie-Christine Clerc-Gevrey, CARDIE

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Collège
Albert Camus - Besançon
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