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Rubrique Visites du recteur

mercredi 23 avril 2014

Des vacances de printemps studieuses pour se remettre à niveau à l’école élémentaire de Serre-les-Sapins

Hier, le recteur Éric Martin est allé à la rencontre d’écoliers de C.M.2., à l’occasion de leur première journée de stage de remise à niveau

Instaurés par la réforme de 2008, les stages de remise à niveau apportent une réponse aux besoins des élèves en difficulté dans les matières fondamentales : le français et les mathématiques. Ils s’inscrivent dans le dispositif général de lutte contre la difficulté scolaire identifiée tout au long de l’année ou au moment des évaluations de C.M.2.

Offrir une "plus-value" aux écoliers en difficultés

Pendant cette première semaine des vacances, l’école de Serre-les-Sapins accueille, de 8 h 45 à 11 h 45, huit élèves de C.M.2. ciblés par leur enseignant, dont les familles ont accepté la proposition.
Les cours consistent à mettre en place des automatismes en mathématiques et en français (numération, lecture des consignes, grammaire orthographe).
Pris sous une forme ludique, ce stage vise à réconcilier parents et enfants avec les apprentissages.

"Les enseignants nous signalent les élèves en difficulté. L’objectif est de procéder à des remédiations en français et en maths. Pour que les écoles organisent ces stages, il faut d’une part, des enseignants volontaires, d’autre part, l’accord des parents et l’adhésion est plutôt forte ! ", explique Dominique Mielle, adjoint du directeur académique.

Proposer un accueil personnalisé aux élèves

Sur les huit élèves accueillis, six fréquentent l’école de Serre-les-Sapins, un enfant est scolarisé à Franois, une autre vient de l’école de Pouilley-les-Vignes. Ces enfants ont conscience de leurs difficultés : proportionnalités ou lecture-compréhension", par exemple.

Patricia Monello, la directrice de l’école, enseignante en C.M.2., et sa collègue Hélène Chevalet, prennent respectivement en charge deux groupes de quatre élèves bénéficiant ainsi d’un accompagnement très individualisé. Il y a changement de groupe après la récréation.

"Le contenu est adapté aux besoins de chaque élève. L’approche pédagogique est davantage axée sur la manipulation. Les élèves s’entraident, échangent beaucoup. Nous, enseignants, on est dans un autre rapport à l’élève ", confie Patricia Monello qui a repéré ses propres élèves, en fonction de leurs résultats d’évaluation au deuxième trimestre.
"L’accent est vraiment mis sur l’explication personnalisée ; tout ne sera pas acquis en fin de semaine, mais tous auront progressé", poursuit Hélène Chevalet.

Les compétences travaillées en mathématiques et en français

Cette première matinée consacrée à la maîtrise de la langue était animée par Patricia Monello. Elle comportait plusieurs séquences : dictée, compréhension explicite puis implicite à partir du même texte court, production d’écrit court, puis lecture à voix haute des productions, confrontation aux consignes de départ et argumentation.

Hélène Chevalet, quant à elle, intervient sur le soutien en mathématiques. Calcul mental systématique, analyse d’énoncés de problèmes, résolution du problème, analyse constructive de l’erreur, synthèse des étapes et procédures nécessaires à la résolution, confrontation des techniques (représentation du nombre,
mécanismes opératoires) étaient au programme de cette première séance.
Le recours au site le matou matheux, par exemple, favorise l’interaction et motive encore davantage les enfants.

Trame de présentation du cahier de l’élève

Le recteur a pu observé l’ambiance à la fois studieuse et décontractée au sein des groupes. Il sait que les progrès de chaque élève sont évalués, puisqu’à l’issue de ces quatre jours intensifs, des évaluations seront transmises à l’enseignant de la classe et aux familles.
"L’engagement des enseignants, l’implication des élèves et l’adhésion des familles font le succès du dispositif dans l’académie", témoigne le recteur.

Près de 10 % des élèves concernés

"Pour la circonscription de Besançon IV, quatorze groupes de quatre et huit élèves sont partagés en dix sites, 70 écoliers sont concernés par les stages de remise à niveau", détaille Claire Bouiller, inspectrice de l’éducation nationale de la circonscription de Besançon.

Dans le Doubs, 732 écoliers, répartis en 129 groupes suivent ces stages de remise à niveau pendant ces vacances de printemps.

Sur 934 écoles de l’académie, 233 ont organisé ces stages de remises à niveau pour les trois sessions de l’année scolaire 2011-2012 ; ce qui représente 2 682 écoliers (soit 9,41 % de l’effectif), dont 1 451 élèves de C.M.2.

Trois sessions de stages sont organisées durant l’année scolaire : une semaine au printemps, la première semaine de juillet et la dernière semaine des vacances d’été.
Prochain rendez-vous en juillet donc !

 
mercredi 2 avril 2014

Des élèves du lycée Paul Émile Victor instigateurs d’un projet artistique sur scène

Une chorale composée de 60 lycéens et treize collégiens offre une illustration musicale de la mise en œuvre du parcours d’éducation artistique et culturelle au lycée de Champagnole

Lundi 31 mars, le recteur Éric Martin, a été accueilli au lycée Paul-Émile Victor de Champagnole, en présence d’enseignants et de chefs d’établissements des collèges Gilbert Cousin (Nozeroy) et des Louataux (Champagnole).

La chorale a interprété trois morceaux de gospel issus de son répertoire : un avant-goût du festival "P.E.V. on stage" pour "Paul Émile Victor sur scène" qui se tiendra prochainement à Champagnole.

Un pont artistique inter-établissements comme ouverture au monde culturel

Table ronde sur les pratiques artistiques et culturelles La visite s’est poursuivie par une table ronde en présence de l’ensemble des participants, de quatre lycéens membres de la chorale, de représentants des deux collèges et du lycée, ainsi que du maire de Champagnole, Clément Pernot.

La table ronde a eu pour objectif de comprendre comment les actions artistiques et culturelles peuvent favoriser la réussite scolaire des élèves et leur épanouissement personnel. Il a également été question du continuum éducatif entre les deux collèges et le lycée Paul Émile Victor.

Au cours de cet échange, les élèves ont pu témoigner de l’importance des pratiques artistiques et culturelles dans leur parcours. Durant l’année, ceux-ci, élèves en classe "option musique" ou "option arts du son", ont notamment rencontré un artiste qu’ils ont pu interviewer. Ils ont également découvert l’histoire du gospel et ont été initiés au droit d’auteur. C’est toute l’organisation d’un spectacle qu’ils ont pu entrevoir, leur permettant de prendre conscience des réalités professionnelles liées aux métiers du son.

Les enseignants, quant à eux, ont rappelé leur implication dans des projets culturels favorisant l’ouverture de l’établissement sur le monde extérieur et notamment dans l’environnement patrimonial et culturel local. Une dynamique est insufflée dans le tissus culturel local grâce à une coopération avec les acteurs associatifs. Ce dispositif permet également de tisser de véritables liens entre collège et lycée, en favorisant les échanges entre élèves et équipes éducatives.

Le recteur a tenu à féliciter les élèves pour leur prestation musicale. Il a encouragé les enseignants "à poursuivre dans cette voie, en développant davantage les liens entre collège et lycée".

"P.E.V. on stage" : un festival à la croisée des arts

Le festival est né en septembre 2011, à l’initiative des élèves du lycée désirant organiser un évènement culturel mobilisant plusieurs domaines artistiques : la musique, la danse, la photographie et le théâtre… Les élèves de la chorale et de l’enseignement d’exploration "arts du son", vivement impliqués dans ce projet pluridisciplinaire, ont ainsi pu découvrir l’envers du décor du milieu culturel.

Après " Vivaldi et la musique orientale " en 2012 et " Les saveurs de l’Indonésie " en 2013 cette année, pour le troisième opus du festival, le ton est donné avec "La fièvre du gospel" qui se déroulera du 14 au 18 avril 2014 à Champagnole.

Les élèves de la chorale travailleront en étroite collaboration avec Sébastien Vaivrand, organiste et directeur artistique du chœur de gospel "Sing all gospel". Ils seront accompagnés par les neuf musiciens de cette formation. L’organiste est déjà venu, à trois reprises, faire répéter les 80 élèves du chœur de gospel du lycée Paul Émile Victor .

Lors du concert de clôture, les élèves seront vêtus de costumes africains confectionnés, pour l’occasion, par une association sénégalaise prenant en charge les femmes victimes de violences sexuelles. Durant la semaine du festival et en parallèle des prestations musicales, une exposition de photographies sur le thème de l’esclavage sera présentée dans la rue forum du lycée puis à l’Oppidum de Champagnol.

Contacts

Jean-Marie Caniard, délégué académique aux arts et à la culture, Inspecteur pédagogique régional d’éducation musicale

Michel Lambey, inspecteur référent de l’établissement, Inspecteur pédagogique régional de sciences physiques

Béatrice Chirouze, proviseur
Tél : 03 84 53 10 00

39
Lycée polyvalent
Lycée des métiers de la production et de la maintenance industrielles
Paul Émile Victor - Champagnole
Informations complètes

39
Collège
Les Louataux - Champagnole
Informations complètes

39
Collège
Gilbert Cousin - Nozeroy
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P.E.V. on stage - Programme 2014
L’éducation artistique et culturelle - Ministère de l’éducation nationale

 
lundi 31 mars 2014

L’apprentissage par le numérique, une pédagogie motivante en lycée professionnel

Le lycée Montciel offre un environnement numérique de travail (E.N.T.) aux élèves qui préparent un bac professionnel "gestion administration"

La visite du recteur Éric Martin a débuté par un exercice de simulation dans la salle professionnalisée du lycée.
Observation des usages du numérique en classe Au sein de l’établissement, élèves et enseignants se retrouvent dans les conditions de travail d’une véritable entreprise. L’approche des contenus se révèle propice aux apprentissages professionnels.

Après une visite du centre de documentation et d’information ainsi que des espaces professionnalisés des différentes filières, le recteur a rencontré les coordinateurs de chaque filière et l’ensemble des enseignants de la discipline "gestion-administration" autour d’un débat sur le numérique.
Le recteur a pu apprécier les effets sur les élèves des nouvelles approches pédagogiques liées à l’usage du numérique dans chaque discipline.

Apprendre à gérer une entreprise virtuelle

Pour la visite, un scénario d’entreprise a été mis en place : les élèves-acteurs ont été placés en situation professionnelle. Christine Girardot et Laurence Pontarollo, respectivement enseignantes de communication et de comptabilité ont animé le scénario. À l’écoute des élèves, elles leur ont apporté conseil et expertise.

La configuration du scénario était la suivante :
- un élève, situé à l’accueil, avait pour missions l’accueil physique et téléphonique, il devait
mettre à jour l’agenda électronique et enregistrer le courrier entrant ;
- un groupe d’élèves affecté au service achat, effectuait un contrôle de factures et de bons
de livraison ;
- un autre groupe au service du personnel devait réaliser des mises à jour de dossiers
salariés ;
- le dernier avait en charge l’animation du service commercial.

Dans le cadre du nouveau bac pro « gestion administration », les progiciels permettent de confronter les élèves à des « situations-problèmes » proches de la réalité. Grâce aux simulations concrètes, l’élève est immergé dans l’environnement de l’entreprise. Dans ce contexte professionnel très concret, le numérique permet aussi aux élèves en situation de quasi décrochage de retrouver une réelle motivation.

"PAGE", une application au service des apprentissages professionnels

Les activités proposées aux élèves sont générées par l’application "PAGE" destinée aux professeurs. Les élèves reçoivent par courriel des missions en fonction du service de l’entreprise dans lequel ils sont affectés. Les enseignants peuvent alors suivre le travail réalisé et diriger la suite des activités.

Au quotidien, le gestionnaire administratif évolue au sein d’un environnement numérique de travail (E.N.T.) pour traiter les tâches qui lui incombent. Cet E.N.T. comprend :
-  un progiciel de gestion intégré
-  une suite bureautique
-  des espaces collaboratifs
-  des sites marchands
-  un site d’entreprise
-  des banques en ligne.

Un élève attentif aux explications de son professeur Chaque élève dispose d’un passeport professionnel de compétences rattaché au référentiel du diplôme et géré par l’application CERISE Pro. Le passeport professionnel, outil de formation, recense l’ensemble des situations professionnelles, réelles ou simulées, rencontrées par l’élève au cours de sa formation. Il atteste de l’expérience et de l’évolution des acquis tout en permettant un suivi de la part du professeur. Il est donc essentiel à l’évaluation formative tout au long de la formation, il est le support privilégié à la certification pour l’obtention du baccalauréat professionnel.

Depuis la rénovation de la voie professionnelle, le numérique est devenu un outil clef d’apprentissage. Il contribue à faciliter la différenciation pédagogique et à multiplier les situations d’apprentissages. Ainsi, les pratiques collaboratives se développent via les E.N.T. et l’usage des réseaux sociaux.

Contacts

Didier Ramstein, délégué académique au numérique

Caroline Denoix, inspectrice de l’éducation nationale (I.E.N.) d’économie-gestion - filière tertiaire administratif

Guy Rathier, proviseur
Tél. 03 84 85 65 00

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Lycée professionnel
Montciel - Lons-le-Saunier
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jeudi 20 mars 2014

Enseigner tout en étant étudiant

Le recteur Éric Martin et l’inspecteur d’académie du Jura Jean-Marc Milville ont rencontré une étudiante de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (E.S.P.E.) en situation d’exercice

Un jour par semaine, une première expérience en classe

Apprendre sur le terrain Ce lundi matin, l’ambiance était particulièrement studieuse dans la classe de C.M.2. de l’école élémentaire de Saint-Aubin dans le Jura.

En présence du recteur, les élèves, concentrés sur une " dictée ", remplissaient les lignes de leurs cahiers, attentifs aux explications de leur enseignante. Celle-ci, Johanna Joly, a un profil particulier : alors que chaque lundi elle retrouve ses élèves de C.M.2., le reste de la semaine la jeune femme est étudiante en deuxième année de master Métier de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (M.E.E.F. ) à l’E.S.P.E. de Lons-le-Saunier. Son statut de contractuelle admissible en situation d’exercice lui permet de bénéficier d’un contrat d’enseignement avec l’éducation nationale, au titre de son apprentissage.

Apprendre tout en enseignant, le système est probant puisque qu’il satisfait autant Johanna que son tuteur, le directeur de l’école, François Daubigney. Pour lui, qui sera à la retraite dans un an, c’est une véritable aubaine de pouvoir transmettre son expérience et de passer le relais à la jeune génération.

Pour elle, c’est une opportunité de passer de la théorie des cours à la pratique sur le terrain. C’est une première expérience concrète de son futur métier. Johanna prépare ses cours avec l’aval de son tuteur. Mais c’est en autonomie qu’elle fait classe. Elle s’occupe plus particulièrement d’enseigner la poésie, la lecture, l’orthographe, les arts visuels et la science à ses élèves.

Entrer progressivement dans le métier d’enseignant

Depuis la rentrée de septembre dernier, les E.S.P.E. ont remplacé les instituts universitaires de formation des maîtres (I.U.F.M.).

Les E.S.P.E. proposent une formation articulant des enseignements théoriques et pratiques. Un important volet est consacré à la professionnalisation à travers des stages d’observation ou de pratique accompagnée en première année de master et de véritables périodes d’alternances en deuxième année. L’accent est résolument mis sur l’apprentissage de la pédagogie afin de favoriser l’acquisition de compétences essentielles à la transmission du savoir.

Les futurs enseignants, du primaire et du secondaire, disposent d’une formation professionnelle répondant à leurs attentes, en parallèle de leur préparation au concours de professeur des écoles.

L’étudiante livre sa perception du cursus "alternance-éducation nationale", en donnant sa vision sur la réalité de son vécu d’étudiante et de professionnelle en exercice à temps partiel : " Ce mode de formation en alternance permet un retour réflexif sur les pratiques pédagogiques développées sur le terrain et une préparation accompagnée des contenus qui seront proposés aux élèves". Elle souligne également l’investissement important qui est demandé au contractuels : poursuivre des études, préparer un mémoire de recherche et faire classe tout en préparant son concours.

Face à ses appréhensions, le recteur a pu la rassurer en lui indiquant que le programme sera allégé à la rentrée prochaine. En attendant, son emploi du temps sera bien rempli, puisqu’en avril elle passera les examens oraux nécessaires à la validation de sa formation.

Contact

François Daubigney, directeur de l’école
Tél. 03 84 70 02 36

E.S.P.E de Franche-Comté

 
mercredi 12 mars 2014

Journée de la femme : sensibilisation et mobilisation des élèves pour les droits des femmes et l’égalité hommes-femmes

Le 8 mars, c’est tous les jours. Fort de cet adage, le recteur Éric Martin a rencontré des élèves de seconde du lycée Jules Viette de Montbéliard le 13 mars dernier, dans le cadre d’une action pour la Journée de la Femme.

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marie Renault, inspecteur d’académie du Doubs et de Dominique Chatté chargée de mission académique à l’égalité filles-garçons, a été reçu par Robert Natale, proviseur du lycée Viette.

Lors de cette matinée, se sont tenus sept ateliers regroupant 92 élèves de seconde générale, technologique et professionnelle. L’objectif était d’amorcer chez les élèves une prise de conscience de l’influence des stéréotypes dans les jugements sur autrui et l’orientation.

Des ateliers pour engager la réflexion et remédier aux préjugés et aux stéréotypes

Un premier temps fort a conduit les élèves à réfléchir sur la signification du terme stéréotype et sur sa représentation. Cet exercice leur a permis d’exprimer leur ressenti sur l’impact des préjugés dans leurs comportements et leurs choix d’orientation. "Un préjugé, c’est quand, même sans nous connaître, on nous juge", dit Alexandre, élève de seconde Bac pro à l’animatrice de l’atelier, Valérie Lamacq déléguée régionale de l’association "Elles bougent" dont l’objectif est de favoriser l’orientation des filles vers les études et carrières scientifiques et techniques.

Dans un second temps, les élèves ont participé a un jeu interactif : la ligne blanche des stéréotypes. L’espace était divisé en deux par une ligne imaginaire. Chaque espace était nommé : l’un " Pour ", l’autre " Contre ". Les élèves devaient alors se positionner face à l’énonciation d’un stéréotype et développer leurs arguments.

Atelier mur des préjugésLes autres ateliers ont été tout aussi ludiques et créatifs. On y a commenté le mur des préjugés qui reprenait des phrases de la vie quotidienne, auxquelles on ne prête même plus attention. On y a parlé des métiers d’homme ou de femme, de la répartition des tâches au sein des foyers. Et l’on a observé que des avancées étaient perceptibles dans les représentations qu’en ont les élèves.

Ces ateliers ont été animés par des membres de l’équipe éducative du lycée Viette, mais aussi par des femmes du collectif égalité-mixité de Montbéliard et du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (C.D.I.F.F.). Leurs interventions régulières dans les établissements scolaires permettent de sensibiliser les jeunes à l’égalité entre les filles et les garçons. Ce travail de décryptage des paroles et des comportements contribue à apprendre le respect mutuel et à mieux vivre ensemble.

Le lycée Viette particulièrement investi dans les actions menées en direction des jeunes filles

Dans le groupe de filles de l’atelier mené par Katia Mougey, professeure de génie mécanique, également membre de "Elles bougent", on a pu entendre "Le lycée Viette, c’est un lycée de garçons". Et pourtant, le lycée qui ne comptait que 14 % de filles il y a quelques années peut être fier d’afficher aujourd’hui le chiffre de 30 % de filles parmi ses élèves.

atelier sensibilisation stéréotypesUne véritable synergie s’est mise en place au service de l’égalité et se déploie tout au long de l’année dans la vie du lycée de l’automobile et de la mécanique. Grâce aux actions menées régulièrement, les filles savent qu’elles peuvent désormais s’épanouir et développer des compétences dans des filières qui ne sont plus seulement réservées qu’aux garçons.

Le travail de fond mené sur la déconstruction des stéréotypes de genre fait que chaque élève, fille ou garçon, gagne peu à peu la liberté de choisir l’orientation qui lui permettra de se réaliser pleinement, sans avoir à censurer ses aspirations ni être jugé par les autres.

Le lycée Viette, un lycée de filles et de garçons ? Le présent l’atteste et prépare l’avenir de ces jeunes qui auront le droit d’accéder aux métiers de leur choix. C’est ainsi qu’ils pourront construire la société de demain qui a besoin de toutes les énergies et de toutes les compétences.

Objectifs mixité et égalité : des formations ouvertes à toutes et à tous

Les acteurs de l’École agissent de concert dans l’optique de favoriser la mixité et l’égalité dans le système éducatif par la déconstruction des stéréotypes de genre afin de rééquilibrer les filières.
Cet engagement repose sur la convention interministérielle du 7 février 2013, pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018.

Elle repose sur trois grands axes :
- la transmission d’une culture de l’égalité entre les sexes,
- l’engagement pour la mixité dans toutes les filières de formation,
- la promotion du respect mutuel entre les sexes.

Contacts

Daniel Parent, proviseur adjoint
Katia Mougey, enseignante
Tél. 03 81 99 84 84

Lycée Jules Viette - Montbéliard

Journée internationale de la femme - citoyenneté et solidarité

Ministère des droits des femmes

Objectif égalité Onisep

 
lundi 10 février 2014

L’inclusion scolaire des élèves allophones : les modalités spécifiques au collège Camus de Besançon

Accueilli par Daniel Vienney, principal du collège, le recteur a rencontré élèves allophones et professeurs le 28 janvier dernier

En référence aux textes réglementaires, on parle aujourd’hui "d’élèves allophones arrivants", c’est à dire d’élèves dont les langues premières sont autres que le français. Dans la plupart des cas, ces enfants ou adolescents ont déjà des compétences plurilingues à leur arrivée.

L’apprentissage intensif du français est un facteur essentiel d’intégration sociale. Pratiquer la langue de son pays d’accueil permet d’accéder à la culture et favorise l’égalité des chances en n’interrompant pas la dynamique des apprentissages. L’institution scolaire est de ce fait le lieu déterminant de cette acquisition.

Un dispositif d’inclusion scolaire efficace

Créée en 2000, l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (U.P.E.2A.) du collège Albert Camus, auparavant appelée "classe d’accueil" (C.L.A.), scolarise des élèves allophones nouvellement arrivés.

Cette année, 18 filles et 34 garçons venant de 22 pays* et parlant plus de trente langues ont rejoint le collège.
L’inclusion scolaire se fait sur plusieurs niveaux et le parcours d’inclusion s’effectue selon les progrès en français et en fonction des apprentissages scolaires précédemment réalisés. Un bilan de positionnement linguistique et scolaire est réalisé à l’arrivée des élèves, de façon à s’appuyer sur leurs compétences déjà acquises. Cinq collégiens sont actuellement en cours de positionnement.

Le premier niveau d’inclusion concerne les élèves nouvellement arrivés, en besoin d’apprentissage complet du français. L’inclusion se fait dans une classe correspondant à leur âge, en cours d’éducation physique et sportive (E.P.S.) et de langues vivantes. Les élèves bénéficient d’un apprentissage intensif en français langue seconde de scolarisation.

Le deuxième niveau intègre les élèves ayant souvent douze mois de pratique du français en phase d’approfondissement, avec inclusion dans quelques disciplines pour l’apprentissage de leur français spécifique, ainsi que des modalités d’évaluation individualisée et adaptée. Les élèves bénéficient d’une aide personnalisée, "appelée soutien linguistique". Ces deux niveaux scolarisent 44 élèves.

Huit élèves ont intégré le niveau trois. Ce sont les élèves en inclusion complète (ou quasi-complète) bénéficiant encore si besoin est d’un suivi en français et en mathématiques. Ils partagent les cours ordinaires en classe de 3e, 4e et 5e.

Enfin, lorsque les élèves quittent le collège pour le lycée avec un projet d’orientation, un dispositif de liaison inter-cycle mis en place par le C.A.S.N.A.V. facilite leur poursuite de scolarité.

Le défi de l’école inclusive : un projet collectif

Lors de la visite, les élèves ont présenté les différents travaux réalisés depuis la rentrée. Le blog plurilingue "migrations à Besançon" illustre le fruit de ce travail :
- projet avec la médiathèque Pierre Bayle qui aboutira en juin à une représentation plurilingue (en français et en langue d’origine des élèves)
- participation à l’inauguration de la maison Victor Hugo et aux parcours de Victor Hugo
- projection des témoignages filmés des élèves à l’occasion de l’inauguration de la maison Victor Hugo.

Ce sont autant d’initiatives, aux multiples facettes, reflétant les origines plurielles de ces élèves, la construction de leur identité bi-plurilingue, l’accueil dans la langue et la culture française étant déterminant.

Après la présentation, une table ronde a permis à l’équipe pédagogique, aux différents partenaires et aux acteurs locaux d’étayer une réflexion collective sur le thème de "la richesse de la présence des élèves d’U.P.E2A. en collège ordinaire". Un élu a ainsi rappelé que "l’on peut être fier que l’éducation nationale puisse organiser l’accueil et l’éducation de ces enfants. Ceux-ci ont une vision extraordinaire de la France. Et c’est un honneur pour l’éducation nationale que de leur apporter cette qualité d’enseignement".

En ce sens, le recteur a rappelé tout l’enjeu de la mission éducative, en faisant écho à la célèbre citation de Victor Hugo "La liberté commence où l’ignorance finit". Il a également tenu à souligner l’importance de la visibilité accordée aux U.P.E.2A., qu’il s’agisse de celles pour élèves allophones ou pour élèves issus de familles itinérantes et de voyageurs. Ces élèves ont des profils très complexes, parfois difficiles à cerner, nécessitant une expertise particulière, un enseignement spécifique et un suivi long. Et comme l’indique Tanja Nikolava, de l’association Miroirs de femmes, reflets du monde, "malgré les difficultés on peut y arriver".

À la fin de la visite le recteur s’est entretenu avec les enseignants de l’U.P.E.2.A. Il leur a notamment demandé quelle était leur satisfaction à la fin de l’année scolaire. Ceux-ci lui ont indiqué la chance qu’ils ont de tisser des liens particuliers avec leurs élèves et de les suivre pendant plusieurs années. Ils les voient gagner en assurance, évoluer en classe et s’épanouir. Il devient alors plus facile de communiquer avec eux. Les échanges sont privilégiés permettant de dresser des ponts entre leur vécu actuel d’élève et leur savoir-faire antérieurs à l’arrivée en France.

De l’inclusion scolaire à l’intégration

Classe UP2A Les élèves allophones arrivent avec un bagage linguistique, culturel et scolaire. L’apprentissage du français leur permet de transposer leurs savoir faire et de valoriser leurs compétences. Pour le recteur Éric Martin, "il est important de faire le lien entre la culture d’origine de ces collégiens et la culture française". Des acteurs locaux soutiennent le collège dans cette dynamique de construction de passerelles. C’est le cas de l’association Miroirs de femmes, reflets du monde, La ligue de l’enseignement du Doubs et la médiathèque de Besançon qui s’impliquent vivement dans la valorisation des richesses des cultures d’origine.

En dépit de parcours parfois difficiles, ces jeunes gens ont soif d’apprendre et sont des exemples à suivre. Ils donnent une réelle leçon de vie aux autres élèves du collège, parfois peu enclins à travailler. Ils parviennent à leur redonner la motivation perdue. Dès lors, les interactions et la diversité des parcours sont propices à un enrichissement mutuel des collégiens. Le principal Daniel Vienney souligne d’ailleurs l’absence de gestes à caractère raciste au sein de l’établissement et il met en exergue le lien fort existant entre l’U.P.E.2A. et le reste du collège.

Contacts

Daniel Vienney, principal
Tél. 03 81 50 51 24
Collège Albert Camus de Besançon

Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs C.A.S.N.A.V.

Organisation des Casnav : circulaire n° 2012-143 du 2-10-2012

Organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés : circulaire n° 2012-141 du 2-10-2012

*Algérie, Arménie, Azerbaidjan, Cameroun, France, Grèce, Irak, Irlande, Italie, Kenya, Kosovo, Lybie, Mali, Maroc, Mongolie, Montenegro, Portugal, Sri-Lanka, Tchétchénie , Thaïlande, Turquie, Yemen.

 
jeudi 6 février 2014

Inauguration de l’internat relais du collège de l’Arc à Dole

Un projet original, unique en France, pour prévenir le décrochage scolaire et encadrer les élèves en difficulté

L’internat relais, extension du dispositif "classe relais"

Le 24 janvier, le recteur Éric Martin et l’inspecteur académique du Jura, Jean-Marc Milville, ont participé au séminaire d’installation de l’internat relais du collège de l’Arc.
En présence de nombreux élus et de tous les partenaires, ce séminaire a été l’occasion de rappeler le fonctionnement de la classe relais et de présenter le nouvel internat relais. Ces deux dispositifs s’inscrivent pleinement dans la lutte contre le décrochage scolaire.

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole L’académie compte une douzaine de classes relais. Celle du collège de l’Arc fonctionne depuis plus de dix ans maintenant, sous la coordination de Chantal Buisson.

Le dispositif relais Jura Nord

Ouvert en 1999, le dispositif relais Jura Nord est une structure destinée à accueillir des élèves de collège ou de lycée, de moins de 16 ans, entrés dans un processus de rupture, voire de rejet de l’institution scolaire ; rupture qui se manifeste de différentes façons : déscolarisation totale, absentéisme, comportements inadaptés, passivité…

L’objectif essentiel est de réinscrire durablement ces élèves dans un parcours de réussite au sein d’une formation (générale, technologique ou professionnelle), en les engageant, de façon simultanée, dans un processus de réinvestissement des apprentissages et de resocialisation.

C’est un dispositif de bassin : les élèves sont issus de treize collèges. En général, c’est l’équipe de l’établissement qui repère les signes du décrochage en vue de proposer des modalités d’accompagnement adaptées au profil des jeunes gens. Une équipe pluridisciplinaire prend en charge ces élèves, à temps plein ou à temps partiel, sur une durée variable (de quelques semaines à plusieurs mois).

Au total sur les cinq dernières années, 150 élèves de la sixième à la seconde ont été accueillis, majoritairement des élèves de quatrième et troisième. La répartition filles - garçons est quasiment équilibrée, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des autres dispositifs du même type.

L’internat relais, un tremplin scolaire et social

L’internat relais qui a ouvert le 12 décembre cible ainsi les jeunes rencontrant d’importantes difficultés sociales et familiales, se retrouvant par là même en situation de marginalisation et d’échec scolaires. En ce sens, il propose un accueil adapté, en vue d’une réinsertion en classe ou d’une insertion professionnelle.

Il apporte une dimension éducative hors du temps scolaire et peut répondre à de réels besoins de sécurité pour certains élèves.

L’action pédagogique et éducative vise à favoriser la resocialisation, restaurer l’estime de soi et réinvestir l’élève dans les apprentissages et le travail autour du projet personnel et professionnel. L’internat-relais privilégie ainsi une appréhension globale des situations et la recherche de solutions plurielles et cohérentes.
La sortie du dispositif implique un projet partagé entre l’équipe du dispositif relais, la famille et l’établissement qui assurera la suite du parcours de l’élève.

Propos de Chantal Buisson, enseignante et coordonnatrice du dispositif relais

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole "Nous avons voulu un internat dans la continuité du dispositif relais avec l’idée de poursuivre la prise en charge quotidienne et collective des jeunes, en privilégiant l’accompagnement vers l’autonomie et le sens des responsabilités.
Si les objectifs varient en fonction des situations particulières des jeunes, les constantes seraient dans tous les cas : l’apprentissage de l’autonomie, l’expérimentation de la séparation, la mise à distance des tensions familiales sur le temps scolaire, ou encore la réduction des conduites à risques (mises en danger, fréquentations...).

Le fonctionnement est basé sur une entrée-sortie permanente décidée par l’équipe d’une semaine sur l’autre ou à la demande des services sociaux.
Les familles sont étroitement associées au projet d’internat relais. Une maison d’accueil, située quartier Saint-Jean, permet de les recevoir durant les weekends et les vacances scolaires. Le projet favorise les échanges et les réflexions autour de la prise en charge de leur enfant. Ainsi, les familles sont sollicitées pour participer à l’organisation du petit déjeuner collectif.
Après 16 h, les élèves bénéficient d’un temps d’aide aux devoirs, jusqu’au moment du dîner pris au lycée Charles Nodier. Ensuite, ils montent à l’internat où différentes activités leur sont organisées : courts métrages, blog, activités sportives ou culturelles.
Depuis décembre, l’équipe au complet (enseignants, infirmière, éducateur spécialisé stagiaire, assistants d’éducation) porte cette structure qui a déjà accueilli huit jeunes (quatre filles et quatre garçons)".

Témoignage de Lorine, 16 ans, élève bénéficiant de l’internat relais

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole

"Bonjour,
Je suis en classe de 3e, j’habite à Marnoz et je dépends du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains.
Depuis le 6 janvier, je suis en classe relais à cause de mes nombreuses absences et de mon manque de motivation qui se faisaient ressentir sur mes notes.
La classe relais m’a aidée à retrouver la motivation pour venir assidument en cours et pour me donner envie de travailler. Je me sens rassurée et entourée.
Je vais à l’internat car j’habite loin et il y avait des tensions à la maison. Maintenant, j’ai un bon rythme de travail. Des personnes sont présentes pour nous aider à faire nos devoirs ou nous écouter lorsque l’on ne va pas bien. C’est également plus calme qu’à la maison et il y a une bonne ambiance, car nous nous entendons tous bien. Grâce à la classe relais et aux personnes présentes là-bas, j’ai même réussi à trouver ma voie dans le domaine de l’esthétique, ce qui m’a aidée à retrouver le sourire et à me sentir bien dans ma peau."

Synthèse dispositif Internat relais 2013 - 2014

Un projet d’intégration partenarial

Les nombreux partenaires institutionnels et associatifs sont fédérés au sein d’un réseau :
- les collectivités territoriales (Conseil régional, Conseil général et Commune), représentées par de nombreux élus
- la Protection judiciaire de la jeunesse
- la Maison d’enfants à caractère social de Jouhe, représentée par son directeur Philippe Genestrier
- les Pupilles de l’enseignement public (P.E.P.) du Jura et l’Association de sauvegarde de l’enfant à l’adulte du Jura (A.S.E.A.J.), représentée par Alain Girardet, responsable du pôle Enfance famille de Dole, et
- le lycée partenaire Charles Nodier de Dole, représenté par son proviseur Frédéric Schwalm.
Une mutualisation est instaurée entre l’éducation nationale, les collectivités territoriales, le milieu associatif, la protection des mineurs et les établissements scolaires. Depuis novembre dernier, une convention lie les Pupilles de l’enseignement public (P.E.P.) du Jura, l’Association de sauvegarde de l’enfance du Jura et le dispositif relais Jura Nord.

Ce dispositif repose sur une collaboration entre le collège de l’Arc de Dole et les
collèges d’origine des élèves du district de Dole, de Salins-les-Bains et de Poligny.

Contacts

Chantal Buisson, coordonnatrice du dispositif relais
Gilles Grillot, principal du collège de l’Arc

Collège de l’Arc - Dole

 
mercredi 5 février 2014

Utilisation grandissante du numérique à l’école élémentaire de Grand’Combe-Châteleu

Le 27 janvier, le recteur est venu à la rencontre d’une classe de cours préparatoire dont le quotidien a été transformé par l’utilisation du numérique

Derrière ses murs à l’architecture remarquable datant du XIXe siècle, l’école de Grand’Combe-Châteleu assure le déploiement du numérique dans ses classes, avec le soutien de collectivités territoriales. En matière d’offre numérique, la commune est même "pilote" sur le secteur du Val de Morteau.

Un environnement numérique plus intuitif

La classe de Virginie Coulot compte 22 élèves de cours préparatoire (C.P.). Depuis septembre 2013, l’enseignante dispose d’un vidéoprojecteur interactif (V.P.I.) qui sert de support d’exercices à ses élèves.

Lors de la visite, la classe était scindée en trois ateliers : pendant que l’un des groupes utilisait l’outil numérique, les deux autres travaillaient en autonomie sans support informatique. Les rôles se sont ensuite inversés et chaque écolier a été amené à passer d’un atelier à l’autre.
L’objectif de la séance consistait à repérer des nombres de deux chiffres et à comprendre leur signification en fonction de leur position. Il s’agissait plus particulièrement de saisir la différence entre les dizaines et les unités.

Trois exercices étaient proposés aux écoliers :
- le puzzle du tableau des nombres
- le jeu des jetons
- le dénombrement de grandes quantités en utilisant les groupements par dix.
À la fin des ateliers, l’enseignante a procédé à une restitution commune sur le vidéoprojecteur interactif en faisant participer l’ensemble de la classe.

Depuis l’utilisation de supports numériques, Virginie Coulot a remarqué une participation accrue de ses élèves à l’oral. En effet les écoliers osent davantage prendre la parole et faire des propositions. Ils n’ont plus peur de se tromper, même les plus réservés. Commettre une erreur n’est plus considéré comme une sanction, mais au contraire, cette étape devient propice à la réflexion et permet aux élèves de progresser à leur rythme.

Une relation au travail repensée

Depuis la rentrée dernière, deux classes élémentaires, une classe de C.P. et une classe de C.M.2. sont équipées de V.P.I. et d’ordinateurs. Toutes les classes bénéficient de branchements A.D.S.L.

Classe de C.P. à l'école de Grand'Combe-Châteleu

Parallèlement à cette installation matérielle, les enseignants disposant de V.P.I., ont été accompagnés et formés, afin d’optimiser leur utilisation et d’adapter leur enseignement. Ainsi, le recours croissant au numérique en classe aboutit à une appropriation conjointe des usages pédagogiques du numérique par les élèves et par leurs enseignants.

Le V.P.I. apporte une réelle plus-value à l’enseignement : le traditionnel tableau blanc devient une surface dynamique et interactive, permettant de remobiliser les élèves et d’aborder les notions de manière différenciée. Toutes les classes devraient progressivement être équipées en tableaux numériques interactifs (T.N.I.).

L’école participera également à l’expérimentation d’un environnement numérique de travail (E.N.T.) pour le premier degré. Cet espace se compose de cinq principaux modules : un mini-mail, un classeur pour stocker des documents, un cahier de textes pour chaque classe, un blog et un agenda des manifestations de l’école. Cette interface collaborative s’adresse à tous les usagers du système scolaire du premier degré et à ses partenaires éducatifs. Elle favorise également les échanges entre l’enseignant, les élèves et leurs parents.

Contact

Carole Vieille, directrice de l’école
Tél. 03 81 68 81 19

 
vendredi 31 janvier 2014

Géométrie numérique à l’école primaire Cyril Clerc de Pontarlier

Mieux appréhender la géométrie grâce au numérique, dans le cadre des activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.)

Lors de sa visite, le 27 janvier, le recteur Éric Martin, a pu observer une séance d’activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) animée par Dominique Ménétrier, professeur des écoles et également animateur numérique de circonscription. Le recteur a ainsi apprécié les usages du numérique et l’investissement des enseignants de cette école résolument tournée vers les pédagogies numériques.

Le projet d’école s’inscrit plus particulièrement dans une dynamique de culture du numérique dans l’ensemble de la circonscription de Pontarlier. L’installation des écoles numériques rurales (E.N.R.) s’y est faite en trois phases, avec 21 écoles équipées en tableaux numériques interactifs (T.N.I.) et ordinateurs, un record dans le département du Doubs.

Une approche plus ludique de la géométrie en C.E.2. et C.M.1.

Quatrième d’une séquence de six, la séance proposée avait pour objectif d’apporter une aide à cinq élèves rencontrant des difficultés dans l’apprentissage de la géométrie. La salle divisée en deux espaces pour les élèves de C.E.2. et de C.M.1. permettait à l’enseignant de proposer aux enfants des exercices différents. Dominique Ménétrier met ainsi en avant "l’intérêt d’une pédagogie différenciée et individualisée avec les élèves".

- Un travail coopératif grâce au tableau numérique

Mieux appréhender la géométrie à l'école primaire Cyril Clerc de Pontarlier D’un côté de la salle, trois élèves de C.E.2. travaillent avec un tableau numérique interactif (T.N.I.). L’un des élèves dicte le programme de construction d’une figure simple à un autre élève qui doit reproduire celui-ci à main levée sur le T.N.I. Les consignes et le tracé à main levée sont mémorisés avec un enregistreur numérique. Les élèves échangent les rôles. Les productions et les modèles originaux sont affichés. S’en suit une discussion collective sur la pertinence des réalisations.
Il s’agit de trouver ensemble le vocabulaire adéquat et d’enregistrer le programme idéal pour une diffusion ultérieure à toute la classe.
En parallèle, ces mêmes élèves travaillent sur une activité Tangram, afin de manipuler les figures usuelles avec le logiciel "1, 2, 3… Cabri, je fais des maths".
Ainsi, Shan, Tarik et Rickenson passent d’une activité en binôme à un travail en autonomie, ce qui leur permet de maintenir leur attention sur deux tâches complémentaires.

- Repenser la construction géométrique sur écran et sur papier
De l’autre côté de la salle, Ines et Emrick, deux élèves de C.M.1. travaillent sur ordinateur avec le logiciel GéoGébra. Ils réalisent des tracés sur papier en suivant une animation flash sur l’écran, réalisée avec le logiciel Instrumenpoche.
L’écolier a la possibilité de marquer une pause ou de relire l’animation autant de fois que nécessaire.
Parallèlement, un travail sur GéoGébra est réalisé afin de reproduire des figures données.

Venir en aide aux élèves en difficulté

Les activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) s’adressent en priorité aux élèves ayant des difficultés dans les apprentissages fondamentaux et selon des besoins identifiés par l’enseignant.

Une méconnaissance du vocabulaire spécifique à la géométrie et une difficulté dans la manipulation des outils de tracé justifient une aide dans le cadre des A.P.C. L’usage du numérique vise ici à lever les obstacles perçus chez les élèves lors de leur tracé sur papier. À l’issue des six séances, les écoliers pourront appliquer le travail mené en A.P.C. lors d’une séance de géométrie en classe.

Les activités pédagogiques complémentaires ont pour objectifs de permettre aux élèves :
- de bien comprendre des consignes ou explications en classe
- d’assimiler le vocabulaire spécifique à la géométrie
- d’améliorer la participation effective aux séances en classe
- d’être capable de reformuler
- d’être capable de mieux soigner son travail et d’être de plus en plus rigoureux.

Mieux appréhender la géométrie à l'école primaire Cyril Clerc de Pontarlier Les A.P.C. s’inscrivent dans un cadre spécifique, facilitant la différentiation pédagogique.
"La posture de l’enseignant est différente : il est plus proche de l’élève, davantage disponible et mobile", souligne le recteur.
"L’élève quant à lui, se trouve dans un lieu différent de la salle de classe ordinaire. Plus calme et spacieux, il favorise la mobilité et la prise de parole. Le statut de l’erreur y est tout autre, il ne s’agit pas de sanctionner et décourager l’élève, mais au contraire de l’aider à reconstruire sa réponse, en lui donnant le temps de réfléchir et en respectant son rythme", explique Dominique Ménétrier

Dans ce contexte, l’usage du numérique est propice à la mise au travail des élèves, favorisée par l’attractivité du matériel et des supports de travail. L’apprentissage est plus ludique, l’aide apportée est interactive et les élèves travaillent de manière autonome. Ils ont la possibilité de revenir en arrière, de se tromper, de relire et de réécouter les consignes.

Le recteur a profité de cette visite pour rappeler les trois avantages essentiels du numérique à l’école :
- remettre l’élève au travail de manière immédiate,
- proposer une pédagogie différenciée pour chaque élève, répondant de manière plus spécifique à leurs besoins
- favoriser l’évaluation positive, afin de tenir compte des efforts réalisés par l’élève et ne pas le décourager.

Maths et Tiques
Matoumatheux

Contact

Dominique Ménétrier, professeur des écoles - animateur numérique de la circonscription de Pontarlier

 
mardi 28 janvier 2014

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité

Ce 27 janvier 2014, date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le recteur a rencontré deux classes du lycée Pierre-Adrien Pâris impliquées dans la commémoration de cette journée riche de signification

Depuis 2003, le 27 janvier a été choisi conjointement par la France et l’Allemagne comme journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Enseigner le devoir de mémoire et engager la réflexion

Tous les ans, Sandrine Valdo, professeur de lettres et histoire-géographie, sensibilise ses élèves au devoir de mémoire, à travers des travaux thématiques réalisés en classe et des visites de musées ou de camps de concentration.

L’an dernier, lors d’un séjour en Allemagne, les élèves ont visité le camp de Buchenwald. Ils se sont également rendus à Berlin, où ils ont pu se rendre compte de l’horreur perpétrée à l’encontre des communautés persécutées, à travers la visite du Musée Juif, des caves de la Gestapo et du Musée de la terreur. À leur retour, une exposition a été réalisée au centre de documentation et d’information (C.D.I.), sensibilisant ainsi l’ensemble des élèves du lycée.

Cette année, avec neuf élèves de première année de bac professionnel Maintenance des systèmes énergétiques, Sandrine Valdo a préparé une séquence qui aborde la thématique de "La France de 1940 à 1946 : L’état français, régime autoritaire et collaboration". Un travail a notamment été réalisé sur la parole antisémite et sur la persécution des juifs.

Elle a également travaillé avec onze élèves de la classe de C.A.P. Menuisier fabricant, sur la question des Guerres et des conflits au XXe siècle avec pour étude de cas : le génocide un crime contre l’humanité.

Des élèves particulièrement sensibilisés

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité - © Jean-Luc Manso - L'Est RépublicainLors de la visite, le recteur Éric Martin a pu observer une séance de cours où des élèves de première année de bac professionnel et de C.A.P., réunis par groupes, devaient se pencher sur différentes thématiques :

- la collaboration en France
- les rafles et les camps d’internements en France
- le système concentrationnaire.

Les deux classes ont abordé les mêmes thèmes sous des angles variés, à travers des documents différenciés et adaptés à leur niveau scolaire. Les lycéens ont travaillé en autonomie et en échangeant leurs points de vue pour aboutir à une restitution commune.

À la fin de la visite, le recteur a engagé avec les élèves, une réflexion sur la question des génocides du XXe siècle, les crimes contre l’humanité et la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci leur a également rappelé les valeurs humanistes qui fondent la démocratie. Il a tenu à réaffirmer l’importance du devoir de mémoire.

Apporter des réponses aux interrogations d’élèves intéressés

Comme l’indique Sandrine Valdo, les élèves sont sensibilisés à la question de la Shoah et des génocides : "ils se sentent interpellés et ils me posent beaucoup de questions". Par exemple :
"Comment un homme a pu avoir l’idée d’exterminer des juifs", "pourquoi les juifs ?", ou encore "Est-ce que cela pourrait se reproduire aujourd’hui ?"
Elle souligne que les élèves prennent conscience de la barbarie nazie, de l’horreur des camps de concentration et de la persécution d’un peuple."

Pour l’enseignante, il semble extrêmement important d’aborder le génocide juif tout en montrant par ailleurs, qu’il y a eu d’autres génocides dans l’Histoire, par exemple le génocide arménien en 1915, ou encore le génocide du Rwanda en 1994. Cette résonance plus contemporaine permet de rappeler que les génocides n’appartiennent pas seulement au passé.

La communauté éducative, relais dans la transmission de la mémoire

Près de soixante-dix ans après la découverte des crimes commis lors de la Shoah, cette journée est l’occasion de rappeler les valeurs qui fondent notre démocratie et le socle de l’éducation à la citoyenneté. En effet, il est important de transmettre cet héritage historique, de perpétuer le souvenir et de sensibiliser les jeunes citoyens de demain. En ce sens, l’École de la République joue un rôle primordial pour éveiller l’esprit civique.

La question des génocides est étudiée, avec des modalités différentes, de l’école primaire au lycée. Ainsi, au cours de leur scolarité, tous les élèves abordent au moins trois fois cette question dans le cadre des programmes d’histoire-géographie.

Journée du 27 janvier - Ministère de l’éducation nationale
Journée du 27 janvier - Éduscol

Contact

Olivier Apollon, référent académique mémoire et citoyenneté
Jean-Luc Gorgol, proviseur
Sandrine Valdo, professeur de lettres et histoire-géographie

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Lycée professionnel
Lycée des métiers de la construction durable
Pierre-Adrien Pâris - Besançon
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