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Rubrique Visites du recteur

mercredi 12 mars 2014

Journée de la femme : sensibilisation et mobilisation des élèves pour les droits des femmes et l’égalité hommes-femmes

Le 8 mars, c’est tous les jours. Fort de cet adage, le recteur Éric Martin a rencontré des élèves de seconde du lycée Jules Viette de Montbéliard le 13 mars dernier, dans le cadre d’une action pour la Journée de la Femme.

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marie Renault, inspecteur d’académie du Doubs et de Dominique Chatté chargée de mission académique à l’égalité filles-garçons, a été reçu par Robert Natale, proviseur du lycée Viette.

Lors de cette matinée, se sont tenus sept ateliers regroupant 92 élèves de seconde générale, technologique et professionnelle. L’objectif était d’amorcer chez les élèves une prise de conscience de l’influence des stéréotypes dans les jugements sur autrui et l’orientation.

Des ateliers pour engager la réflexion et remédier aux préjugés et aux stéréotypes

Un premier temps fort a conduit les élèves à réfléchir sur la signification du terme stéréotype et sur sa représentation. Cet exercice leur a permis d’exprimer leur ressenti sur l’impact des préjugés dans leurs comportements et leurs choix d’orientation. "Un préjugé, c’est quand, même sans nous connaître, on nous juge", dit Alexandre, élève de seconde Bac pro à l’animatrice de l’atelier, Valérie Lamacq déléguée régionale de l’association "Elles bougent" dont l’objectif est de favoriser l’orientation des filles vers les études et carrières scientifiques et techniques.

Dans un second temps, les élèves ont participé a un jeu interactif : la ligne blanche des stéréotypes. L’espace était divisé en deux par une ligne imaginaire. Chaque espace était nommé : l’un " Pour ", l’autre " Contre ". Les élèves devaient alors se positionner face à l’énonciation d’un stéréotype et développer leurs arguments.

Atelier mur des préjugésLes autres ateliers ont été tout aussi ludiques et créatifs. On y a commenté le mur des préjugés qui reprenait des phrases de la vie quotidienne, auxquelles on ne prête même plus attention. On y a parlé des métiers d’homme ou de femme, de la répartition des tâches au sein des foyers. Et l’on a observé que des avancées étaient perceptibles dans les représentations qu’en ont les élèves.

Ces ateliers ont été animés par des membres de l’équipe éducative du lycée Viette, mais aussi par des femmes du collectif égalité-mixité de Montbéliard et du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (C.D.I.F.F.). Leurs interventions régulières dans les établissements scolaires permettent de sensibiliser les jeunes à l’égalité entre les filles et les garçons. Ce travail de décryptage des paroles et des comportements contribue à apprendre le respect mutuel et à mieux vivre ensemble.

Le lycée Viette particulièrement investi dans les actions menées en direction des jeunes filles

Dans le groupe de filles de l’atelier mené par Katia Mougey, professeure de génie mécanique, également membre de "Elles bougent", on a pu entendre "Le lycée Viette, c’est un lycée de garçons". Et pourtant, le lycée qui ne comptait que 14 % de filles il y a quelques années peut être fier d’afficher aujourd’hui le chiffre de 30 % de filles parmi ses élèves.

atelier sensibilisation stéréotypesUne véritable synergie s’est mise en place au service de l’égalité et se déploie tout au long de l’année dans la vie du lycée de l’automobile et de la mécanique. Grâce aux actions menées régulièrement, les filles savent qu’elles peuvent désormais s’épanouir et développer des compétences dans des filières qui ne sont plus seulement réservées qu’aux garçons.

Le travail de fond mené sur la déconstruction des stéréotypes de genre fait que chaque élève, fille ou garçon, gagne peu à peu la liberté de choisir l’orientation qui lui permettra de se réaliser pleinement, sans avoir à censurer ses aspirations ni être jugé par les autres.

Le lycée Viette, un lycée de filles et de garçons ? Le présent l’atteste et prépare l’avenir de ces jeunes qui auront le droit d’accéder aux métiers de leur choix. C’est ainsi qu’ils pourront construire la société de demain qui a besoin de toutes les énergies et de toutes les compétences.

Objectifs mixité et égalité : des formations ouvertes à toutes et à tous

Les acteurs de l’École agissent de concert dans l’optique de favoriser la mixité et l’égalité dans le système éducatif par la déconstruction des stéréotypes de genre afin de rééquilibrer les filières.
Cet engagement repose sur la convention interministérielle du 7 février 2013, pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018.

Elle repose sur trois grands axes :
- la transmission d’une culture de l’égalité entre les sexes,
- l’engagement pour la mixité dans toutes les filières de formation,
- la promotion du respect mutuel entre les sexes.

Contacts

Daniel Parent, proviseur adjoint
Katia Mougey, enseignante
Tél. 03 81 99 84 84

Lycée Jules Viette - Montbéliard

Journée internationale de la femme - citoyenneté et solidarité

Ministère des droits des femmes

Objectif égalité Onisep

 
lundi 10 février 2014

L’inclusion scolaire des élèves allophones : les modalités spécifiques au collège Camus de Besançon

Accueilli par Daniel Vienney, principal du collège, le recteur a rencontré élèves allophones et professeurs le 28 janvier dernier

En référence aux textes réglementaires, on parle aujourd’hui "d’élèves allophones arrivants", c’est à dire d’élèves dont les langues premières sont autres que le français. Dans la plupart des cas, ces enfants ou adolescents ont déjà des compétences plurilingues à leur arrivée.

L’apprentissage intensif du français est un facteur essentiel d’intégration sociale. Pratiquer la langue de son pays d’accueil permet d’accéder à la culture et favorise l’égalité des chances en n’interrompant pas la dynamique des apprentissages. L’institution scolaire est de ce fait le lieu déterminant de cette acquisition.

Un dispositif d’inclusion scolaire efficace

Créée en 2000, l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (U.P.E.2A.) du collège Albert Camus, auparavant appelée "classe d’accueil" (C.L.A.), scolarise des élèves allophones nouvellement arrivés.

Cette année, 18 filles et 34 garçons venant de 22 pays* et parlant plus de trente langues ont rejoint le collège.
L’inclusion scolaire se fait sur plusieurs niveaux et le parcours d’inclusion s’effectue selon les progrès en français et en fonction des apprentissages scolaires précédemment réalisés. Un bilan de positionnement linguistique et scolaire est réalisé à l’arrivée des élèves, de façon à s’appuyer sur leurs compétences déjà acquises. Cinq collégiens sont actuellement en cours de positionnement.

Le premier niveau d’inclusion concerne les élèves nouvellement arrivés, en besoin d’apprentissage complet du français. L’inclusion se fait dans une classe correspondant à leur âge, en cours d’éducation physique et sportive (E.P.S.) et de langues vivantes. Les élèves bénéficient d’un apprentissage intensif en français langue seconde de scolarisation.

Le deuxième niveau intègre les élèves ayant souvent douze mois de pratique du français en phase d’approfondissement, avec inclusion dans quelques disciplines pour l’apprentissage de leur français spécifique, ainsi que des modalités d’évaluation individualisée et adaptée. Les élèves bénéficient d’une aide personnalisée, "appelée soutien linguistique". Ces deux niveaux scolarisent 44 élèves.

Huit élèves ont intégré le niveau trois. Ce sont les élèves en inclusion complète (ou quasi-complète) bénéficiant encore si besoin est d’un suivi en français et en mathématiques. Ils partagent les cours ordinaires en classe de 3e, 4e et 5e.

Enfin, lorsque les élèves quittent le collège pour le lycée avec un projet d’orientation, un dispositif de liaison inter-cycle mis en place par le C.A.S.N.A.V. facilite leur poursuite de scolarité.

Le défi de l’école inclusive : un projet collectif

Lors de la visite, les élèves ont présenté les différents travaux réalisés depuis la rentrée. Le blog plurilingue "migrations à Besançon" illustre le fruit de ce travail :
- projet avec la médiathèque Pierre Bayle qui aboutira en juin à une représentation plurilingue (en français et en langue d’origine des élèves)
- participation à l’inauguration de la maison Victor Hugo et aux parcours de Victor Hugo
- projection des témoignages filmés des élèves à l’occasion de l’inauguration de la maison Victor Hugo.

Ce sont autant d’initiatives, aux multiples facettes, reflétant les origines plurielles de ces élèves, la construction de leur identité bi-plurilingue, l’accueil dans la langue et la culture française étant déterminant.

Après la présentation, une table ronde a permis à l’équipe pédagogique, aux différents partenaires et aux acteurs locaux d’étayer une réflexion collective sur le thème de "la richesse de la présence des élèves d’U.P.E2A. en collège ordinaire". Un élu a ainsi rappelé que "l’on peut être fier que l’éducation nationale puisse organiser l’accueil et l’éducation de ces enfants. Ceux-ci ont une vision extraordinaire de la France. Et c’est un honneur pour l’éducation nationale que de leur apporter cette qualité d’enseignement".

En ce sens, le recteur a rappelé tout l’enjeu de la mission éducative, en faisant écho à la célèbre citation de Victor Hugo "La liberté commence où l’ignorance finit". Il a également tenu à souligner l’importance de la visibilité accordée aux U.P.E.2A., qu’il s’agisse de celles pour élèves allophones ou pour élèves issus de familles itinérantes et de voyageurs. Ces élèves ont des profils très complexes, parfois difficiles à cerner, nécessitant une expertise particulière, un enseignement spécifique et un suivi long. Et comme l’indique Tanja Nikolava, de l’association Miroirs de femmes, reflets du monde, "malgré les difficultés on peut y arriver".

À la fin de la visite le recteur s’est entretenu avec les enseignants de l’U.P.E.2.A. Il leur a notamment demandé quelle était leur satisfaction à la fin de l’année scolaire. Ceux-ci lui ont indiqué la chance qu’ils ont de tisser des liens particuliers avec leurs élèves et de les suivre pendant plusieurs années. Ils les voient gagner en assurance, évoluer en classe et s’épanouir. Il devient alors plus facile de communiquer avec eux. Les échanges sont privilégiés permettant de dresser des ponts entre leur vécu actuel d’élève et leur savoir-faire antérieurs à l’arrivée en France.

De l’inclusion scolaire à l’intégration

Classe UP2A Les élèves allophones arrivent avec un bagage linguistique, culturel et scolaire. L’apprentissage du français leur permet de transposer leurs savoir faire et de valoriser leurs compétences. Pour le recteur Éric Martin, "il est important de faire le lien entre la culture d’origine de ces collégiens et la culture française". Des acteurs locaux soutiennent le collège dans cette dynamique de construction de passerelles. C’est le cas de l’association Miroirs de femmes, reflets du monde, La ligue de l’enseignement du Doubs et la médiathèque de Besançon qui s’impliquent vivement dans la valorisation des richesses des cultures d’origine.

En dépit de parcours parfois difficiles, ces jeunes gens ont soif d’apprendre et sont des exemples à suivre. Ils donnent une réelle leçon de vie aux autres élèves du collège, parfois peu enclins à travailler. Ils parviennent à leur redonner la motivation perdue. Dès lors, les interactions et la diversité des parcours sont propices à un enrichissement mutuel des collégiens. Le principal Daniel Vienney souligne d’ailleurs l’absence de gestes à caractère raciste au sein de l’établissement et il met en exergue le lien fort existant entre l’U.P.E.2A. et le reste du collège.

Contacts

Daniel Vienney, principal
Tél. 03 81 50 51 24
Collège Albert Camus de Besançon

Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs C.A.S.N.A.V.

Organisation des Casnav : circulaire n° 2012-143 du 2-10-2012

Organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés : circulaire n° 2012-141 du 2-10-2012

*Algérie, Arménie, Azerbaidjan, Cameroun, France, Grèce, Irak, Irlande, Italie, Kenya, Kosovo, Lybie, Mali, Maroc, Mongolie, Montenegro, Portugal, Sri-Lanka, Tchétchénie , Thaïlande, Turquie, Yemen.

 
jeudi 6 février 2014

Inauguration de l’internat relais du collège de l’Arc à Dole

Un projet original, unique en France, pour prévenir le décrochage scolaire et encadrer les élèves en difficulté

L’internat relais, extension du dispositif "classe relais"

Le 24 janvier, le recteur Éric Martin et l’inspecteur académique du Jura, Jean-Marc Milville, ont participé au séminaire d’installation de l’internat relais du collège de l’Arc.
En présence de nombreux élus et de tous les partenaires, ce séminaire a été l’occasion de rappeler le fonctionnement de la classe relais et de présenter le nouvel internat relais. Ces deux dispositifs s’inscrivent pleinement dans la lutte contre le décrochage scolaire.

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole L’académie compte une douzaine de classes relais. Celle du collège de l’Arc fonctionne depuis plus de dix ans maintenant, sous la coordination de Chantal Buisson.

Le dispositif relais Jura Nord

Ouvert en 1999, le dispositif relais Jura Nord est une structure destinée à accueillir des élèves de collège ou de lycée, de moins de 16 ans, entrés dans un processus de rupture, voire de rejet de l’institution scolaire ; rupture qui se manifeste de différentes façons : déscolarisation totale, absentéisme, comportements inadaptés, passivité…

L’objectif essentiel est de réinscrire durablement ces élèves dans un parcours de réussite au sein d’une formation (générale, technologique ou professionnelle), en les engageant, de façon simultanée, dans un processus de réinvestissement des apprentissages et de resocialisation.

C’est un dispositif de bassin : les élèves sont issus de treize collèges. En général, c’est l’équipe de l’établissement qui repère les signes du décrochage en vue de proposer des modalités d’accompagnement adaptées au profil des jeunes gens. Une équipe pluridisciplinaire prend en charge ces élèves, à temps plein ou à temps partiel, sur une durée variable (de quelques semaines à plusieurs mois).

Au total sur les cinq dernières années, 150 élèves de la sixième à la seconde ont été accueillis, majoritairement des élèves de quatrième et troisième. La répartition filles - garçons est quasiment équilibrée, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des autres dispositifs du même type.

L’internat relais, un tremplin scolaire et social

L’internat relais qui a ouvert le 12 décembre cible ainsi les jeunes rencontrant d’importantes difficultés sociales et familiales, se retrouvant par là même en situation de marginalisation et d’échec scolaires. En ce sens, il propose un accueil adapté, en vue d’une réinsertion en classe ou d’une insertion professionnelle.

Il apporte une dimension éducative hors du temps scolaire et peut répondre à de réels besoins de sécurité pour certains élèves.

L’action pédagogique et éducative vise à favoriser la resocialisation, restaurer l’estime de soi et réinvestir l’élève dans les apprentissages et le travail autour du projet personnel et professionnel. L’internat-relais privilégie ainsi une appréhension globale des situations et la recherche de solutions plurielles et cohérentes.
La sortie du dispositif implique un projet partagé entre l’équipe du dispositif relais, la famille et l’établissement qui assurera la suite du parcours de l’élève.

Propos de Chantal Buisson, enseignante et coordonnatrice du dispositif relais

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole "Nous avons voulu un internat dans la continuité du dispositif relais avec l’idée de poursuivre la prise en charge quotidienne et collective des jeunes, en privilégiant l’accompagnement vers l’autonomie et le sens des responsabilités.
Si les objectifs varient en fonction des situations particulières des jeunes, les constantes seraient dans tous les cas : l’apprentissage de l’autonomie, l’expérimentation de la séparation, la mise à distance des tensions familiales sur le temps scolaire, ou encore la réduction des conduites à risques (mises en danger, fréquentations...).

Le fonctionnement est basé sur une entrée-sortie permanente décidée par l’équipe d’une semaine sur l’autre ou à la demande des services sociaux.
Les familles sont étroitement associées au projet d’internat relais. Une maison d’accueil, située quartier Saint-Jean, permet de les recevoir durant les weekends et les vacances scolaires. Le projet favorise les échanges et les réflexions autour de la prise en charge de leur enfant. Ainsi, les familles sont sollicitées pour participer à l’organisation du petit déjeuner collectif.
Après 16 h, les élèves bénéficient d’un temps d’aide aux devoirs, jusqu’au moment du dîner pris au lycée Charles Nodier. Ensuite, ils montent à l’internat où différentes activités leur sont organisées : courts métrages, blog, activités sportives ou culturelles.
Depuis décembre, l’équipe au complet (enseignants, infirmière, éducateur spécialisé stagiaire, assistants d’éducation) porte cette structure qui a déjà accueilli huit jeunes (quatre filles et quatre garçons)".

Témoignage de Lorine, 16 ans, élève bénéficiant de l’internat relais

Inauguration de l'internat relais du collège de l'Arc à Dole

"Bonjour,
Je suis en classe de 3e, j’habite à Marnoz et je dépends du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains.
Depuis le 6 janvier, je suis en classe relais à cause de mes nombreuses absences et de mon manque de motivation qui se faisaient ressentir sur mes notes.
La classe relais m’a aidée à retrouver la motivation pour venir assidument en cours et pour me donner envie de travailler. Je me sens rassurée et entourée.
Je vais à l’internat car j’habite loin et il y avait des tensions à la maison. Maintenant, j’ai un bon rythme de travail. Des personnes sont présentes pour nous aider à faire nos devoirs ou nous écouter lorsque l’on ne va pas bien. C’est également plus calme qu’à la maison et il y a une bonne ambiance, car nous nous entendons tous bien. Grâce à la classe relais et aux personnes présentes là-bas, j’ai même réussi à trouver ma voie dans le domaine de l’esthétique, ce qui m’a aidée à retrouver le sourire et à me sentir bien dans ma peau."

Synthèse dispositif Internat relais 2013 - 2014

Un projet d’intégration partenarial

Les nombreux partenaires institutionnels et associatifs sont fédérés au sein d’un réseau :
- les collectivités territoriales (Conseil régional, Conseil général et Commune), représentées par de nombreux élus
- la Protection judiciaire de la jeunesse
- la Maison d’enfants à caractère social de Jouhe, représentée par son directeur Philippe Genestrier
- les Pupilles de l’enseignement public (P.E.P.) du Jura et l’Association de sauvegarde de l’enfant à l’adulte du Jura (A.S.E.A.J.), représentée par Alain Girardet, responsable du pôle Enfance famille de Dole, et
- le lycée partenaire Charles Nodier de Dole, représenté par son proviseur Frédéric Schwalm.
Une mutualisation est instaurée entre l’éducation nationale, les collectivités territoriales, le milieu associatif, la protection des mineurs et les établissements scolaires. Depuis novembre dernier, une convention lie les Pupilles de l’enseignement public (P.E.P.) du Jura, l’Association de sauvegarde de l’enfance du Jura et le dispositif relais Jura Nord.

Ce dispositif repose sur une collaboration entre le collège de l’Arc de Dole et les
collèges d’origine des élèves du district de Dole, de Salins-les-Bains et de Poligny.

Contacts

Chantal Buisson, coordonnatrice du dispositif relais
Gilles Grillot, principal du collège de l’Arc

Collège de l’Arc - Dole

 
mercredi 5 février 2014

Utilisation grandissante du numérique à l’école élémentaire de Grand’Combe-Châteleu

Le 27 janvier, le recteur est venu à la rencontre d’une classe de cours préparatoire dont le quotidien a été transformé par l’utilisation du numérique

Derrière ses murs à l’architecture remarquable datant du XIXe siècle, l’école de Grand’Combe-Châteleu assure le déploiement du numérique dans ses classes, avec le soutien de collectivités territoriales. En matière d’offre numérique, la commune est même "pilote" sur le secteur du Val de Morteau.

Un environnement numérique plus intuitif

La classe de Virginie Coulot compte 22 élèves de cours préparatoire (C.P.). Depuis septembre 2013, l’enseignante dispose d’un vidéoprojecteur interactif (V.P.I.) qui sert de support d’exercices à ses élèves.

Lors de la visite, la classe était scindée en trois ateliers : pendant que l’un des groupes utilisait l’outil numérique, les deux autres travaillaient en autonomie sans support informatique. Les rôles se sont ensuite inversés et chaque écolier a été amené à passer d’un atelier à l’autre.
L’objectif de la séance consistait à repérer des nombres de deux chiffres et à comprendre leur signification en fonction de leur position. Il s’agissait plus particulièrement de saisir la différence entre les dizaines et les unités.

Trois exercices étaient proposés aux écoliers :
- le puzzle du tableau des nombres
- le jeu des jetons
- le dénombrement de grandes quantités en utilisant les groupements par dix.
À la fin des ateliers, l’enseignante a procédé à une restitution commune sur le vidéoprojecteur interactif en faisant participer l’ensemble de la classe.

Depuis l’utilisation de supports numériques, Virginie Coulot a remarqué une participation accrue de ses élèves à l’oral. En effet les écoliers osent davantage prendre la parole et faire des propositions. Ils n’ont plus peur de se tromper, même les plus réservés. Commettre une erreur n’est plus considéré comme une sanction, mais au contraire, cette étape devient propice à la réflexion et permet aux élèves de progresser à leur rythme.

Une relation au travail repensée

Depuis la rentrée dernière, deux classes élémentaires, une classe de C.P. et une classe de C.M.2. sont équipées de V.P.I. et d’ordinateurs. Toutes les classes bénéficient de branchements A.D.S.L.

Classe de C.P. à l'école de Grand'Combe-Châteleu

Parallèlement à cette installation matérielle, les enseignants disposant de V.P.I., ont été accompagnés et formés, afin d’optimiser leur utilisation et d’adapter leur enseignement. Ainsi, le recours croissant au numérique en classe aboutit à une appropriation conjointe des usages pédagogiques du numérique par les élèves et par leurs enseignants.

Le V.P.I. apporte une réelle plus-value à l’enseignement : le traditionnel tableau blanc devient une surface dynamique et interactive, permettant de remobiliser les élèves et d’aborder les notions de manière différenciée. Toutes les classes devraient progressivement être équipées en tableaux numériques interactifs (T.N.I.).

L’école participera également à l’expérimentation d’un environnement numérique de travail (E.N.T.) pour le premier degré. Cet espace se compose de cinq principaux modules : un mini-mail, un classeur pour stocker des documents, un cahier de textes pour chaque classe, un blog et un agenda des manifestations de l’école. Cette interface collaborative s’adresse à tous les usagers du système scolaire du premier degré et à ses partenaires éducatifs. Elle favorise également les échanges entre l’enseignant, les élèves et leurs parents.

Contact

Carole Vieille, directrice de l’école
Tél. 03 81 68 81 19

 
vendredi 31 janvier 2014

Géométrie numérique à l’école primaire Cyril Clerc de Pontarlier

Mieux appréhender la géométrie grâce au numérique, dans le cadre des activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.)

Lors de sa visite, le 27 janvier, le recteur Éric Martin, a pu observer une séance d’activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) animée par Dominique Ménétrier, professeur des écoles et également animateur numérique de circonscription. Le recteur a ainsi apprécié les usages du numérique et l’investissement des enseignants de cette école résolument tournée vers les pédagogies numériques.

Le projet d’école s’inscrit plus particulièrement dans une dynamique de culture du numérique dans l’ensemble de la circonscription de Pontarlier. L’installation des écoles numériques rurales (E.N.R.) s’y est faite en trois phases, avec 21 écoles équipées en tableaux numériques interactifs (T.N.I.) et ordinateurs, un record dans le département du Doubs.

Une approche plus ludique de la géométrie en C.E.2. et C.M.1.

Quatrième d’une séquence de six, la séance proposée avait pour objectif d’apporter une aide à cinq élèves rencontrant des difficultés dans l’apprentissage de la géométrie. La salle divisée en deux espaces pour les élèves de C.E.2. et de C.M.1. permettait à l’enseignant de proposer aux enfants des exercices différents. Dominique Ménétrier met ainsi en avant "l’intérêt d’une pédagogie différenciée et individualisée avec les élèves".

- Un travail coopératif grâce au tableau numérique

Mieux appréhender la géométrie à l'école primaire Cyril Clerc de Pontarlier D’un côté de la salle, trois élèves de C.E.2. travaillent avec un tableau numérique interactif (T.N.I.). L’un des élèves dicte le programme de construction d’une figure simple à un autre élève qui doit reproduire celui-ci à main levée sur le T.N.I. Les consignes et le tracé à main levée sont mémorisés avec un enregistreur numérique. Les élèves échangent les rôles. Les productions et les modèles originaux sont affichés. S’en suit une discussion collective sur la pertinence des réalisations.
Il s’agit de trouver ensemble le vocabulaire adéquat et d’enregistrer le programme idéal pour une diffusion ultérieure à toute la classe.
En parallèle, ces mêmes élèves travaillent sur une activité Tangram, afin de manipuler les figures usuelles avec le logiciel "1, 2, 3… Cabri, je fais des maths".
Ainsi, Shan, Tarik et Rickenson passent d’une activité en binôme à un travail en autonomie, ce qui leur permet de maintenir leur attention sur deux tâches complémentaires.

- Repenser la construction géométrique sur écran et sur papier
De l’autre côté de la salle, Ines et Emrick, deux élèves de C.M.1. travaillent sur ordinateur avec le logiciel GéoGébra. Ils réalisent des tracés sur papier en suivant une animation flash sur l’écran, réalisée avec le logiciel Instrumenpoche.
L’écolier a la possibilité de marquer une pause ou de relire l’animation autant de fois que nécessaire.
Parallèlement, un travail sur GéoGébra est réalisé afin de reproduire des figures données.

Venir en aide aux élèves en difficulté

Les activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) s’adressent en priorité aux élèves ayant des difficultés dans les apprentissages fondamentaux et selon des besoins identifiés par l’enseignant.

Une méconnaissance du vocabulaire spécifique à la géométrie et une difficulté dans la manipulation des outils de tracé justifient une aide dans le cadre des A.P.C. L’usage du numérique vise ici à lever les obstacles perçus chez les élèves lors de leur tracé sur papier. À l’issue des six séances, les écoliers pourront appliquer le travail mené en A.P.C. lors d’une séance de géométrie en classe.

Les activités pédagogiques complémentaires ont pour objectifs de permettre aux élèves :
- de bien comprendre des consignes ou explications en classe
- d’assimiler le vocabulaire spécifique à la géométrie
- d’améliorer la participation effective aux séances en classe
- d’être capable de reformuler
- d’être capable de mieux soigner son travail et d’être de plus en plus rigoureux.

Mieux appréhender la géométrie à l'école primaire Cyril Clerc de Pontarlier Les A.P.C. s’inscrivent dans un cadre spécifique, facilitant la différentiation pédagogique.
"La posture de l’enseignant est différente : il est plus proche de l’élève, davantage disponible et mobile", souligne le recteur.
"L’élève quant à lui, se trouve dans un lieu différent de la salle de classe ordinaire. Plus calme et spacieux, il favorise la mobilité et la prise de parole. Le statut de l’erreur y est tout autre, il ne s’agit pas de sanctionner et décourager l’élève, mais au contraire de l’aider à reconstruire sa réponse, en lui donnant le temps de réfléchir et en respectant son rythme", explique Dominique Ménétrier

Dans ce contexte, l’usage du numérique est propice à la mise au travail des élèves, favorisée par l’attractivité du matériel et des supports de travail. L’apprentissage est plus ludique, l’aide apportée est interactive et les élèves travaillent de manière autonome. Ils ont la possibilité de revenir en arrière, de se tromper, de relire et de réécouter les consignes.

Le recteur a profité de cette visite pour rappeler les trois avantages essentiels du numérique à l’école :
- remettre l’élève au travail de manière immédiate,
- proposer une pédagogie différenciée pour chaque élève, répondant de manière plus spécifique à leurs besoins
- favoriser l’évaluation positive, afin de tenir compte des efforts réalisés par l’élève et ne pas le décourager.

Maths et Tiques
Matoumatheux

Contact

Dominique Ménétrier, professeur des écoles - animateur numérique de la circonscription de Pontarlier

 
mardi 28 janvier 2014

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité

Ce 27 janvier 2014, date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le recteur a rencontré deux classes du lycée Pierre-Adrien Pâris impliquées dans la commémoration de cette journée riche de signification

Depuis 2003, le 27 janvier a été choisi conjointement par la France et l’Allemagne comme journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Enseigner le devoir de mémoire et engager la réflexion

Tous les ans, Sandrine Valdo, professeur de lettres et histoire-géographie, sensibilise ses élèves au devoir de mémoire, à travers des travaux thématiques réalisés en classe et des visites de musées ou de camps de concentration.

L’an dernier, lors d’un séjour en Allemagne, les élèves ont visité le camp de Buchenwald. Ils se sont également rendus à Berlin, où ils ont pu se rendre compte de l’horreur perpétrée à l’encontre des communautés persécutées, à travers la visite du Musée Juif, des caves de la Gestapo et du Musée de la terreur. À leur retour, une exposition a été réalisée au centre de documentation et d’information (C.D.I.), sensibilisant ainsi l’ensemble des élèves du lycée.

Cette année, avec neuf élèves de première année de bac professionnel Maintenance des systèmes énergétiques, Sandrine Valdo a préparé une séquence qui aborde la thématique de "La France de 1940 à 1946 : L’état français, régime autoritaire et collaboration". Un travail a notamment été réalisé sur la parole antisémite et sur la persécution des juifs.

Elle a également travaillé avec onze élèves de la classe de C.A.P. Menuisier fabricant, sur la question des Guerres et des conflits au XXe siècle avec pour étude de cas : le génocide un crime contre l’humanité.

Des élèves particulièrement sensibilisés

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité - © Jean-Luc Manso - L'Est RépublicainLors de la visite, le recteur Éric Martin a pu observer une séance de cours où des élèves de première année de bac professionnel et de C.A.P., réunis par groupes, devaient se pencher sur différentes thématiques :

- la collaboration en France
- les rafles et les camps d’internements en France
- le système concentrationnaire.

Les deux classes ont abordé les mêmes thèmes sous des angles variés, à travers des documents différenciés et adaptés à leur niveau scolaire. Les lycéens ont travaillé en autonomie et en échangeant leurs points de vue pour aboutir à une restitution commune.

À la fin de la visite, le recteur a engagé avec les élèves, une réflexion sur la question des génocides du XXe siècle, les crimes contre l’humanité et la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci leur a également rappelé les valeurs humanistes qui fondent la démocratie. Il a tenu à réaffirmer l’importance du devoir de mémoire.

Apporter des réponses aux interrogations d’élèves intéressés

Comme l’indique Sandrine Valdo, les élèves sont sensibilisés à la question de la Shoah et des génocides : "ils se sentent interpellés et ils me posent beaucoup de questions". Par exemple :
"Comment un homme a pu avoir l’idée d’exterminer des juifs", "pourquoi les juifs ?", ou encore "Est-ce que cela pourrait se reproduire aujourd’hui ?"
Elle souligne que les élèves prennent conscience de la barbarie nazie, de l’horreur des camps de concentration et de la persécution d’un peuple."

Pour l’enseignante, il semble extrêmement important d’aborder le génocide juif tout en montrant par ailleurs, qu’il y a eu d’autres génocides dans l’Histoire, par exemple le génocide arménien en 1915, ou encore le génocide du Rwanda en 1994. Cette résonance plus contemporaine permet de rappeler que les génocides n’appartiennent pas seulement au passé.

La communauté éducative, relais dans la transmission de la mémoire

Près de soixante-dix ans après la découverte des crimes commis lors de la Shoah, cette journée est l’occasion de rappeler les valeurs qui fondent notre démocratie et le socle de l’éducation à la citoyenneté. En effet, il est important de transmettre cet héritage historique, de perpétuer le souvenir et de sensibiliser les jeunes citoyens de demain. En ce sens, l’École de la République joue un rôle primordial pour éveiller l’esprit civique.

La question des génocides est étudiée, avec des modalités différentes, de l’école primaire au lycée. Ainsi, au cours de leur scolarité, tous les élèves abordent au moins trois fois cette question dans le cadre des programmes d’histoire-géographie.

Journée du 27 janvier - Ministère de l’éducation nationale
Journée du 27 janvier - Éduscol

Contact

Olivier Apollon, référent académique mémoire et citoyenneté
Jean-Luc Gorgol, proviseur
Sandrine Valdo, professeur de lettres et histoire-géographie

25
Lycée professionnel
Lycée des métiers de la construction durable
Pierre-Adrien Pâris - Besançon
Informations complètes

 
mardi 28 janvier 2014

Offrir une formation accélérée axée sur la pratique et encourager la "persévérance scolaire" avec le C.A.P. 8 mois du lycée Fertet de Gray

L’académie est fortement engagée dans la lutte contre le décrochage scolaire et les sorties sans diplômes

Premier bilan deux mois après l’ouverture du C.A.P.

Le 23 janvier, le recteur Éric Martin a rencontré les jeunes engagés dans le C.A.P. 8 mois "Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules particuliers" et leurs enseignants, en présence d’élus et de partenaires.

Ce nouveau C.A.P. 8 mois, comme celui du lycée Jacques Prévert de Dole s’inscrit pleinement dans la lutte contre le décrochage scolaire et les sorties sans qualification, priorité nationale et académique réaffirmée.

Le recteur et l’inspecteur académique - directeur académique des services de l’éducation nationale (I.A.-D.A.S.E.N.) de la Haute-Saône, Éric Fardet, ont été reçus par le proviseur Claude Mercier. Cette visite a été l’occasion de participer à une séquence pédagogique en atelier et de discuter avec les élèves intégrés dans ce dispositif ouvert le 18 novembre dernier.
Ce moment d’échange a été suivi d’une table ronde réunissant équipe éducative, élèves et élus.

Repérer les jeunes décrocheurs et les accompagner

Les jeunes ayant intégré ce C.A.P. ont été repérés par le comité local d’aide à l’insertion de Vesoul-Gray et la plateforme de suivi et d’appui des jeunes décrocheurs. Ces deux dispositifs assurent leur prise en charge et leur proposent des solutions d’accès à un diplôme ou à une qualification professionnelle. Ces instances comptent parmi leurs membres, les représentants de l’éducation nationale (M.L.D.S., C.I.O., chefs d’établissements, classes relais) et des représentants de la mission locale de Gray.

Répondre à la demande du marché du travail avec le C.A.P. 8 mois "M.V.A., option V.P."

Encourager la "persévérance scolaire" avec le CAP 8 mois du lycée Fertet Le C.A.P. 8 mois Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules particuliers (M.V.A., option V.P.) dispose du plateau technique de l’établissement. Actuellement, ce C.A.P. 8 mois scolarise des élèves âgés de 17 à 22 ans. Certains, à la recherche d’une formation, ont appelé spontanément l’établissement sans avoir eu connaissance du dispositif. D’autres ont eu l’information par le biais de la mission locale.

Lors de l’intégration dans le dispositif chaque jeune a bénéficié d’un bilan individuel des acquis, afin de déterminer les modalités du parcours de formation ainsi que le temps de l’alternance et l’organisation des périodes en entreprise.

L’organisation pédagogique repose sur :
- un positionnement des élèves pour déterminer les modalités pédagogiques des parcours de formation
- la mise en place de parcours spécifiques de formation pour chacun des élèves, et ce compte tenu des compétences déjà acquises et / ou mobilisées
- un suivi spécifique des élèves
- une alternance (séquences en milieu professionnel).

Pour ces jeunes, la motivation et l’implication sont liées à la courte durée de la formation et à l’échéance rapprochée de l’examen. Ceux-ci sont encadrés par des enseignants volontaires et fortement investis pour leur réussite.

La pédagogie y est différenciée, tant dans le domaine professionnel que dans les domaines généraux.
Les élèves bénéficient de 16 heures de cours par semaine, alliant sport, prévention santé environnement (P.S.E.), français et maths ; ils évoluent ainsi dans des conditions favorables, outils à la main dans l’atelier, pour répéter leurs tâches de "service rapide" : frein, distribution, vidange...
Avec huit semaines de formation en entreprise, ces jeunes bénéficient pleinement d’une immersion dans la réalité du secteur professionnel concerné.

Le recteur a donné rendez-vous au proviseur Claude Mercier, à son équipe et aux jeunes pour la remise des diplômes en juin prochain.

Dispositifs de prévention du décrochage scolaire

Encourager la "persévérance scolaire" avec le CAP 8 mois du lycée Fertet Deux dispositifs majeurs de prévention du décrochage scolaire sont mis en œuvre d’une part au sein des établissements scolaires, les groupes de prévention du décrochage scolaire (G.P.D.S.), et d’autre part au sein des bassins de formation, les comités locaux d’aide à l’insertion (C.L.A.I.N.).

Ils œuvrent fortement dans une dimension partenariale au repérage et à la prise en charge des jeunes décrocheurs. Ils affirment une volonté d’apporter une solution en termes d’accès à un parcours de formation diplômant ou qualifiant, en s’attachant à une approche de tout jeune dans sa globalité.

Dans l’optique d’accroitre les actions de l’éducation nationale en matière de "raccrochage" à destination des jeunes décrocheurs sortis sans diplômes, les réseaux F.O.Q.U.A.L.E. (Formation qualification emploi) sont mis en œuvre au sein de chaque bassin.

Quelques chiffres

En Haute-Saône, selon Pôle Emploi, les difficultés de recrutement en 2013 concernent près de 60 % des emplois de mécaniciens et électroniciens des véhicules, avec des projets de recrutement à hauteur de 50 emplois dans le département. Cette formation s’inscrit donc en cohérence avec les besoins de main d’œuvre estimés dans ce secteur.
L’obtention d’un diplôme reste une garantie face au chômage, notamment lors de périodes de tension économique.

L’académie compte 5 000 décrocheurs. "L’objectif fixé par le ministère était d’intégrer 315 jeunes dans le dispositif Foquale", indique le recteur Éric Martin. "Nous en sommes aujourd’hui à près de 350 qui ont réintégré une formation" auxquels s’ajoutent les jeunes qui sont dans un parcours d’insertion.
En Franche-Comté, précise-t-il également, le taux de chômage des jeunes sans qualification ni diplôme atteint 36 %.
Le travail d’état des lieux, mené conjointement entre l’académie de Besançon et l’I.N.S.E.E. et publié en juin 2011, concernant les jeunes diplômés en Franche-Comté et le devenir des élèves de la voie professionnelle, révèle que trois Francs-Comtois sur dix n’ont pas de diplôme professionnel.

En 2013, au plan national, 23 000 jeunes ont bénéficié d’une solution, 20 000 ont repris une formation diplômante dans un établissement scolaire et 3 000 ont effectué une mission de service civique.
À ces 20 000 jeunes, il convient d’ajouter 11 000 jeunes décrocheurs qui ont bénéficié d’un parcours de retour en formation dans le cadre de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire.

Contacts

Laurent Guillemin, chargé de mission - coordonnateur académique Mission de lutte contre le décrochage scolaire (M.L.D.S.), référent académique F.O.Q.U.A.L.E.

Laurence Prost, référente décrochage

Claude Mercier, proviseur

Lycée des métiers de l’automobile et du transport Henri Fertet - Gray

 
jeudi 16 janvier 2014

Lutte contre le décrochage scolaire

La première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l’honneur

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marc Milville, directeur académique du Jura, en présence de nombreux élus, est allé à la rencontre des six jeunes inscrits dans ce nouveau C.A.P. Employé de vente, spécialisé en produits d’équipement courant.

La "persévérance scolaire"

Chaque année en Franche-Comté, près de 5 000 jeunes quittent le système scolaire sans aucune qualification. Le C.A.P. 8 mois de Dole, comme celui du lycée Henri Fertet de Gray est un dispositif innovant mis en place par l’académie pour apporter une réponse au décrochage scolaire.

Accueillis par Régine Crapoix, proviseur du lycée, les participants ont observé une séance de cours au sein du magasin pédagogique. Cela a permis aux six élèves de la promotion une mise en situation pour passer de la théorie à la pratique.
S’en est suivi un riche échange sur ce C.A.P. 8 mois Employé de vente spécialisé en produits d’équipement courant, ouvert en octobre dernier.
Les enseignants visent 100 % de réussite à l’examen en juin. Le recteur a, quant à lui, proposé de revenir à l’occasion de la remise des diplômes.

Un dispositif spécifique à l’académie qui offre un parcours adapté et individualisé

Unique en France, le C.A.P. 8 mois s’adresse notamment aux jeunes de plus de seize ans, sortis du système scolaire sans diplôme. Il s’agit d’un dispositif mis en œuvre dans le cadre des réseaux Formation qualification emploi (FOQUALE).
Cette formation courte et spécifique favorise un retour à une dynamique d’apprentissage et de réinsertion scolaire. Elle redonne confiance aux jeunes en perte de repères et leur permet d’obtenir un premier niveau de qualification professionnelle.

Lutte contre le décrochage scolaire : la première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l'honneur

Ce dispositif innovant vise à faciliter l’accès à une qualification professionnelle pour
s’insérer socialement et professionnellement, par l’obtention d’un C.A.P. en 8 mois.
Volontaires, les jeunes doivent s’investir dans ce projet de retour en formation initiale pour être qualifiés, avant d’entrer dans la vie active ou de poursuivre leurs études.
À l’entrée dans un parcours, un bilan individuel des acquis de chaque postulant est préalablement réalisé pour l’orienter au mieux.

Se former à la vente en 8 mois, avec 14 semaines en cours, 14 semaines en stage

Le C.A.P. Employé de vente spécialisé (E.V.S.) propose quatorze semaines de formation en établissement scolaire et quatorze semaines de stage en milieu professionnel.
Le temps de l’alternance et l’organisation des périodes en entreprise sont organisés en fonction des acquis des jeunes et structurés de manière à respecter le référentiel du C.A.P.
Cette formule professionnalisante plonge les jeunes en immersion dans la réalité du
travail. Elle offre un aperçu de toutes les facettes du métier de vendeur, de la
réception des produits, à l’accueil des clients.

Une équipe enseignante convaincue et des jeunes motivés

Lutte contre le décrochage scolaire : la première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l'honneur "La vente nous paraissait accessible à une pluralité d’élèves et les possibilités de lieux de stages sont nombreux. Nous aurions pu accueillir douze élèves, nous n’en avons que six.
Ce dispositif annuel est renouvelable ou non chaque année. Nous savons d’ores et déjà qu’il se reconduit l’an prochain. Nous renforcerons donc notre partenariat avec le centre d’information et d’orientation (C.I.O.), la mission locale, la protection judiciaire de la jeunesse (P.J.J.), etc. Le maillage est primordial", explique Régine Crapoix, proviseur, qui coordonne la plateforme de décrochage scolaire du bassin dolois avec le C.I.O. et la mission locale. En amont, elle est aussi animatrice du comité local d’aide à l’insertion.

"Nos six jeunes effectuent leurs périodes de stages, y compris durant les vacances scolaires, chez des commerçants, à Dole ou à Besançon et tous jouent le jeu : ils leur confient de vraies missions de vendeurs", précise Nicole Perrin, enseignante responsable de la section bac pro. vente.

Des témoignages encourageants !

"J’avais un B.E.P. bio service et je travaillais à l’hôpital. Mais allergique au formol, j’ai dû abandonner... Je suis en ce moment en stage au sein d’un rayon charcuterie en grande distribution et je me sens bien." - Emma, 24 ans.

"Le bac pro cosmétique parfumerie dans lequel je m’étais lancée ne me plaisait pas... Aujourd’hui, après deux mois dans ce C.A.P. vente et le stage que j’effectue dans une boutique de vêtements, je pense avoir trouvé ma voie..." - Karen, 20 ans.

"J’avais arrêté mon cursus en mai dernier, après quelques mois difficiles pour trouver un emploi, c’est le C.I.O. qui m’a informée. Je fais un stage intéressant au Marché aux Affaires et je suis satisfaite d’avoir fait ce choix !" - Mégane, 17 ans.

"J’ai renoncé au bac électrotechnique que je préparais au lycée Jacques Duhamel. Je suis actuellement en stage à Besançon dans un magasin de jeux vidéo et j’aime le relationnel. Cette formation me convient : j’ai enfin trouvé une voie qui me plaît." - Kevin, 16 ans.

Contacts

Laurent Guillemin, chargé de mission - coordonnateur académique Mission de lutte contre le décrochage scolaire (M.L.D.S.), référent académique FOQUALE

Régine Crapoix, proviseur
Tél. 03 84 79 62 63
Lycée des métiers de la mode et de l’esthétique Jacques Prévert - Dole

 
jeudi 5 décembre 2013

L’école élémentaire de Cussey-sur-l’Ognon à l’heure du numérique

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marie Renault, directeur académique des services de l’éducation nationale (D.A.S.E.N.) du Doubs ont été accueillis par le directeur d’école, Sylvain Potier.

Cette visite a permis de réunir élus, Éric Alauzet, député du Doubs et Didier Moreau, Président de la communauté de communes du Val de la Dame Blanche (C.C.V.D.B.), représentants de la communauté éducative et Didier Ramstein, délégué académique au numérique (D.A.N.)
Les participants ont d’abord observé le cours de Sylvain Potier, assisté d’une jeune professeur des écoles (en M2), puis se sont réunis autour d’une table, afin d’échanger sur ces pratiques pédagogiques innovantes.

Une séance de cours interactive, scindée en deux groupes

Lecture hypertextuelle pour les élèves de C.M.1

Les élèves, en binômes autonomes, ont eu pour exercice de trouver des informations sur internet, concernant Anne-Marie Desplat-Duc, auteure du roman "Félix Têtedeveau", étudié par la classe au ce moment. Il s’agissait ainsi de comprendre l’organisation des informations sur un site web et de suivre des liens hypertextes pour rechercher des informations. Ces récupérations de données sous forme de textes ou d’images initient aussi les élèves à la responsabilité juridique et éthique.
Chaque binôme a travaillé efficacement pour remplir la fiche de renseignements distribuée par l’enseignant.

Mathématiques pour les élèves de C.M.2

Sylvain Potier a utilisé le tableau numérique interactif (T.N.I.) comme support pour aborder les notions importantes d’unités légales de mesure de longueurs. Pour avoir un ordre d’idée de la valeur des ces unités, connaître et commencer à utiliser les différentes unités, les élèves ont tous participé à un travail collectif sur un manuel numérique interactif.

Une école rurale connectée

Depuis trois ans, l’école de Cussey-sur-l’Ognon bénéficie du dispositif d’enseignement numérique rural (E.N.R.) qui a progressivement transformé la pédagogie dispensée.
L’E.N.R. vise à réduire les fractures entre zones urbaines et zones rurales en misant sur l’accès de tous au numérique ; une manière de s’engager pour l’éducation et l’égalité des chances pour tous, quelque soit son lieu de résidence.

Un enseignement interactif

Au sein des classes de C.M.1. et C.M.2., les pratiques pédagogiques ont intégré le numérique dans la majorité des disciplines enseignées. Le tableau T.N.I. est ainsi devenu le support privilégié de l’enseignant.
Dès lors, l’apprentissage se fait de manière plus ludique. La correction des
exercices de mathématiques est réalisée de façon collective, ainsi que les
leçons d’anglais et de conjugaison.

L'école élémentaire de Cussey-sur-l'Ognon à l'heure du numérique

Depuis 2010, l’équipe pédagogique a créé un blog accessible aux parents et alimenté à la fois par les enseignants et les élèves. Cet espace exploité en lien avec les familles et sert d’interface numérique de travail : il accueille le cahier de texte, les énoncés des leçons et les
productions écrites des élèves.

Une table ronde riche d’enseignements

Les échanges entre participants ont mis en valeur les bénéfices de cette approche pédagogique qui consiste à mettre les élèves au travail autrement. Leur comportement change : ils travaillent à plusieurs, chacun peut travailler à son rythmes, avec cette notion d’auto-correction.
L’enseignant a également souligné la simplicité et la variété des supports numériques utilisés. Il a aussi expliqué que ces usages numériques sont d’abord ludiques, mais qu’ils deviennent vite de réels outils de travail où son et vidéo sont intégrés au cours.
Cet enseignement interactif représente donc un atout réel de différenciation pédagogique qui favorise la réussite de chaque élève.

 
lundi 25 novembre 2013

Les cordées de la réussite au lycée Victor Bérard de Morez

Présentation du dispositif des cordées de la réussite au recteur Éric Martin et au préfet de région Stéphane Fratacci, le 20 novembre au lycée de Morez

À l’issue de la visite de la plateforme technologique "Développement et intégration de solutions optiques" (D.I.S.O.), le recteur a tenu à rappeler l’objectif des cordées : "Aider les élèves issus de familles modestes à lever les obstacles financiers, scolaires et culturels qui les font souvent renoncer à la poursuite d’études supérieures". Il a également cité les quatre cordées labellisées que compte l’académie.

Lindy Chollet, conseillère principale d’éducation (C.P.E.), coordinatrice des cordées de la réussite a ensuite présenté la cordée du Haut-Jura, dont le lycée Victor Bérard est à la tête d’une cordée de trois collèges : Le Rochat (les Rousses), Pierre Hyacinthe Cazeaux (Morez) et Louis Bouvier (Saint-Laurent-en-Grandvaux).

À travers la mise en place de tutorat, l’objectif est de permettre à des jeunes de faire émerger un projet professionnel via des poursuite d’études supérieures, de leur donner les moyens d’y arriver et de favoriser l’ouverture culturelle.

La cordée du Haut-Jura propose un tutorat individualisé

Lors de son lancement en 2011, seize tuteurs étudiants se sont portés volontaires pour encadrer seize jeunes collégiens. Tout au long des deux années ont été menées des actions d’orientation, de découverte du monde économique, d’ouverture culturelle. "Une journée dans le supérieur" et "Une journée au collège" ont par exemple, été organisées, afin que tuteurs et filleuls découvrent l’univers de l’autre. Des rencontres entre les étudiants et les collégiens ont été régulièrement menées.
Un séjour à Paris a été organisé avec entre autre l’accueil au Sénat par une sénatrice, visite du sénat et temps d’échange sur les instances de la République.
La cordée a visité le Louvre, Notre-Dame, le musée de la Lunette à Morez ou encore le Musée de la Vache qui Rit à Lons-le-Saunier.
La particularité de la cordée du Haut-Jura est la mise en place d’un tutorat individuel grâce à des étudiants volontaires qui avaient une réelle envie de s’investir et de donner de leur temps à un collégien.
Le bilan est positif puisque la majorité des élèves souhaitent poursuivent leurs études dans le supérieur.

Ces moments ont permis d’échanger, de conseiller, de motiver les collégiens quand à leur poursuite d’étude. Les tuteurs et les filleuls entretiennent des échanges en dehors des journées officielles via messagerie, internet, téléphone.

Le témoignage convaincant de deux élèves : une tutrice étudiante en B.T.S et une collégienne "filleule"

Marine Larenjeira, étudiante en B.T.S. Génie optique et Lola Romand, élève de troisième au collège Hyacinthe Cazeau de Morez

Lors de son discours, Marine a évoqué le pourquoi de son adhésion au projet : elle-même issue de famille modeste, elle voulait aider un collégien à oser les études supérieures et lui montrer que peut importe d’où on vient, on peut réussir. Être marraine a été pour elle l’occasion de faire découvrir à son filleul, la vie étudiante, de voir avec lui quelle orientation pourrait lui convenir ; cela a créé un lien fort entre eux. "C’est un véritable don de soi et c’est ce qui me plaît".
Marine a précisé que ce projet lui avait aussi permis de relativiser en découvrant la charge de travail d’un collégien !

Lola, a elle aussi évoqué son expérience. Depuis toujours elle souhaite devenir professeur de lettres et le fait d’intégrer les cordées lui a permis de comprendre ce qu’elle devait faire dès aujourd’hui pour réaliser son projet.
Elle et sa tutrice ont créé un lien solide. Lola a évoqué le moment où sa tutrice l’a emmenée chez elle afin de lui montrer ce qu’est un appartement d’étudiant. Elle a expliqué en quoi la cordée lui avait été bénéfique : elle a pu, à travers l’expérience de sa tutrice, comprendre les enjeux de poursuivre ses études : intégration, organisation, charge de travail, stress des examens.

Contact

Lindy Chollet, C.P.E. coordinatrice des cordées de la réussite au lycée

Lycée des métiers de l’optique et des microtechniques Victor Bérard - Morez


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