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Rubrique Visites du recteur

jeudi 16 janvier 2014

Lutte contre le décrochage scolaire

La première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l’honneur

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marc Milville, directeur académique du Jura, en présence de nombreux élus, est allé à la rencontre des six jeunes inscrits dans ce nouveau C.A.P. Employé de vente, spécialisé en produits d’équipement courant.

La "persévérance scolaire"

Chaque année en Franche-Comté, près de 5 000 jeunes quittent le système scolaire sans aucune qualification. Le C.A.P. 8 mois de Dole, comme celui du lycée Henri Fertet de Gray est un dispositif innovant mis en place par l’académie pour apporter une réponse au décrochage scolaire.

Accueillis par Régine Crapoix, proviseur du lycée, les participants ont observé une séance de cours au sein du magasin pédagogique. Cela a permis aux six élèves de la promotion une mise en situation pour passer de la théorie à la pratique.
S’en est suivi un riche échange sur ce C.A.P. 8 mois Employé de vente spécialisé en produits d’équipement courant, ouvert en octobre dernier.
Les enseignants visent 100 % de réussite à l’examen en juin. Le recteur a, quant à lui, proposé de revenir à l’occasion de la remise des diplômes.

Un dispositif spécifique à l’académie qui offre un parcours adapté et individualisé

Unique en France, le C.A.P. 8 mois s’adresse notamment aux jeunes de plus de seize ans, sortis du système scolaire sans diplôme. Il s’agit d’un dispositif mis en œuvre dans le cadre des réseaux Formation qualification emploi (FOQUALE).
Cette formation courte et spécifique favorise un retour à une dynamique d’apprentissage et de réinsertion scolaire. Elle redonne confiance aux jeunes en perte de repères et leur permet d’obtenir un premier niveau de qualification professionnelle.

Lutte contre le décrochage scolaire : la première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l'honneur

Ce dispositif innovant vise à faciliter l’accès à une qualification professionnelle pour
s’insérer socialement et professionnellement, par l’obtention d’un C.A.P. en 8 mois.
Volontaires, les jeunes doivent s’investir dans ce projet de retour en formation initiale pour être qualifiés, avant d’entrer dans la vie active ou de poursuivre leurs études.
À l’entrée dans un parcours, un bilan individuel des acquis de chaque postulant est préalablement réalisé pour l’orienter au mieux.

Se former à la vente en 8 mois, avec 14 semaines en cours, 14 semaines en stage

Le C.A.P. Employé de vente spécialisé (E.V.S.) propose quatorze semaines de formation en établissement scolaire et quatorze semaines de stage en milieu professionnel.
Le temps de l’alternance et l’organisation des périodes en entreprise sont organisés en fonction des acquis des jeunes et structurés de manière à respecter le référentiel du C.A.P.
Cette formule professionnalisante plonge les jeunes en immersion dans la réalité du
travail. Elle offre un aperçu de toutes les facettes du métier de vendeur, de la
réception des produits, à l’accueil des clients.

Une équipe enseignante convaincue et des jeunes motivés

Lutte contre le décrochage scolaire : la première promotion du C.A.P. 8 mois au lycée Jacques Prévert à l'honneur "La vente nous paraissait accessible à une pluralité d’élèves et les possibilités de lieux de stages sont nombreux. Nous aurions pu accueillir douze élèves, nous n’en avons que six.
Ce dispositif annuel est renouvelable ou non chaque année. Nous savons d’ores et déjà qu’il se reconduit l’an prochain. Nous renforcerons donc notre partenariat avec le centre d’information et d’orientation (C.I.O.), la mission locale, la protection judiciaire de la jeunesse (P.J.J.), etc. Le maillage est primordial", explique Régine Crapoix, proviseur, qui coordonne la plateforme de décrochage scolaire du bassin dolois avec le C.I.O. et la mission locale. En amont, elle est aussi animatrice du comité local d’aide à l’insertion.

"Nos six jeunes effectuent leurs périodes de stages, y compris durant les vacances scolaires, chez des commerçants, à Dole ou à Besançon et tous jouent le jeu : ils leur confient de vraies missions de vendeurs", précise Nicole Perrin, enseignante responsable de la section bac pro. vente.

Des témoignages encourageants !

"J’avais un B.E.P. bio service et je travaillais à l’hôpital. Mais allergique au formol, j’ai dû abandonner... Je suis en ce moment en stage au sein d’un rayon charcuterie en grande distribution et je me sens bien." - Emma, 24 ans.

"Le bac pro cosmétique parfumerie dans lequel je m’étais lancée ne me plaisait pas... Aujourd’hui, après deux mois dans ce C.A.P. vente et le stage que j’effectue dans une boutique de vêtements, je pense avoir trouvé ma voie..." - Karen, 20 ans.

"J’avais arrêté mon cursus en mai dernier, après quelques mois difficiles pour trouver un emploi, c’est le C.I.O. qui m’a informée. Je fais un stage intéressant au Marché aux Affaires et je suis satisfaite d’avoir fait ce choix !" - Mégane, 17 ans.

"J’ai renoncé au bac électrotechnique que je préparais au lycée Jacques Duhamel. Je suis actuellement en stage à Besançon dans un magasin de jeux vidéo et j’aime le relationnel. Cette formation me convient : j’ai enfin trouvé une voie qui me plaît." - Kevin, 16 ans.

Contacts

Laurent Guillemin, chargé de mission - coordonnateur académique Mission de lutte contre le décrochage scolaire (M.L.D.S.), référent académique FOQUALE

Régine Crapoix, proviseur
Tél. 03 84 79 62 63
Lycée des métiers de la mode et de l’esthétique Jacques Prévert - Dole

 
jeudi 5 décembre 2013

L’école élémentaire de Cussey-sur-l’Ognon à l’heure du numérique

Le recteur Éric Martin, accompagné de Jean-Marie Renault, directeur académique des services de l’éducation nationale (D.A.S.E.N.) du Doubs ont été accueillis par le directeur d’école, Sylvain Potier.

Cette visite a permis de réunir élus, Éric Alauzet, député du Doubs et Didier Moreau, Président de la communauté de communes du Val de la Dame Blanche (C.C.V.D.B.), représentants de la communauté éducative et Didier Ramstein, délégué académique au numérique (D.A.N.)
Les participants ont d’abord observé le cours de Sylvain Potier, assisté d’une jeune professeur des écoles (en M2), puis se sont réunis autour d’une table, afin d’échanger sur ces pratiques pédagogiques innovantes.

Une séance de cours interactive, scindée en deux groupes

Lecture hypertextuelle pour les élèves de C.M.1

Les élèves, en binômes autonomes, ont eu pour exercice de trouver des informations sur internet, concernant Anne-Marie Desplat-Duc, auteure du roman "Félix Têtedeveau", étudié par la classe au ce moment. Il s’agissait ainsi de comprendre l’organisation des informations sur un site web et de suivre des liens hypertextes pour rechercher des informations. Ces récupérations de données sous forme de textes ou d’images initient aussi les élèves à la responsabilité juridique et éthique.
Chaque binôme a travaillé efficacement pour remplir la fiche de renseignements distribuée par l’enseignant.

Mathématiques pour les élèves de C.M.2

Sylvain Potier a utilisé le tableau numérique interactif (T.N.I.) comme support pour aborder les notions importantes d’unités légales de mesure de longueurs. Pour avoir un ordre d’idée de la valeur des ces unités, connaître et commencer à utiliser les différentes unités, les élèves ont tous participé à un travail collectif sur un manuel numérique interactif.

Une école rurale connectée

Depuis trois ans, l’école de Cussey-sur-l’Ognon bénéficie du dispositif d’enseignement numérique rural (E.N.R.) qui a progressivement transformé la pédagogie dispensée.
L’E.N.R. vise à réduire les fractures entre zones urbaines et zones rurales en misant sur l’accès de tous au numérique ; une manière de s’engager pour l’éducation et l’égalité des chances pour tous, quelque soit son lieu de résidence.

Un enseignement interactif

Au sein des classes de C.M.1. et C.M.2., les pratiques pédagogiques ont intégré le numérique dans la majorité des disciplines enseignées. Le tableau T.N.I. est ainsi devenu le support privilégié de l’enseignant.
Dès lors, l’apprentissage se fait de manière plus ludique. La correction des
exercices de mathématiques est réalisée de façon collective, ainsi que les
leçons d’anglais et de conjugaison.

L'école élémentaire de Cussey-sur-l'Ognon à l'heure du numérique

Depuis 2010, l’équipe pédagogique a créé un blog accessible aux parents et alimenté à la fois par les enseignants et les élèves. Cet espace exploité en lien avec les familles et sert d’interface numérique de travail : il accueille le cahier de texte, les énoncés des leçons et les
productions écrites des élèves.

Une table ronde riche d’enseignements

Les échanges entre participants ont mis en valeur les bénéfices de cette approche pédagogique qui consiste à mettre les élèves au travail autrement. Leur comportement change : ils travaillent à plusieurs, chacun peut travailler à son rythmes, avec cette notion d’auto-correction.
L’enseignant a également souligné la simplicité et la variété des supports numériques utilisés. Il a aussi expliqué que ces usages numériques sont d’abord ludiques, mais qu’ils deviennent vite de réels outils de travail où son et vidéo sont intégrés au cours.
Cet enseignement interactif représente donc un atout réel de différenciation pédagogique qui favorise la réussite de chaque élève.

 
lundi 25 novembre 2013

Les cordées de la réussite au lycée Victor Bérard de Morez

Présentation du dispositif des cordées de la réussite au recteur Éric Martin et au préfet de région Stéphane Fratacci, le 20 novembre au lycée de Morez

À l’issue de la visite de la plateforme technologique "Développement et intégration de solutions optiques" (D.I.S.O.), le recteur a tenu à rappeler l’objectif des cordées : "Aider les élèves issus de familles modestes à lever les obstacles financiers, scolaires et culturels qui les font souvent renoncer à la poursuite d’études supérieures". Il a également cité les quatre cordées labellisées que compte l’académie.

Lindy Chollet, conseillère principale d’éducation (C.P.E.), coordinatrice des cordées de la réussite a ensuite présenté la cordée du Haut-Jura, dont le lycée Victor Bérard est à la tête d’une cordée de trois collèges : Le Rochat (les Rousses), Pierre Hyacinthe Cazeaux (Morez) et Louis Bouvier (Saint-Laurent-en-Grandvaux).

À travers la mise en place de tutorat, l’objectif est de permettre à des jeunes de faire émerger un projet professionnel via des poursuite d’études supérieures, de leur donner les moyens d’y arriver et de favoriser l’ouverture culturelle.

La cordée du Haut-Jura propose un tutorat individualisé

Lors de son lancement en 2011, seize tuteurs étudiants se sont portés volontaires pour encadrer seize jeunes collégiens. Tout au long des deux années ont été menées des actions d’orientation, de découverte du monde économique, d’ouverture culturelle. "Une journée dans le supérieur" et "Une journée au collège" ont par exemple, été organisées, afin que tuteurs et filleuls découvrent l’univers de l’autre. Des rencontres entre les étudiants et les collégiens ont été régulièrement menées.
Un séjour à Paris a été organisé avec entre autre l’accueil au Sénat par une sénatrice, visite du sénat et temps d’échange sur les instances de la République.
La cordée a visité le Louvre, Notre-Dame, le musée de la Lunette à Morez ou encore le Musée de la Vache qui Rit à Lons-le-Saunier.
La particularité de la cordée du Haut-Jura est la mise en place d’un tutorat individuel grâce à des étudiants volontaires qui avaient une réelle envie de s’investir et de donner de leur temps à un collégien.
Le bilan est positif puisque la majorité des élèves souhaitent poursuivent leurs études dans le supérieur.

Ces moments ont permis d’échanger, de conseiller, de motiver les collégiens quand à leur poursuite d’étude. Les tuteurs et les filleuls entretiennent des échanges en dehors des journées officielles via messagerie, internet, téléphone.

Le témoignage convaincant de deux élèves : une tutrice étudiante en B.T.S et une collégienne "filleule"

Marine Larenjeira, étudiante en B.T.S. Génie optique et Lola Romand, élève de troisième au collège Hyacinthe Cazeau de Morez

Lors de son discours, Marine a évoqué le pourquoi de son adhésion au projet : elle-même issue de famille modeste, elle voulait aider un collégien à oser les études supérieures et lui montrer que peut importe d’où on vient, on peut réussir. Être marraine a été pour elle l’occasion de faire découvrir à son filleul, la vie étudiante, de voir avec lui quelle orientation pourrait lui convenir ; cela a créé un lien fort entre eux. "C’est un véritable don de soi et c’est ce qui me plaît".
Marine a précisé que ce projet lui avait aussi permis de relativiser en découvrant la charge de travail d’un collégien !

Lola, a elle aussi évoqué son expérience. Depuis toujours elle souhaite devenir professeur de lettres et le fait d’intégrer les cordées lui a permis de comprendre ce qu’elle devait faire dès aujourd’hui pour réaliser son projet.
Elle et sa tutrice ont créé un lien solide. Lola a évoqué le moment où sa tutrice l’a emmenée chez elle afin de lui montrer ce qu’est un appartement d’étudiant. Elle a expliqué en quoi la cordée lui avait été bénéfique : elle a pu, à travers l’expérience de sa tutrice, comprendre les enjeux de poursuivre ses études : intégration, organisation, charge de travail, stress des examens.

Contact

Lindy Chollet, C.P.E. coordinatrice des cordées de la réussite au lycée

Lycée des métiers de l’optique et des microtechniques Victor Bérard - Morez

 
vendredi 22 novembre 2013

La plateforme technologique D.I.S.O. maillon d’excellence de la relation école-entreprise

Mercredi 20 novembre, le recteur et le Préfet de région se sont rendus au lycée Victor Bérard de Morez pour observer les plateaux techniques de photonique et d’optique instrumentale de cette structure hautement spécialisée

Une plateforme technologique qui assoit la renommée du lycée dans le domaine de l’optique-lunetterie

Labellisé "lycée des métiers de l’optique et des microtechniques" en 2008, le lycée Victor Bérard forme élèves et étudiants dans les champs des microtechniques, du génie optique, de la lunetterie, et de la photonique.
Le lycée entretient des liens très étroits avec la profession, notamment lunetière, dont le partenariat vise à associer les jeunes en formation à la démarche de fabrication de produits locaux.

La plateforme technologique D.I.S.O. maillon d'excellence de la relation école-entreprise

La collaboration du lycée avec l’entreprise et le monde de la recherche se traduit également par la création en 2007, de la plateforme technologique "Développement et intégration de solutions optiques" (D.I.S.O.), qui sous-tend la dimension de recherche appliquée indispensable du transfert de technologies école-entreprise.

La plateforme technologique est gérée par un groupement d’intérêt public innovation et transfert de technologies (G.I.P. I.T.T.), dont les membres reflètent l’intérêt pour la richesse et le dynamisme des compétences éducatives et techniques : l’association lunetière technologique (ALUTEC) qui a implanté un laboratoire au sein de l’établissement, l’Université de Franche-Comté, le Conseil régional de Franche-Comté.

Des partenaires professionnels nombreux

La société LOGO à Morez, Dalloz Sunoptics à Saint-Claude, Fujinon à Saint-Quentin en Yvelines, Dalitube à Saint-Claude, LASER Cheval à Pirey, le département optique du laboratoire FEMTO-ST à Besançon, la compagnie industrielle des Lasers d’Orléans.

Convention avec les lunetiers du Jura

À l’occasion de l’édition 2013 de la semaine école-entreprise, le lycée a organisé une opération d’envergure visant à mieux faire connaître les savoirs-faire de la plateforme technologique, tant auprès des élèves que des industriels locaux.
Les premiers ont pu mieux cerner l’apport d’une telle structure pour leur parcours de formation et leur profil de compétences, les seconds ont pu s’approprier les compétences d’excellence des acteurs et les réponses possibles à leurs problématiques industrielles.

Contacts

Vincent Armbruster, ingénieur animateur de la P.F.T. D.I.S.O.
Jean-Claude Boivin, chef de travaux
Tél : 03 84 34 17 04

Lycée des métiers de l’optique et des microtechniques Victor Bérard - Morez

 
vendredi 22 novembre 2013

Thierry S.A. de Morbier, une entreprise stratégique pour la filière lunetière française

Joël Thierry, président de la société, a accueilli mercredi 20 novembre, le recteur Éric Martin et le préfet de région Stéphane Fratacci, dans le cadre de la Semaine école-entreprise 2013

Après la visite de la plateforme technologique "Développement et intégration de solutions optiques" (D.I.S.O.) au lycée Victor Bérard, le recteur et le préfet de région ont eu à cœur de découvrir Thierry S.A. lunetier.

L'entreprise jurassienne Thierry S.A. de Morbier à l'honneurAu cœur de la visite : les procédés de fabrication avec comme particularité, l’utilisation d’un matériau spécifique, l’acétate. L’alliance de la fabrication traditionnelle et des nouvelles technologies a retenu toute l’attention de l’auditoire et suscité de nombreuses questions.
Cette société familiale produit depuis des années des lunettes haut de gamme pour les plus grandes marques.

Carte d’identité de l’entreprise Thierry

Créée sur un créneau de polissage, l’entreprise désormais développée par le fils du fondateur, Joël Thierry en 1978. Sa spécialité est de réaliser pour des distributeurs d’audience nationale et internationale, tous les types de montures clé en main.
Ses atouts sont la réactivité et la qualité ; elle est structurée pour effectuer la gestion de la sous-traitance locale.

Les produits sont en métal (inox, titane pur, bêta-titane, maillechort, monel) et/ou en plastique (métier de base de la société). La matière première plastique vient essentiellement d’Italie tandis que le titane vient du Japon. L’entreprise a des accords d’échange et de transfert de technologie avec les Japonais pour l’usinage et le soudage du titane.

Thierry S.A. développe son activité auprès de grandes marques du luxe, en particulier Louis Vuitton et Cartier.


Galerie


 
vendredi 18 octobre 2013

Le numérique au service de la réussite scolaire

Le recteur, Éric Martin, s’est rendu lundi 14 octobre au collège Jean-Paul Guyot de Mandeure pour observer la différenciation pédagogique par l’utilisation du numérique

Dans le cadre d’une expérimentation pédagogique, le recteur a pu observer au collège une séance de physique dans une classe de 5ème. Les élèves, regroupés par compétences, produisaient un travail différencié encadré par le professeur et un assistant d’éducation T.I.C.E.

Éric Martin a échangé avec les professeurs pour mieux appréhender leurs pratiques pédagogiques et s’est entretenu dans un second temps avec les responsables du conseil général pour rappeler les compétences respectives dans la mise en œuvre du numérique à l’école.

Les enjeux du numérique

‐ viser la réussite de tous les élèves par des parcours personnalisés et différenciés
‐ modifier les pratiques pédagogiques des professeurs et engager la réflexion relativement à l’évaluation des acquis
‐ donner du sens à l’évaluation par compétences et au livret personnel de compétences
‐ favoriser le travail pluridisciplinaire
‐ déployer l’environnement numérique de travail (E.N.T.) et plus particulièrement ses usages pédagogiques.

Une expérimentation progressive

Durant les deux premières années, trois disciplines ont contribué à la mise en oeuvre du projet : histoire-géographie, sciences de la vie et de la terre (S.V.T.) et sciences physiques.

Cette année, les enseignants d’anglais, d’éducation physique et sportive (E.P.S.) et de français sont engagés dans cette démarche.

Collège Jean-Paul Guyot - Mandeure

 
mardi 8 octobre 2013

La réforme des rythmes à Pouligney-Lusans : une école exemplaire !

Le recteur s’est rendu le 3 octobre à l’école de Pouligney-Lusans, qui accueille 116 enfants, pour apprécier le travail mené par les élus, l’équipe éducative et les parents d’élèves en faveur de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

La réforme des rythmes partagée par tous à Pouligney-Lusans : une école exemplaire !Accompagné de Jean-Marie Renault, le nouveau directeur académique des services de l’éducation nationale (D.A.S.E.N.) du Doubs, le recteur a été accueilli par Anne Ottman, inspectrice de l’éducation nationale (I.E.N.) 1er degré, le maire de la commune Claude Mesnier et ses adjoints, membres du groupe de travail "mise en place des nouveaux rythmes", garants de la concertation ayant permis sa réussite.

Après une visite de l’école et la rencontre avec différentes classes, s’est tenue une table ronde avec des responsables des trois temps éducatifs : scolaire, périscolaire et activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) : élus, personnels de l’éducation nationale, responsable des Francas en charge des nouvelles animations et parent d’élève étaient réunis. Cette rencontre a donné lieu a de riches échanges qui ont permis de mieux comprendre l’approche adoptée.

Une municipalité qui a toujours été attentive aux enfants

"Au moment de l’annonce de la réforme, le diagnostic était déjà presque posé, on savait les enfants moins attentifs en fin de journée et moins concentrés en fin de semaine. Le périscolaire existait déjà depuis 2003 (dès 7 h 30, jusqu’à 18 h et le mercredi après-midi) pour répondre à un besoin de garde de la part de certaines familles, il suffisait de le parfaire intelligemment, toujours dans l’intérêt de l’enfant", explique Jean-François Heranney, premier adjoint au maire.
La réforme des rythmes partagée par tous à Pouligney-Lusans : une école exemplaire !L’état des lieux en termes de préférences, d’espaces, de finances a abouti à la mise en place d’un emploi du temps "optimum" et bien pensé.
Tous s’accordent à dire qu’appliquer cette réforme, "est le fruit d’une volonté partagée et d’une réelle concertation".

Une intense collaboration entre les différentes parties

Un travail de qualité a été conduit entre les différents partenaires élus, l’équipe pédagogique et les familles de Pouligney-Lusans, commune de 800 habitants, pour la mise en place de ces nouveaux rythmes et des activités péri-éducatives associées.
Des bilans réguliers du comité de pilotage ont été et seront conduits par les élus et les enseignants sur ces temps périscolaires : observations des élèves et enquêtes auprès des familles et des différents intervenants.

Des élèves épanouis à l’école et une participation en hausse

Grâce à la mise en place de ces nouveaux rythmes, les enseignants constatent une nette amélioration de la concentration des élèves pendant la classe. Ils sont plus disponibles et participent davantage. Ce bénéfice est manifeste dans leurs résultats
et doit sa réussite à la meilleure répartition des heures de classe sur la semaine.

Activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) gratuites et très variées, inscrites dans le projet éducatif territorial (P.E.D.T.)

La réforme des rythmes partagée par tous à Pouligney-Lusans : une école exemplaire !Une approche cohérente pour les élèves : la continuité entre le projet éducatif et les activités périscolaires proposées permet aux élèves d’appréhender une autre approche du travail en classe.
Ici, entre 15 h et 16 h, les écoliers bénéficient d’un large éventail d’activités périscolaires : dessins, histoires, ateliers "bricorécup" (travaux manuels et sensibilisation au recyclage des matériaux), éveil musical et baby-gym pour les maternelles, arts du cirque et multimédia, avec notamment la photo numérique pour les élèves des cours élémentaires.
Des activités de lecture "racont’art" sont aussi mises en place à la bibliothèque et créent le lien avec les devoirs réalisés au sein de la classe.

Une meilleure organisation pour les enseignants

Les enseignants bénéficient de plus de temps pour planifier leur programme.
Ce nouvel emploi du temps de la semaine leur donne de la souplesse et leur permet de mieux gérer les séances et les différents projets.
Le rythme de l’apprentissage des élèves est aussi mieux respecté : avec leur professeur, ils ont le temps de revoir régulièrement les notions travaillées.


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mercredi 25 septembre 2013

La diversification des outils numériques connecte les collégiens d’Orgelet !

Le 19 septembre, le recteur Éric Martin a échangé avec élèves et enseignants du collège Michel Brezillon autour de l’innovation pédagogique : le numérique au service de la réussite de tous

La diversification des outils numériques connecte les collégiens d'Orgelet !

Depuis 2006, les enseignants du collège déploient les outils numériques dans leurs pratiques pédagogiques ce qui a permis, en 2011-2012, de faire l’acquisition de 30 tablettes Androïd et d’une borne Wifi. Cet équipement est venu compléter des outils déjà en place dans l’établissement.
Grâce à cette implication des équipes éducatives, de nombreuses disciplines sont désormais actives sur la plateforme de cours en ligne : allemand, anglais, sciences-physiques, technologie, lettres et latin, documentation, éducation musicale, E.P.S., cours transversaux (histoire des arts).
C’est aujourd’hui tout l’ensemble de l’équipe enseignante qui utilise le numérique dans son approche pédagogique.

L’excellence numérique au collège

De nombreux élus* étaient présents à cette rencontre.
Elle a débuté par un échange avec l’équipe des enseignants au cours duquel les caractéristiques précises des innovations numériques au collège d’Orgelet ont été présentées. Le projet est coordonné par Arnaud Jacquet, professeur de technologie ; et par deux autres enseignantes : Marie Lacombe, professeur documentaliste et Juliette Marine, professeur de lettres classiques.
La délégation a pu participer à deux séances en direct avec une classe de 5e et une classe de 3e. En effet, l’utilisation de tablettes numériques permet une grande liberté dans le choix de l’espace de travail, qui plus est, grâce à la borne Wifi déconnectable, c’est tout l’ensemble du collège qui bénéficie de l’accès internet ! Ainsi, une démonstration sur l’espace numérique de travail évolutif (E.N.O.É.) a également pu être effectuée.

Démonstrations de ces applications pédagogiques

Tablettes numériques en cours d’anglais avec une classe de 5e

Isabelle Froissard, professeur d’anglais, a expliqué tous les bénéfices de la tablette en cours de langues vivantes : grâce à cet outil, ses élèves peuvent enregistrer vocalement leurs travaux et les mettre aussitôt à sa disposition sur le site interactif. Ils travaillent ainsi de manière tout à fait autonome et progressent plus vite. La tablette numérique leur permet de travailler davantage et dans une ambiance plus ludique.
Tous s’accordent à dire qu’avec les outils numériques "on apprend mieux".

Plateforme de cours en ligne Moodle d’E.N.O.E. pour les 3e en lettres modernes)

L’enseignante de lettres et sa collègue, Maryline Lame, aide éducatrice pour les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (A.E.D. T.I.C.E.), également professeur d’allemand ont co-animé une séance de lettres modernes pendant laquelle les élèves ont répondu aux questions des exercices proposés directement sur la plateforme interactive. Ils pouvaient également s’interroger mutuellement par le biais d’un forum.
Cette nouvelle approche de la matière développe là encore la motivation et l’autonomie des élèves. La correction est immédiate et la collaboration leur offre plus de confiance en eux.

La révolution de la pédagogie numérique en marche : vers une pédagogie plus coopérative et collaborative

Ce projet innovant permet donc de développer la culture et l’appropriation des usages numériques par les élèves et place ainsi l’école dans son temps. Il favorise également les échanges collaboratifs et offre un meilleur encadrement aux élèves à besoins éducatifs particuliers. C’est donc un pilier d’égalité : il réduit les écarts en permettant à chacun l’accès aux technologies numériques ainsi que leur maîtrise.

La relation collège - parents améliorée

Les parents aussi peuvent accéder à la plateforme éducative en ligne. Ils peuvent consulter les travaux de leurs enfants directement sur l’outil. La communication avec les familles et le suivi des élèves sont ainsi nettement facilités.
Le collège utilise également l’établissement numérique ouvert et évolutif accessible aux équipes pédagogiques, élèves et parents.

Un projet ambitieux en perspective

La diversification des outils numériques connecte les collégiens d'Orgelet ! La priorité est de continuer à former et à accompagner les enseignants : les former principalement à l’usage des tablettes numériques et de la plate-forme de cours en ligne, mais aussi aux T.N.I. ; les accompagner dans la recherche de ressources et d’applications disciplinaires, mais aussi par un encadrement technique pendant la classe.

L’objectif est aussi de généraliser la démarche d’observation et de partage et de prévoir des temps d’échanges, par le biais d’un "forum de l’innovation" ouvert à tous les enseignants sur la plate-forme de cours en ligne. Les pratiques pédagogiques s’en trouveront nettement améliorées et pourront être adaptées aux outils afin d’en tirer pleinement profit.

"En plus d’une formation technique pour l’usage des tablettes on manque souvent d’idées pour les utiliser dans nos cours, il faudrait pouvoir échanger sur certaines pratiques ou les mettre en commun".
L’équipe ressent également le besoin de partage avec les expérimentations numériques des autres établissements, par exemple sous la forme d’un stage inter-établissement.

Retenu parmi les quatre expérimentations académiques les plus innovantes, le collège Brezillon participe au "Concours des cent projets nationaux pour l’innovation". Ce projet sera ainsi présenté à la finale des 100 meilleurs projets français à Paris.

* Étaient présents : M. le Député-Maire de Lons-le Saunier, Mme la Vice-Présidente du Conseil général du Jura, Mme la Conseillère régionale, M le Conseiller général du canton d’Orgelet, M Le Président de la Communauté de Communes d’Orgelet, Mme le Maire d’Orgelet.

Contacts

Jean-Marc Tifoen, principal
Arnaud Jacquet, professeur de technologie, formateur académique auprès des inspecteurs d’académie - inspecteurs pédagogiques régionaux (I.A.-I.P.R.) de technologie ; assistant T.I.C.E., initiateur des projets T.I.C.E. au collège

Didier Ramstein, délégué académique au numérique (D.A.A.N.)
Nicolas Magnin, inspecteur d’académie - inspecteur pédagogique régional (A.I.-I.P.R.) de mathématiques, conseiller académique en recherche-développement, innovation et expérimentation (C.A.R.D.I.E.)

Collège Michel Brezillon - Orgelet
En savoir plus

 
vendredi 20 septembre 2013

À l’école élémentaire Victor Hugo de Belfort, le rythme est dans les classes !

Lancement des ateliers de découverte péri-éducatifs permettant à la majorité des 250 élèves d’être accueillis après la classe : le recteur a fait le déplacement pour apprécier leur organisation et leur fonctionnement

"Jouer, créer, expérimenter"

Des élèves bien préparés dans une ambiance ludique

Dans la classe de C.E.2. qui accueille six élèves de la nouvelle section internationale américaine, l’enseignante Nathalie Tollini a pris soin d’éditer des affiches représentant
des lieux et des activités pour à chacun de trouver son lieu de rendez-vous après 16 h.
Chaque élève a donc placé l’étiquette de son prénom sous le groupe d’activités choisi après la classe : retour à la maison avec les parents, accueil périscolaire ou comme proposé chaque lundi : atelier cuisine, jeux d’échecs ou yoga chinois.
Le recteur et les personnes présentes ont ainsi pu constater que ce nouvel aménagement du temps a de bonnes vertus pédagogiques : tous les écoliers apprennent à lire un emploi du temps et à s’orienter auprès de leur animateur ; un petit pas vers l’autonomie !

Une richesse d’activités significative de l’investissement des personnels

À Belfort, les écoliers peuvent s’inscrire, par cycles, à un atelier de découverte par semaine au moins, à l’exception des échecs dont le caractère progressif suppose une inscription à l’année.
Ces ateliers mobilisent aussi la compétence de personnels de l’école : l’atelier cuisine, par exemple, est animé par un agent de la restauration scolaire.

L’intérêt pédagogique de ces nouveaux rythmes bientôt mesurable

École Victor Hugo - Belfort Le recteur a rappelé que ces ateliers péri-éducatifs ont été pensés "en articulation avec le projet d’école, dans une réelle continuité entre le temps scolaire et le temps après la classe". La culture artistique étant indissociable de l’enseignement scolaire, un atelier dessin-peinture est aussi au programme.

Les activités pédagogiques complémentaires (A.P.C.) organisées, début octobre par l’équipe enseignante, viendront enrichir ce temps d’après la classe.

Un échange avec les élèves, leurs professeurs et les animateurs a permis de mieux appréhender la variété des contenus de ces temps péri-scolaires qui développent l’esprit et la curiosité des enfants.

Le recteur souhaite qu’un bilan pédagogique soit établi prochainement, afin de mesurer les effets bénéfiques de ces découvertes chez les enfants.

Depuis la rentrée, les enfants trouvent tranquillement leur rythme

À l’instar des écoliers de Montbéliard qui ont déjà école neuf demi-journées par semaine, ceux de Belfort trouveront peu à peu leur rythme dans la mise en place progressive de ce projet éducatif territorial (P.E.P.T.).

 
vendredi 20 septembre 2013

Tablettes tactiles et tableau numérique interactif en pré-élementaire à l’école Hubert Metzger de Belfort !

Le 16 septembre, le recteur Éric Martin est venu constater que le numérique peut révolutionner la pédagogie en maternelle

École maternelle Hubert Metzger - BelfortAccueilli par Françoise Martin, directrice de l’école, le recteur, accompagné du directeur académique des services de l’éducation nationale (D.A.S.E.N.) du Territoire de Belfort, a souhaité observer comment les "tout petits" tirent, eux aussi, profit des avantages de la pédagogie numérique à l’école.

Après une brève présentation de l’expérimentation et de la convention tripartite entre la mairie, le Centre départemental de documentation pédagogique (C.R.D.P.) et la direction des services départementaux de l’éducation nationale(D.S.D.E.N.) signée en février 2013, les participants ont assisté à deux sessions de cours avec les écoliers : l’utilisation du tableau numérique interactif (T.N.I.) en grande section et des tablettes en moyenne section.

Un travail d’équipe pour l’expérimentation numérique dans trois écoles belfortaines

Les écoles volontaires Louis Pergaud, Victor Schoëlcher et Hubert Metzger ont été dotées d’outils numériques pour expérimenter les pédagogies associées auprès des écoliers.
L’école élémentaire Schoëlcher a équipé cinq classes avec des T.N.I. et a opté pour une classe mobile.
La classe de CP de l’école élémentaire Pergaud, située en RRS, mène une expérimentation avec un vidéo projecteur interactif et 15 tablettes tactiles.
Un déploiement sur les autres écoles de la commune est d’ores et déjà prévu.

Ayant bénéficié d’une formation dispensée par le Centre départemental de documentation pédagogique (C.D.D.P.) au printemps dernier, les enseignants des écoles concernées utilisent ces nouveaux outils depuis cette rentrée. Chaque enseignante fait évoluer ses pratiques pédagogiques à son rythme.

Le recteur a rappelé que "2 500 enseignants des premier et second degrés ont été formés l’an dernier dans l’académie".

Les multiples intérêts de cette nouvelle approche pédagogique

École maternelle Hubert Metzger - BelfortCes outils qui permettent de travailler en petits groupes d’élèves ont modifié la configuration de la salle de classe : les enfants travaillent en îlots, ce qui favorise les échanges entre eux et les invite à travailler ensemble.
Les enseignantes, Marie-Sophie Maillot et Nathalie Genay-Marchand, l’ont déjà remarqué : "les outils numériques motivent vraiment les enfants même ceux qui sont en difficulté ; ils sont plus réceptifs aux consignes et s’impliquent davantage".
"Les enfants sont absorbés par les animations offertes par la tablette, ils se montrent plus attentifs, plus concentrés ; cela facilite grandement les apprentissages".

Le recteur a souligné qu’une "tablette suscite aussitôt un échange verbal entre élèves et enseignant. On peut enregistrer le commentaire d’une image, des expériences vécues et en garder la trace".
Les écoliers les plus avancés doivent "aider leurs camarades et être moteurs de cette nouvelle dynamique de classe".
Le recteur a également fait remarquer "le changement de statut de l’erreur, qui s’efface sans laisser de trace, ce qui améliore grandement la confiance en soi".

Les perspectives : deux objectifs retenus pour cette année scolaire

- favoriser la réussite de tous les élèves et développer les axes du projet d’école en utilisant le matériel mis à disposition
- évaluer l’expérimentation dans le cadre construit conjointement par le C.R.D.P. et la D.S.D.E.N.

Ayant ainsi découvert les applications pédagogiques dans ces classes, le recteur a indiqué qu’il tenait a faire l’analyse de cette expérience un peu plus tard dans l’année.


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