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Rubrique Actualités

mercredi 29 juin 2011

Collège Victor Schœlcher : établissement rénové, contexte dynamique, développement des compétences des élèves

Alors que l’établissement s’apprête à accueillir son nouveau principal, l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas s’est rendue au collège Victor Schœlcher de Champagney pour faire un bilan des évolutions positives réalisées ces dernières années

Un peu d’histoire

La commune de Champagney, en Haute-Saône, est connue bien au-delà de la région pour son cahier de doléances, dans lequel dès 1789, elle revendiqua l’abolition de l’esclavage. Cette anecdote fut sans effet sur la "Grande histoire" mais permit à la commune de développer un aspect de son identité autour de la "Maison de la négritude et des droits de l’homme" fondée en 1971. C’est la raison pour laquelle le collège local s’intitule "Victor Schœlcher" (1804-1893) qui est un homme d’État français célèbre pour avoir poussé à l’abolition définitive de l’esclavage en France, via le décret d’abolition de l’esclavage signé par le gouvernement provisoire de la deuxième République le 27 avril 1848.

Visite du collège de Champagney

L’inspectrice d’académie a été accueillie au collège Victor Schœlcher, jeudi 23 juin, par le principal Dominique Cholley, son adjoint Lionnel Tisserand et son équipe, en présence du maire et conseiller général de Champagney, Gérard Poivey, et du principal nommé à la prochaine rentrée, Francis Pinot.

Collège Victor Schœlcher : établissement rénové, contexte dynamique, développement des compétences des élèvesL’établissement d’origine (deux bâtiments) a été ouvert en 1964 puis a été agrandi en plusieurs étapes de façon à pouvoir accueillir 500 élèves en 2000. Dans la période récente, il a bénéficié d’une première rénovation en 2002 (hall d’accueil, bâtiment administratif) puis d’une restructuration complète commencée en juin 2008. Aujourd’hui, ce collège constitue un ensemble moderne, bien adapté aux pratiques d’enseignement actuelles et aux besoins de la population locale.

Il faut souligner que le canton de Champagney est le deuxième de la Haute-Saône en termes de population car il bénéficie de la proximité de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt. Grâce à la dynamique de ce secteur, notamment en matière d’emploi, la population tend à augmenter, si bien que les effectifs de l’établissement, qui ont oscillé entre 437 élèves et 499 au cours des vingt dernières années, devraient à nouveau atteindre les 500 adolescents à la prochaine rentrée. Dans le même temps, l’effectif de collégiens du département est passé de plus de 12 000 à 10 350.

Sur le plan pédagogique et éducatif, l’investissement positif de toute une équipe dans un environnement dynamique et relativement préservé a permis, depuis plusieurs années, de faire progresser les acquis des élèves et leur ambition scolaire : augmentation des résultats au diplôme national du brevet (DNB), compétences développées grâce à des projets interdisciplinaires promouvant le théâtre, les pratiques sportives, l’histoire, la géographie et l’histoire des arts, les démarches scientifiques.
L’inspectrice d’académie a félicité toute l’équipe pour le travail accompli et le terrain a pu être passé très officiellement à Francis Pinot qui prendra la succession de Dominique Cholley à la tête du collège.

 
lundi 27 juin 2011

Bonne retraite Jean-Paul Ambert !

Au nombre des personnes qui ont beaucoup donné au système éducatif et au service des Autres avec un grand A, nous perdons, fort heureusement seulement à titre professionnel, Jean-Paul Ambert, principal du collège Albert Jacquard de Lure

Jean-Paul restera puits de sagesse, humaniste, mycophage et gastronome

Bonne retraite Jean-Paul Ambert !Jean-Paul Ambert, principal du plus grand collège de la Haute-Saône a fait valoir ses droits à la retraite. Au cours de l’émouvante cérémonie de départ organisée le 23 juin, dans son établissement, il a d’abord reçu les hommages appuyés de ses anciens adjoints, par la bouche de Rudy Cara, aujourd’hui en poste à Villersexel.

Puis Jean-Paul Ambert, comme le veut la tradition, a été salué par l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas qui, entre autres propos et en miroir aux sept piliers du socle commun de connaissances et de compétences, a décliné les sept piliers de la sagesse de ce chef d’établissement remarquable :
1) une force venue de ta Terre (les arbres, les champignons…)
2) une conviction éthique,
3) une malice souriante,
4) un entendement des choses essentielles,
5) une considération aimable de l’Autre,
6) une écoute adaptée,
7) une capacité déterminée à transmettre.

Avec la malice évoquée ci-dessus, Jean-Paul Ambert a fait remarquer qu’il a passé 56 années sur 61 à l’école de la République :
- 16 en tant qu’élève,
- 23 comme enseignant,
- 17 dans l’encadrement.
Jean-Paul Ambert a longuement remercié collaborateurs, enseignants, responsables politiques et institutionnels, partenaires de tous ordres, révélant une fois de plus la complexité de la fonction de chef d’établissement et la richesse des relations humaines qu’il a tissées et entretenues au cours de sa carrière.

En héritage, Jean-Paul Ambert nous a livré, en désordre les sept pensées suivantes :

"1) Je crois essentiel que chacun respecte l’autre dans sa fonction. C’est ce non respect qui est à l’origine de la plupart des conflits entre adultes que nous rencontrons...
2) Nous évoluons dans un système complexe fait d’intérêts contradictoires que nous sommes censés satisfaire. C’est toute la difficulté...
3) Les gens qui abordent chaque situation d’une manière conflictuelle sont difficiles à supporter. Ils ennuient les autres et pourtant ils recommencent toujours...
4) Je crois n’avoir jamais rien fait d’exceptionnel, mais seulement mon métier, dans le souci du respect d’une déontologie minimale et du service rendu.
5) Je ne crois pas utile de trop se prendre au sérieux pour bien faire son travail...
6) Lorsque quelque chose fonctionne bien, il se trouve toujours un imbécile pour y mettre un terme.
7) Je crois indispensable que chacun trouve sur son lieu de travail un milieu apaisé. Par conséquent, le premier devoir d’un chef d’établissement, ce n’est pas d’appliquer des consignes, mais c’est d’établir ou de rétablir la paix sociale dans la maison. C’est ce que j’ai modestement tenté de faire partout où je suis passé.

Pour terminer, je vous dirai que si je suis ici, à cet endroit et dans cette situation ce soir, c’est à notre école républicaine que je le dois. Alors préservons ce bien commun qui nous est si précieux et comme je l’ai entendu, il y a quelques jours en d’autres lieux :
Vive l’École avec un grand É de la République avec un grand R !"

 
lundi 27 juin 2011

LP Fertet à Gray : des formations professionnelles à plein régime

Mardi 21 juin, l’équipe de direction du lycée professionnel Fertet et l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas ont accueilli le recteur Éric Martin afin de lui présenter l’univers des formations aux métiers du transport et de l’automobile

Le lycée professionnel Henri Fertet de Gray tient son nom d’un jeune résistant fusillé à la Citadelle de Besançon en 1943, à l’âge de 16 ans.

Cette année l’établissement scolarisait 487 élèves dont 377 internes (ces derniers comprenant 50 jeunes du lycée d’enseignement général Cournot). Labellisé "Lycée des métiers" depuis 2009, la structure forme ses élèves aux métiers du transport et de l’automobile, avec des préparations de la 3ème au bac pro :
- Maintenance des véhicules option véhicules particuliers,
- Maintenance des véhicules option motocycles,
- Réparation des carrosseries,
- Conduite et transport des marchandises.

Les atouts du lycée Henri Fertet

LP Fertet à Gray : des formations professionnelles à plein régimeÀ la demande de la profession, l’établissement a fait le choix d’offrir depuis plusieurs années, une formation supplémentaire en allemand car ce pays voisin abrite des marques automobiles prestigieuses dont la clientèle fréquente ou traverse régulièrement notre région. Cette formation inclut un voyage d’étude à visées culturelle et technique qui a beaucoup de succès. Il faut savoir que le tissu économique franc-comtois demande 30% de germanistes et que l’académie de Besançon progresse dans la réalisation de cet objectif.

Très dynamique, le lycée Fertet, dirigé par Armelle Claudet et Thierry Burillard son adjoint, bientôt relayée par Claude Mercier, entretient des relations partenariales fortes avec les entreprises du transport et de l’automobile, notamment PSA /Peugeot-Citroën dont le berceau historique et l’usine-mère sont implantés à Sochaux, en Franche-Comté.

Divers projets attestent d’un engagement pédagogique et professionnel très fort, notamment la construction de "caisses à savon*" avec les élèves de 3ème "découverte professionnelle", invités à reprendre confiance en eux à travers cette réalisation concrète. La participation d’autres élèves à un fameux raid automobile relève aussi de la politique de l’établissement, bien en phase avec le monde professionnel. Il faut aussi mentionner la réalisation, actée cette année, d’une plate-forme dédiée à la section transports, avec piste de conduite, salle de cours et locaux techniques, sur la commune toute proche d’Arc-lès-Gray. Principalement financée par la région de Franche-Comté, cette infrastructure devrait être livrée dans un an, à la rentrée 2012.

Ces formations et ces évolutions s’ancrent judicieusement dans la culture régionale, un des berceaux de l’industrie automobile, tout en prenant bien en compte le nécessaire réalisme des professionnels et les ingrédients d’un développement durable.

*petit véhicule à quatre roues utilisant les technologies de la bicyclette.

Lycée des métiers Henri Fertet de Gray

 
lundi 20 juin 2011

Lycée Aragon : rencontre autour de la plateforme Énergies du bâtiment

Le 17 juin, à Héricourt, le recteur Éric Martin est venu à la rencontre de l’équipe de direction, des professeurs et des partenaires de l’établissement afin de faire le point sur la plateforme technologique Énergies du bâtiment

Une histoire récente mais déjà riche

Lycée Aragon : rencontre autour de la plate-forme Énergies du bâtimentVoici sept ans déjà, l’âge de raison, que le lycée Aragon d’Héricourt s’est tourné vers la transmission des connaissances pleines d’avenir que recouvre le thème de l’énergie et de sa maîtrise. Depuis 2004, en même temps qu’étaient mises en place progressivement diverses formations liées au grandes problématiques de l’énergie, des partenariats fructueux ont été noués, particulièrement autour du développement et de l’utilisation d’une plateforme dédiée aux technologies de l’énergétique. C’est principalement au sujet du devenir de cette plate-forme, aujourd’hui dédiée à la maîtrise de l’énergie dans le bâtiment, que le proviseur Dominique Dupuis, son équipe et les professeurs concernés ont reçu une délégation du rectorat, en présence des partenaires du projet :
- l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (unité de valeur ER 52 "Economie d’énergie et cogénération") qui forme des ingénieurs "Maîtrise de l’énergie thermique dans le bâtiment".
- l’université de Franche-Comté dont les étudiants en Master professionnel "Ingénierie thermique et énergie" ont également accès à la plateforme.
- l’institut universitaire de technologie (IUT) de Belfort-Montbéliard qui prépare à une licence professionnelle "Énergies renouvelables" en utilisant également cet outil.
- la Région de Franche-Comté, représentée par la vice–présidente Martine Péquignot, qui a implanté à Héricourt un Pôle énergies, momentanément installé dans les locaux du lycée. Cette structure a vocation à être un lieu de maillage et de mise en synergie des univers de la formation, des entreprises et du grand public. Elle disposera prochainement d’un bâtiment neuf, à proximité du lycée.
- le monde de l’entreprise, représenté par Vital Thomas de la firme Oventrop, a témoigné de l’importance de la formation et de la recherche appliquée dans le contexte des avancées technologiques actuelles, de l’évolution des réglementations et de la forte attente sociale dans les domaines de la maîtrise de l’énergie.
- Les professeurs spécialistes ont témoigné sur leurs pratiques et sur le développement, depuis cette année, d’un partenariat avec le Maroc (faculté polydisciplinaire de Marrakech El Jadida).

Des encouragements et des perspectives

Lycée Aragon : rencontre autour de la plate-forme Énergies du bâtimentLe recteur a apprécié l’évolution très positive des pratiques partenariales de formation autour de la plateforme Énergies du lycée Aragon, tout en conseillant une ouverture plus systématique au monde de la recherche expérimentale et de l’entreprise.
Cette démarche menée avec succès est une des conditions de la possible labellisation de la structure par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, permettant ainsi l’accès aux financements connexes. En effet, le cahier des charges stipule qu’une plateforme technologique homologuée doit, à la fois :
- être un outil de formation post-bac
- être utilisée en recherche expérimentale
- s’appuyer sur un socle de partenariats avérés avec le monde des entreprises avec le double objectif de favoriser l’innovation comme la formation professionnelle

L’établissement s’engagera donc l’année prochaine dans un effort particulier sur ce dernier point afin de finaliser le montage d’un dossier déjà bien avancé. Éric Martin n’a pas quitté le lycée Aragon sans avoir visité ses deux fleurons que sont la plateforme Énergies mais aussi l’internat qui comporte des places labellisées "internat d’excellence".

 
mardi 14 juin 2011

Merci Lucie et Raymond Aubrac !

Raymond Aubrac est revenu dans sa ville natale de Vesoul pour inaugurer une rue au nom du couple qu’il a formé avec sa défunte épouse Lucie. Il a reçu les honneurs de la municipalité et de la population, et surtout a témoigné encore… et encore

Merci Lucie et Raymond Aubrac !Vendredi 10 juin 2011, Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, connu pour avoir été un grand résistant français à l’occupation allemande et au régime de Vichy, un équipier de Jean Moulin, puis ensuite un acteur infatigable des relations internationales dans le contexte de la décolonisation, toujours épris de Liberté, est revenu à Vesoul où il est né le 31 juillet 1914.

Après qu’ils aient lutté toute une vie contre les nazis, les situations coloniales et l’injustice en général, il était normal et émouvant que la ville natale de Raymond Aubrac dédie une rue à leurs noms de résistants. En toute logique, le micro a été tendu par le député-maire Alain Joyandet à cette grande figure de l’histoire contemporaine pour lui permettre de témoigner une fois de plus sur son engagement et sur celui de toute la Résistance, mais pas seulement…

Merci Lucie et Raymond Aubrac !Raymond Aubrac, 97 ans, non sans humour, très lucide et tout en verve, a souhaité résumer aux élèves et à l’assemblée son engagement vital au service de la Liberté. Il a ensuite répondu aux questions des enfants et adolescents de plusieurs établissements vésuliens avec spontanéité, précision et beaucoup de force et de conviction. Il a interpellé l’assistance et plus largement le monde politique : "Quel(s) projet(s), quel(s) défi(s) pour la jeunesse consumériste ou en déshérence que l’on croise parfois dans nos écoles et nos quartiers, ou bien qu’on nous montre à la télé… ? "

Que vive la Liberté ! Quelles résonances aujourd’hui ? Merci Lucie et Raymond Aubrac de nous engager vers notre avenir à long terme avec des valeurs positives qui ne demandent qu’à être partagées.

 
mardi 14 juin 2011

Restitution des "classes d’eau" du contrat de rivière Durgeon

Vendredi 10 juin à la Maison de la ruralité de Noroy-le-Bourg, huit classes de cycle 3 de la région vésulienne ont participé à une rencontre pour restituer leur participation au programme "classes d’eau" du contrat de rivière Durgeon

Les "classes d’eau"

Restitution des "classes d'eau" du contrat de rivière DurgeonCes projets pédagogiques s’inscrivent dans le volet "Sensibilisation des publics" qui existe dans tous les contrats de rivière. Ils sont développés en Haute-Saône depuis une dizaine d’années, actuellement sur les bassins versants de la Lanterne, du Durgeon et de l’Ognon (renouvellement en cours du contrat).
Participer à une "classe d’eau", c’est engager la classe dans un travail multidisciplinaire sur le thème de l’eau, dans le cadre des programmes en vigueur (2008) et de la circulaire sur l’éducation au développement durable (EDD / 2007), avec l’appui technique et financier du contrat de rivière. Une classe d’eau permet donc de faire des sorties de terrain, de comprendre les notions essentielles de cycle de l’eau et de bassin-versant (géographie) de découvrir les patrimoines naturels ou anthropiques liés à l’eau (sciences et technologie, histoire), mais aussi et surtout de découvrir que l’eau est précieuse, indispensable à la vie et doit être respectée (éducation civique). Bien évidemment, ces projets n’excluent pas les maths (mesures, calculs) ni les activités de maîtrise de la langue française (travaux de documentation, de comptes rendus), ni même les arts visuels !

À l’occasion de la journée de restitution 2011 du contrat de rivière Durgeon, les structures partenaires, venus d’horizons variés, se sont donné rendez-vous dans la toute nouvelle "Maison de la ruralité" de Noroy-le-Bourg pour faire un point très positif sur cette action :
- des collectivités (mairie, canton, conseil régional)
- le comité de rivière Durgeon, présidé par M. Alain Chrétien,
- une délégation de l’inspection académique de la Haute-Saône, conduite par l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas,
- l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse,
- la Maison de la nature de Brussey*, présidée par Christiane Eymard et dirigée par Bernard Dupont.

Les visiteurs ont particulièrement apprécié la qualité architecturale de la toute nouvelle "construction chanvre" puis ils se sont dirigés vers le pôle éducatif tout proche pour admirer les travaux réalisés par différentes classes de cycle trois du bassin versant. Ils se sont félicités de la qualité des productions réalisées, notamment grâce à l’impulsion et l’accompagnement apportés par les animateurs de la Maison de la Nature de Brussey*.

Qu’est-ce qu’un contrat de rivière ?

Restitution des "classes d'eau" du contrat de rivière DurgeonC’est un instrument d’intervention à l’échelle d’un bassin versant. Lors de l’élaboration de ce document, des objectifs de qualité des eaux, de valorisation du milieu aquatique et de gestion équilibrée des ressources en eau sont définis afin d’adopter un programme d’intervention multi-thématique sur 5 ans (travaux ou études nécessaires pour atteindre ces objectifs, désignation des maîtres d’ouvrage, du mode de financement, des échéances des travaux, etc.). L’élaboration et l’adoption du document sont de la compétence d’un comité de rivière, ici présidé par M. Alain Chrétien, rassemblant des intérêts multiples autour du projet et représentatifs des enjeux du territoire. Pour le bassin du Durgeon, un des enjeux majeurs, par exemple, est la préservation de la qualité des eaux du réseau souterrain qui alimente la Font de Champdamoy et l’usine des eaux de Vesoul-Quincey. Le plateau marno-calcaire se comportant comme une gigantesque éponge, ce réseau est réputé être la plus grosse ressource en eau brute de... Franche-Comté ! Les contrats de rivière sont signés entre les partenaires concernés : préfets, agence de l’eau (ici Rhône-Méditerranée-Corse) et les collectivités locales (conseil général, conseil régional, communes, syndicats intercommunaux...)

Carte du bassin - versant du Durgeon

*Centre permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) de la vallée de l’Ognon.

 
lundi 6 juin 2011

L’inspectrice d’académie de la Haute-Saône décorée de la Légion d’honneur

Vendredi 27 mai dernier, c’est le recteur Éric Martin, venu à Vesoul, qui a prononcé la phrase rituelle : "Hélène Ouanas, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur."

L'inspectrice d'académie de la Haute-Saône décorée de la Légion d'honneurDans son éloge introductif, monsieur le recteur a relaté le sens très élevé du service public d’éducation dont a fait preuve Madame Ouanas, remarquablement appréciée de ses collègues, collaborateurs et supérieurs hiérarchiques, tout au long d’une carrière riche et diversifiée qu’elle a conduite, depuis 1971, d’un poste d’institutrice remplaçante en Seine-Saint-Denis à la direction des services départementaux de l’éducation nationale de la Haute-Saône (IA-DSDEN). En chemin, tout en élevant deux enfants avec son époux, elle poursuit des études universitaires jusqu’à un doctorat sur un thème d’histoire contemporaine, elle réalise des missions de coopération éducative à l’étranger et elle gravit tous les grades de l’éducation nationale :
- directrice d’école maternelle (1986-89),
- inspectrice de l’éducation nationale / IEN (1989-1996),
- IEN adjointe de l’inspecteur d’académie du Val d’Oise (1996 à 2001),
- directrice du centre de Saint-Germain-en-Laye de l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de l’académie de Versailles (2001-2004),
- IEN adjointe de l’inspecteur d’académie de l’Essonne (2004-2006),
- inspectrice d’académie en 2006, auprès de deux recteurs successifs dans l’académie de Créteil,
- directrice des services départementaux de l’éducation nationale de la Haute-Saône depuis février 2009.

La Légion d’honneur et les femmes

L'inspectrice d'académie de la Haute-Saône décorée de la Légion d'honneurEn préambule de la cérémonie, le Colonel Hubert Thisselin, responsable local de la Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur (SEMLH), a exposé un historique de l’ordre le plus prestigieux des récompenses honorifiques nationales. Fondé en 1802 par Napoléon Bonaparte, la Légion d’honneur peut être attribuée à titre militaire ou civil. Lié en partie aux actes de bravoures perpétués lors des deux guerres mondiales et des conflits coloniaux, le nombre total de récipiendaires a culminé en 1963 à plus de 300 000 personnes. Aujourd’hui, en des temps plus pacifiques et pour conserver à cette décoration tout son prestige, ce nombre a été ramené à moins de 100 000.

Le colonel a mis l’accent sur la place grandissante des femmes dans l’attribution de cette récompense. C’est à partir de 1851 que Louis-Napoléon Bonaparte permettra l’accès à l’ordre des six premières femmes. Au cours du XXème siècle, le nombre de femmes récipiendaires fut en constante augmentation. Même si la proportion des femmes dans les promotions civiles de la Légion d’honneur a progressé de manière nette ces vingt dernières années (7,8% en 1985, 18% en 2006), elle ne correspondait pas à la place réelle que les femmes occupent dans de nombreux secteurs d’activité. Aussi, le Président de la République, Nicolas Sarkozy a-t-il décidé, dès sa prise de fonctions, qu’il y aurait désormais égalité de représentation entre hommes et femmes dans chacun des Ordres nationaux (Légion d’Honneur et Ordre national du Mérite) en tenant compte de la proportion de femmes aujourd’hui proposables dans le champ d’activité concerné. Les premiers résultats de cette politique de féminisation sont réels. Pour l’année 2007, la proportion de femmes nommées ou promues a été de 35%. Pour l’année 2010 elle est passée à 51%, pourcentage sans précédent dans l’histoire de l’ordre.

Avec ses remerciements, l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas a terminé la cérémonie en offrant à ses nombreux invités un extrait des "Choses vues" de Victor Hugo (1860) :
"Le droit de l’enfant, c’est d’être un homme. Ce qui fait l’homme, c’est la lumière ; ce qui fait la lumière, c’est l’instruction. Donc le droit de l’enfant, c’est l’instruction gratuite obligatoire.
L’instruction et la pénalité sont les deux extrêmes d’un équilibre. Ce qu’on ajoute à l’un on l’ôte à l’autre. Augmentez l’éducation, la pénalité décroît. Supposez l’éducation parfaite, la loi pénale s’évanouit d’elle-même."

Puis Madame Ouanas a conclu : "La lumière de l’instruction est pour moi une chose essentielle. L’éducation est un élément moteur qui donne un sens à ma vie et à mes actions au quotidien. Vive l’éducation !"

 
mardi 31 mai 2011

Concours national de la Résistance et de la déportation

Vendredi 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance, en 1943, a eu lieu la remise des prix départementaux du Concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD)

Concours national de la Résistance et de la déportationLe Concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD) a été créé officiellement en 1961 par Lucien Paye, ministre de l’éducation nationale, à la suite d’initiatives d’associations et particulièrement de la Confédération nationale des combattants volontaires de la résistance (CNCVR). En 2011, le concours fête son 50ème anniversaire. Il a toujours pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la déportation afin de leur permettre de s’en inspirer et d’en tirer des leçons civiques dans leur vie d’aujourd’hui.
Pour l’année 2011, le jury national avait arrêté le thème suivant :
"La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy"

La remise des prix, salle Parisot à Vesoul, a été précédée de deux cérémonies de recueillement et de dépôt de gerbes au monument de la Résistance et à celui de la déportation, en présence de personnalités départementales, notamment Yves Kratinger, président du Conseil général de la Haute-Saône et Michel Robquin, chef de cabinet du préfet. Elle a également permis la rencontre entre les adolescents et les responsables ou membres de diverses associations d’anciens combattant, résistants, déportés et leurs familles.

Procès verbal du jury

 
jeudi 26 mai 2011

1000 élèves en selle pour le tour cycliste USEP

Du 17 mai au 3 juin 2011, plus de mille élèves participent à la dixième édition du tour cycliste de la Haute-Saône organisé par l’union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP)

Avec un réseau dense de petites routes relativement peu fréquentées, le département de la Haute-Saône est un paradis pour les cyclistes en herbe. Mais cette activité potentiellement dangereuse nécessite toute une éducation. C’est pourquoi, en mai 1993, à l’initiative de l’USEP, 1480 enfants et leurs accompagnateurs s’élançaient avec bonheur sur les routes de notre département. À raison d’une édition tous les deux ans, la belle aventure du tour cycliste de la Haute-Saône s’est poursuivie. La réussite renouvelée de cette manifestation d’envergure résulte de la conjugaison des efforts de nombreuses personnes, efforts coordonnés par Marcel Guenot, président du comité départemental et Gilles Froidevaux, délégué de l’USEP 70, en relation avec les conseillers pédagogiques EPS et les maîtres des presque 50 classes engagées cette année.

Une aventure d’une extrême richesse

1000 élèves en selle pour le tour cycliste USEPLa participation au tour cycliste est une aventure d’une extrême richesse.
- Dans chaque classe concernée, les activités sportives pratiquées tout au long de l’année vont permettre de développer l’endurance des petits sportifs.
- Souvent en relation avec la Gendarmerie nationale, on travaillera, bien entendu, sur la sécurité et le code de la route, conditions indispensables au bon déroulement de l’opération.
- Des séances de technologie porteront sur le fonctionnement et le contrôle technique des bicyclettes.
- La discipline géographie permettra de définir le parcours et de progresser dans la lecture de cartes.
- Pour relier l’aspect sportif à la culture, nombre de classes choisissent de visiter au passage un monument ou un site remarquable.
- Enfin l’ensemble du projet donne lieu à des productions d’écrits, tant dans la phase de préparation que pour restituer l’aventure aux parents et aux autres élèves de l’école.

En route avec les CM1 de Noidans-lès-Vesoul

1000 élèves en selle pour le tour cycliste USEPMardi 24 mai, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas et l’inspectrice de l’éducation nationale de la circonscription de Vesoul-Nord, Françoise Cottet-Émard ont revêtu casque et chasuble fluo réglementaires pour accompagner le retour à l’école de Noidans du groupe de 36 élèves dirigé par Albert Piguet. Le groupe réunissait tous les CM1 de l’école et 3 enfants de la classe d’inclusion scolaire (CLIS). Quatre groupes de 9 élèves, chacun encadré par deux parents cyclistes accompagnateurs avaient été constitués. Trois cyclistes "volants" dont le maître assuraient la coordination. Deux paires de voitures avec gyrophares ouvraient et fermaient la marche. Moyennant une préparation sérieuse et cette organisation rigoureuse, le parcours – une vaste boucle de 50 km passant par Vallerois-le-Bois, Dampierre-sur-Linotte, Sorans-les-Cordiers et le château de Filain - a été avalé dans la journée dans la joie et la bonne humeur. Les organisateurs remercient les gendarmes dont la présence a facilité le franchissement de la RN 57.

Félicitations à nos jeunes cyclistes et rendez-vous en 2013, pour la 11ème édition du tour de la Haute-Saône !

 
vendredi 20 mai 2011

Formation interministérielle de moniteurs de secourisme

Dans le cadre du protocole d’accord du 31 janvier 2007 entre le Ministère de la Défense et le Ministère de l’Éducation nationale, dix nouveaux moniteurs de secourisme viennent d’être formés en Haute-Saône.

"Former des citoyens conscients et actifs, autonomes et engagés, aptes à contribuer à la vie politique, économique, intellectuelle et sociale de notre pays, à défendre sa liberté et ses valeurs constitue un des objectifs fondamentaux de la République."

Telles sont les premières lignes introductives du protocole Défense/Éducation nationale de 2007 qui s’articule en trois grands chapitres :
- Le parcours de citoyenneté, une ambition partagée,
- L’insertion et l’emploi, un engagement commun,
- Le développement de la connaissance, une volonté conjointe.
Ce cadre ambitieux permet la conduite de multiples actions interministérielles.

Un exemple en est la formation de 10 nouveaux moniteurs de secourisme de type PAE3* organisée à la base aérienne 116 (BA 116) de Luxeuil et dispensée conjointement par la Protection civile et les pompiers de l’air de la structure d’accueil. Jeudi 19 mai, les fonctionnaires de l’Éducation nationale et les militaires bénéficiaires de ce stage de deux fois une semaine, ont reçu leur attestation de réussite des mains de la présidente du jury, Estelle Rossi, adjointe au chef du service interministériel de défense et de protection civiles, représentant le préfet Éric Freysselinard.

Formation interministérielle de moniteurs de secourisme

Ces nouveaux moniteurs de secourisme sont :
- Lionel Tisserand
- Carole Rousselot
- Philippe Veneri
- Sylvain Clément
- Cécile Sans
- Fabien Cuche
- Kevin Hocine
- Arnaud Menegain
- Franck Tartarin
- Dimitri Antoni

La remise des diplômes a eu lieu sous l’autorité du Colonel Frantz Brengarth, délégué militaire départemental, commandant de la base aérienne 116, et de l’inspectrice d’académie de la Haute-Saône, Hélène Ouanas, représentant le recteur Éric Martin, en présence de cadres de l’Armée de l’air, de la Protection civile et de l’Éducation nationale.

*La PAE3 est un des acronymes issus de la réforme des formations de premier secours. Il signifie « pédagogie appliquée aux emplois/activités de classe 3 ». Les activités de classe 3 regroupent ce qui concerne le secourisme grand public. La PAE3 est, en fait, l’ensemble des techniques pédagogiques à mettre en place pour enseigner la PSC1, formation « prévention et secours civiques de niveau 1 » qui elle dure une dizaine d’heures.


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