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Rubrique Actualités

lundi 29 novembre 2010

Des auteurs au lycée Georges Colomb de Lure

Dans le cadre du festival "Les Petites Fugues" deux écrivains rencontrent des élèves de seconde

Raphaël Aubert

Colomb_classe et écrivainCette rencontre du 19 novembre s’inscrivant dans une séquence pédagogique consacrée au travail de l’écriture, les élèves de 2nde 1 ont pu interroger l’écrivain suisse Raphaël Aubert sur son "métier" ainsi que sur son roman La Terrasse des éléphants, dont ils avaient lu et exploité de larges extraits en classe. Au terme de cet échange vivant et enrichissant pour tous, les lycéens ont remis à Raphaël Aubert, visiblement ému, un recueil des travaux d’écriture réalisés à partir de son œuvre.
Dans le cadre du festival des "Petites Fugues", en partenariat avec le Centre régional du livre de Franche-Comté (C.R.L.F.C.), l’écrivain est venu le 19 novembre 2010 rencontrer les élèves de seconde 1, en présence de leurs professeurs, Michelle Bonnefous, enseignante de Lettres et Véronique Grangeot , professeur documentaliste.

Pierrette Fleutiaux

fugues2L’écrivain Pierrette Fleutiaux est intervenue devant la classe de 2nde 4. Cette rencontre a eu lieu en présence de Dominique Bondu, Directeur du C.R.L.F.C., et de Philippe Lablanche, conseiller pour le livre et la lecture à la Direction régionale des affaires culturelle (D.R.A.C.).
Le travail sur le roman Allons-nous être heureux ? a été activement préparé par Anne Delsart, enseignante de Lettres, et Véronique Grangeot..
En présence de l’auteur, les élèves, d’abord impressionnés, n’osaient prendre la parole. Puis, peu à peu, Pierrette Fleutiaux a installé un climat de confiance et d’échanges. Au final, toute l’équipe a été surprise de la curiosité, l’intérêt et le travail des élèves.

Lycée Georges Colomb - Lure

 
lundi 29 novembre 2010

Conférence "L’orientation vers les Études de Sciences politiques"

Le C.I.O. de Lure organise dans l’amphithéâtre du lycée Georges Colomb une conférence consacrée à l’orientation vers les Études de Sciences politiques, le mercredi 15 décembre à 14h30

Conférence IEP Affiche couleur 15 décembre 2010

Entrée gratuite

Au cours de cet exposé, l’intervenant présentera les études en I.E.P, les débouchés mais aussi le recrutement, le concours et sa préparation. Cette réunion intéresse tous les élèves, parents et enseignants des classes de lycées (2des, 1ères et Terminales).

Réservation souhaitable au C.I.O. :
03.84.30.11.30 ou par courriel

 
jeudi 25 novembre 2010

Katulu 2009-10 dans la circonscription de Lure : 100% pure peur !

Katulu est l’intitulé du dispositif départemental organisé par la commission littérature-écriture issue des équipes des circonscriptions de la Haute-Saône

Katulu 2009-10 - Au loupCe dispositif vise principalement à développer la maîtrise de la langue française, pilier 1 du socle commun de connaissance et de compétence (S3C). Priorité absolue, elle passe par :
- la capacité à lire et comprendre des textes variés,
- la qualité de l’expression écrite,
- la maîtrise de l’expression orale,
- l’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire,
- l’enrichissement quotidien du vocabulaire.

Le thème Katulu 2009-2010 était : « 100% pure peur ».

Tout a commencé par une animation pédagogique.

Celle-ci s’est déroulée à Ronchamp début octobre 2009 dans le but de cadrer l’opération et ses pistes d’exploitation. Au cours de l’année, ce sont 22 classes de la circonscription de Lure qui ont participé à l’aventure "100% pure peur". Des classes de maternelle à trois classes de sixièmes de collège, plus de 700 élèves ont contribué, après lecture des ouvrages sélectionnés par la commission, à réaliser des textes traitant de cette émotion particulière qu’est la peur. Produire du ou des textes était le principal axe de travail donné aux élèves par leurs enseignants. Dans le cadre du pilier 5 du S3C consistant à développer la culture humaniste, ces écrits pouvaient être mis en valeur sur le plan plastique, pour être exposés dans les trois collèges de secteur. Des fiches pédagogiques réalisées par des conseillers pédagogiques étaient disponibles sur les différents sites des inspections du département.

La peur n’a pas paralysé les liaisons écoles-collèges.

La vie secrete des monstresAinsi, au collège de Lure, des réalisations ont été exposées dans le cadre des manifestations organisées à l’occasion de la venue du professeur Albert Jacquard qui a prêté son nom à l’établissement. Au préalable, un défi lecture s’était déroulé, mettant en scène trois classes de cours moyen et une classe de sixième autour d’une nouvelle, "Le K" de Dino Buzzati.
Au collège de Champagney, c’est un échange entre le CM2 de ce même
village et deux classes de sixième, autour des monstres de la mythologie
grecque et romaine, qui a conduit à une exposition des travaux des écoles de ce secteur.
Même dynamique au collège Pierre et Marie Curie à Héricourt, où les parents ont pu visiter ces expositions visibles au moment des inscriptions des élèves de sixième, et ce pendant une quinzaine de jours, en juin 2010. Hormis l’objectif de favoriser la production écrite, les organisateurs voulaient encourager le plus grand nombre de parents à franchir la porte des établissements du second degré.

Partenariat avec la bibliothèque municipale de Lure.

En septembre 2010, toutes ces restitutions ont été regroupées à la bibliothèque municipale de Lure où les bibliothécaires, Guilène Perrin et Aurélie Chu, avaient déjà, courant 2010, fait l’acquisition des ouvrages sélectionnés, pour cette opération, par la commission littérature de l’inspection académique qui regroupe sept conseillers pédagogiques du département de la Haute-Saône. Durant le mois de novembre 2010, tout un chacun est invité à trembler d’effroi et d’admiration en découvrant les réalisations des élèves de la circonscription, que ce soient des albums, des affiches, des ribambelles ou des boîtes mystérieuses... Une visite virtuelle est également disponible sur le site de la bibliothèque .

Pour l’année 2010-2011, l’opération Katulu continuera à œuvrer contre l’illettrisme. Elle s’intitule « Comprenne qui pourra ! » et a pour vocation d’apprendre à comprendre les « textes réticents »* et de mettre en place des carnets personnels de parcours culturels.

Blog de la circonscription de Lure.

*Note : les textes réticents posent délibérément des problèmes de compréhension, ils empêchent de résumer l’intrigue. Ce sont des textes qui en disent moins que ce qu’ils pourraient ou devraient dire. Ils laissent volontairement subsister des trous, des béances afin que le lecteur cherche à les combler. Pour ce faire, celui-ci ne peut pas s’appuyer sur le contexte. C’est ce qui oblige à l’interaction lecteur-texte. C’est sans doute ce qui fait la spécificité du texte littéraire. (Catherine Tauveron, professeur IUFM.)

 
lundi 22 novembre 2010

21ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant

Comme chaque année, le comité UNICEF et l’Office central de la coopération à l’école (OCCE) 70 ont animé la journée anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) pour une quinzaine de classes primaires en 2010

21ème anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfantJeudi 18 novembre dernier, une grande animation régnait à l’espace Villon à Vesoul, à l’occasion du 21ème anniversaire de la CIDE signée en 1989. Dans le cadre d’une coordination assurée par Françoise Soriano du comité départemental de l’UNICEF (présidé par Noëlle Bardot) et Yann Poirson de l’OCCE, ce sont vingt volontaires bénévoles qui ont préparé et animé cette journée commémorative avec les enseignants participants.

Sur une demi-journée, grâce au visionnage d’un petit film suivi d’un débat, puis à leur participation, par petits groupes, à quatre temps d’atelier (lecture, dessin, jeux de société, visite et exploitation d’une exposition), les 315 élèves des quinze classes primaires participantes ont planché sur les droits fondamentaux dont devraient bénéficier tous les enfants du monde, par exemple :
- le droit à la santé, à une assistance médicale si besoin,
- l’accès à l’eau potable et à une alimentation correcte,
- le droit à l’éducation et à l’égalité dans l’éducation pour les filles,
- la protection contre les violences et les guerres,
- le droit de posséder une identité (famille, pays…)

Il faut souligner que l’organisation de cette manifestation est grandement facilitée par la ville de Vesoul, partenaire de l’UNICEF, qui assure le transport des classes et met à disposition des grilles d’exposition ainsi que les locaux de l’espace Villon, dont la salle de projection, logistique indispensable à la réussite renouvelée de cette journée pédagogique dédiée aux droits de l’enfant.

 
jeudi 18 novembre 2010

Réunion du conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN)

Le CDEN s’est réuni le 8 novembre à la préfecture de la Haute-Saône sous la co-présidence du préfet Éric Fresselinard et de Gérard Pelleteret, représentant le président du Conseil général.

Composition du CDEN

Réunion du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN)Le conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) est présidé conjointement, selon les domaines de compétences, par le préfet et le président du conseil général. Les vice-présidents sont l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DSDEN), un conseiller régional et un conseiller général désignés à cet effet.

Les CDEN sont composés de représentants :
- des collectivités territoriales,
- des personnels des établissements d’enseignement et de formation,
- des usagers (parents d’élèves, associations).
Les membres élus le sont pour trois années. Le CDEN se réunit au moins deux fois par an.

Attributions

Le CDEN joue principalement un rôle consultatif. Il est compétent pour tout ce qui se rapporte à la carte scolaire départementale du premier degré (écoles élémentaires, maternelles et primaires) et à la scolarisation des élèves dans les collèges. De plus, le conseil peut être consulté sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement du service public d’enseignement dans le département, et émettre, de sa propre initiative, tout vœu à cet effet. Sur de nombreuses questions, sa saisine est obligatoire.

Au cours de cette réunion faisant suite à la rentrée 2010, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, a notamment fait le bilan de la rentrée dans les écoles et les collèges de Haute-Saône.

Diaporama de présentation

 
lundi 15 novembre 2010

Le 11 novembre 2010 en Haute-Saône

La presse locale et France 3 témoignent de l’engagement des enseignants, particulièrement important pour faire connaître aux jeunes générations la brutalité et la cruauté de la guerre de 1914-1918

Les derniers survivants de la Grande Guerre étant désormais décédés, il ne reste plus de ce conflit que des sites, des objets et des monuments. Le devoir de mémoire ne pouvant plus s’appuyer sur le témoignage vivant des poilus, l’engagement des enseignants apparaît particulièrement important et nécessaire pour faire connaître aux jeunes générations la brutalité et la cruauté d’un conflit qui a fait des millions de victimes et n’a épargné aucune famille de notre pays.
Le devoir de mémoire conduit aussi les enseignants à faire prendre conscience aux enfants de l’engagement et du sacrifice des combattants pour la France dont témoignent les monuments érigés dans chaque ville ou village.

Le 11 novembre 2010 en Haute-SaôneAu lendemain de ce 11 novembre 2010, la presse locale rapporte la présence active de nombreuses délégations de scolaires, encadrées de parents d’élèves et de professeurs, dans les cérémonies qui se sont déroulées dans la plupart des communes de la Haute-Saône, comme partout en France. À Vesoul, ce sont des élèves de l’école du Luxembourg, habitués de l’exercice, qui ont entonné la Marseillaise et l’hymne européen. Un grand nombre d’écoles du département en ont fait autant, par exemple à Dampierre-sur-Linotte, Port-sur-Saône, Villers-le-sec, Frotey-lès-Vesoul, Andelarrot, Gray, Arc-lès-Gray, Gray-la-ville, Pesmes, Gy ou encore Luxeuil, Neurey-en-Vaux, Lure, Melisey et Héricourt.

Du côté de France 3, précédant de quelques jours le 11 novembre, l’émission "Ma Région ça me regarde" s’est intéressée, le samedi 6 novembre, à la Première Guerre mondiale pour constater que la mémoire de la Grande Guerre est toujours entretenue, à l’école, évidemment, mais aussi par les cérémonies commémoratives. Un village de Haute-Saône qui n’avait toujours pas de monument aux morts vient par exemple de réparer cette "anomalie" historique.

Voir le reportage de Jérémy Chevreuil et Charles-Henry Boudet
Avec Pierre Emann, maire de Coulevon, Rayane Hamoud et Derya Sertdemir, élèves de troisième, Didier Roux, professeur d’histoire-géographie, et Christine Fouchard, directrice de l’école primaire de Quincey.

 
vendredi 5 novembre 2010

Consultation sur les rythmes scolaires en Haute-Saône

Trois conférences-débats dédiées au premier degré du 1er au 10 décembre

Consultation sur les rythmes scolaires
Cette consultation est organisée en complémentarité avec la table ronde académique qui aura lieu le 29 novembre à Belfort. Un focus sera mis sur le premier degré, dans le cadre de la circonscription ou de circonscriptions associées, de façon à réaliser une consultation de proximité de la communauté éducative. Les contributions recueillies seront mises en ligne sur le site académique dédié, afin de contribuer à la synthèse de l’académie de Besançon.

Les conférences-débats du 1er au 10 décembre

- À Vesoul (circonscriptions de Vesoul-Nord et de Vesoul-Sud associées)
- À Gray (circonscription de Gray)
- À Lure (circonscriptions de Lure et Luxeuil associées)

Animation

Par une personnalité extérieure ou un IEN, un médecin scolaire, un psychologue scolaire ou un conseiller pédagogique.

Introduction

- Rappel du contexte de la consultation nationale et du dispositif académique en restituant les enjeux des rythmes scolaires
- Situation actuelle de la Haute-Saône
- Thèmes proposés au débat après une conférence introductive.

Déroulement

- Contenus centrés sur le premier degré et sur les continuités territoriales et éducatives école-collège et collège-lycée
- Thèmes retenus : les rythmes scolaires et l’école, les rythmes scolaires et la famille, les rythmes scolaires et la société. Un guide comprenant des questions précises inspiré du questionnaire académique sera fourni à chaque circonscription.
- La mini conférence de présentation concernera un thème spécifique dans chaque circonscription.
- Une synthèse réalisée pour chacune des conférences-débats constituera la contribution à retenir.

Invités

- Membres des communautés éducatives de chaque circonscription,
- Président des intercommunalités,
- Membres des organisations et associations complémentaires de l’école,
- Organisations représentatives de parents d’élèves,
- Représentants des personnels enseignants du premier degré,
- Personnalités du département ayant vocation à s’exprimer sur la problématique de l’approche globale de l’enfant.

Consultation académique sur les rythmes scolaires sur le site du rectorat

 
jeudi 21 octobre 2010

Écoles, collèges, lycées, se mobilisent pour l’opération ELA

En 2010, en Haute-Saône, plusieurs établissements scolaires ont relevé le défi d’ELA. Invitée d’honneur à Vesoul : la marcheuse de haut niveau Nora Genebrier

ELA, association européenne contre les leucodystrophies a proposé, comme chaque année, aux scolaires, sa dictée et sa manifestation sportive intitulée « Mets tes baskets et bats la maladie ». Défi relevé, notamment par les collèges Victor Schoelcher de Champagney, Louis Pergaud de Faverney (avec l’école communale), des mille étangs de Melisey. Il en est de même, pour le lycée professionnel Bartholdi à Lure, pour l’école de Beaujeu et pour l’école élémentaire d’application des Rêpes à Vesoul. Lundi 18 octobre, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, s’est rendue dans cette école afin d’apporter son soutien à l’opération ELA et d’y participer.

Opération ELA, Hélène Ouanas et Nora Genebrier

"Mets tes baskets et bat la maladie " - la dictée d’ELA proposée à l’école des Rêpes

Pour décliner l’opération ELA, l’équipe de l’école des Rêpes avait organisé une journée constituée de trois temps forts, en mobilisant des parents d’élèves et différents partenaires.

Premier temps fort : pour que l’on comprenne mieux le pourquoi de cette opération, le docteur Dominique Grenot, médecin scolaire a présenté aux enfants comme aux adultes venus l’écouter, une information sur les leucodystrophies.

Second temps fort : dans la matinée, ce sont les élèves de CM2 de Philippe Bénier qui se sont prêtés à l’exercice de la dictée d’ELA. Le texte a été lu dans sa totalité par Nora Genebrier, sportive haut-saônoise de haut niveau, spécialiste de la marche athlétique. Puis l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, a animé avec l’enseignant de la classe, l’exercice de la dictée proprement dite, à savoir un extrait du texte créé spécialement par Marc Lévy, l’auteur français vivant le plus lu dans le monde.

Enfin, l’après-midi a été consacré au rassemblement sportif « Mets tes baskets et bat la maladie », en présence de Nora Genebrier et Sylvie Daguenet, conseillère pédagogique départementale en éducation physique et sportive (EPS) avec :
- 4 classes de cycle III de l’école des Rêpes,
- 2 classes de l’école voisine Pablo Picasso, invitées.

Les 120 élèves ont été mélangés et répartis en 12 groupes composés de CE2, CM1 et CM2. Ils se sont vu proposer divers ateliers animés par les enseignants : sauter, lancer, courir, jeux de ballons, atelier lecture dans la bibliothèque centre de documentation (BCD). Onze enseignants titulaires et stagiaires se sont investis dans cette action.

 
mardi 19 octobre 2010

Hommage à André Nicolas, instituteur, poète et résistant

Résumé du discours de Madame Hélène Ouanas, inspectrice d’académie de la Haute-Saône – Citers, le 16 octobre 2010

“Le destin d’André Nicolas, les valeurs républicaines et humanistes qu’il a incarnées, sa sensibilité littéraire, son dévouement au service public quels que soient les obstacles rencontrés, la cause des enfants, constituent un écho à notre présence et à notre action dans ce monde parce nous y retrouvons une pensée et une éthique exemplaires qui nous touchent.
Comme chacun d’entre nous, André Nicolas fut un être riche de diversités que je vous propose d’évoquer simplement, à travers plusieurs prismes.”

Prisme le plus sensible, pour réveiller sa mémoire : le domaine de la poésie et de la philosophie

Découvrons ou rappelons-donc en premier lieu ces vers écrits en 1947 :

Bonheur

Hommage à André Nicolas, instituteur, poète et résistant“Mais à quoi bon serrer les poings !
Le bonheur est chose facile ;
Les heureux le donnent en mille
À ceux qui le cherche au loin.

Foin des mirages de la ville,
Le bonheur du sage n’est point
Dans le nombre accru des besoins
Mais au prix d’une âme tranquille.

Trouve ici même ton bonheur :
Il s’offre à toi comme la fleur,
À cache-cache dans les feuilles

Il est dans l’air des soirs légers
Il a goût de fruits du verger
Il est à toi si tu le cueilles !”

L’homme qui a écrit ce texte, il y a plus de 60 ans, est au sommet de sa carrière professionnelle et littéraire. Il vient surtout de traverser les années les plus sombres de son existence.
Engagés nous-mêmes dans les multiples facettes de nos vies quotidiennes, il est bon de nous rappeler que la vie a un sens et que les bonheurs quotidiens y ont leur place.

Autre prisme : la carrière administrative d’André Nicolas

Elle est simple et lumineuse. Né en 1908 et fils d’un maître pâtissier, installé à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, André Nicolas est admis en 1923, dans un bon rang, à l’école normale d’instituteurs de Nancy. À sa sortie de l’école, en 1926, ses professeurs lui attribuent l’appréciation suivante : « Élève très intéressant, de conduite et de tenue exemplaires. Excellent esprit, intelligent et fort laborieux. D’un jugement déjà sûr en littérature (il est âgé de 18 ans). Il marque pourtant des préférences pour l’histoire et la géographie. »

Dès son début de carrière, ses rapports d’inspection sont très élogieux. Il a rapidement acquis le savoir-faire et l’aisance qui caractérisent les excellents maîtres d’école. Comme ce fut l’usage jusque dans les années 1970, recruté dans son département de Meurthe-et-Moselle, il y fera toute sa carrière. Il se rend néanmoins régulièrement à Citers, en Haute-Saône, dans sa maison de famille.

La troisième approche que je vous propose d’André Nicolas, est celle du héros que nous célébrons aujourd’hui

André Nicolas n’est pas un baroudeur de la Résistance. Il n’a pas rejoint le Général de Gaulle en Angleterre, n’a jamais sauté en parachute, n’a pas débarqué en Normandie, ni fait dérailler de train… Pourtant, il est attesté qu’il a fait preuve de courage physique au moment de la Libération et qu’il a apporté son assistance à des prisonniers évadés. Ce fut sa façon, à la place qui était la sienne, de matérialiser de façon également très efficace son engagement.
Pourtant ce n’est pas pour ces actions courageuses, qu’il a été persécuté : à mesure que des idées extrémistes, racistes, liberticides progressaient dans notre pays dans les années trente, puis sous l’occupation, dénoncé par son directeur d’école, André Nicolas, remarqué pour son élévation d’esprit et son engagement éducatif dans un esprit humaniste, a été injustement déchu de sa mission d’instituteur, emprisonné au camp de Compiègne et menacé de déportation. Réhabilité, in extremis, en 1941, grâce aux efforts de ses amis et du recteur de son académie, André Nicolas n’a retrouvé un parcours professionnel normal qu’à l’issue de la guerre.

Cette facette très douloureuse du parcours de vie d’André Nicolas, est celle sur laquelle il a été le plus discret. Cet amoureux du Bonheur a su, semble-t-il, ne pas cultiver la haine, ni la rancœur.

Le philosophe révolutionnaire Condorcet, préconisait le développement de l’éducation pour tous, comme fondement de la démocratie. En substance : « Il faut des esprits libres et instruits pour participer positivement à la vie de la République et construire un monde meilleur ». Ce fondamental m’amène à rappeler une évidence : le propre de l’humanité, ce qui différencie l’Humain de l’Animal est la capacité de transmettre la culture et les savoirs. De tous temps, les dictateurs le savent bien, qui sont attentifs à museler l’éducation et la culture. C’est pourquoi l’engagement d’André Nicolas a une haute valeur symbolique, non seulement pour lui-même ou ses proches, mais aussi parce qu’il a porté haut les valeurs de la culture, de l’éducation, de l’Ecole, de l’humanité jusque dans sa déchéance temporaire.

André Nicolas est décédé en 1957, alors que j’étais une petite fille attendant avec impatience d’aller à l’école… En tant que représentante de l’Éducation nationale et en tant que citoyenne, je suis heureuse, de raviver la flamme de la mémoire d’un collègue et d’un homme exemplaires, d’un poète raffiné, d’un être humain libre et généreux.

 
mardi 12 octobre 2010

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon

Jeudi 7 octobre, le recteur Éric Martin, s’est rendu au collège Gaston Ramon pour échanger sur les actions et les expérimentations menées en réseau avec le collège Leroi-Gourhan de Champlitte

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon Les deux établissements finalisent actuellement leur contrat d’objectifs selon trois grands axes :
- favoriser la réussite de chaque élève par la mise en place de dispositifs d’aide à tous les niveaux
- conduire les élèves vers un niveau d’ambition plus soutenu
- vivre la citoyenneté au collège dans le cadre des piliers 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences (compétences sociales et civiques, autonomie et initiative).

Par ailleurs, ce début d’année scolaire est marqué, au collège de Dampierre-sur-Salon, par l’achèvement d’un important programme de travaux réalisés par le Conseil général de la Haute-Saône, qui a investit environ 1,4 million d’euros. Ces travaux concernent la couverture du préau, l’accès handicapés, le redimensionnement de classes, la création ou la rénovation d’espaces : vie scolaire, centre de documentation et d’information (CDI), administration et infirmerie, abords…

Sciences et EDD : une façon innovante d’enseigner

Dans le cadre de l’éducation au développement durable, le professeur de sciences de la vie et de la Terre a présenté une séance de travail dans sa discipline consistant à faire calculer aux élèves leur empreinte écologique sur le site du wwf (Fonds mondial pour la nature). La demi-classe observée était organisée en pôles de deux élèves, chaque pôle étant équipé d’un ordinateur relié à Internet.

DampierreJPG

Évaluation par compétences en cours de français en sixième

L’évaluation par compétences est liée au socle commun. Elle implique une démarche collective des équipes éducatives et une réflexion sur les pratiques. Les élèves découvrent une façon plus respectueuse et plus valorisante de les évaluer. Ils sont eux-mêmes acteurs de ce mode d’évaluation qui leur permet d’identifier leurs points forts ou faibles. Quant aux professeurs, ils repèrent aisément les "remédiations" à mettre en œuvre collectivement ou dans le cadre de l’aide personnalisée. Dès la session 2011 du diplôme national du brevet (DNB), toutes les compétences du socle commun seront prises en compte.

Échange avec les enseignants autour de deux expérimentations

L’aménagement du temps scolaire et extra-scolaire

"Des emplois du temps mieux réfléchis au service de la réussite des élèves". C’est autour de cet axe central que l’équipe des deux collèges a choisi de travailler, dans le cadre de l’expérimentation nationale "Cours le matin, pratique sportive et culturelle l’après-midi". Cet aménagement du temps scolaire touche pour cette première année d’expérimentation, tous les élèves de 6ème du collège Gaston Ramon.
Ces enfants ont cours neuf demi-journées par semaine. Leurs journées comptent le plus souvent cinq ou six heures de classe. Le recteur a félicité les personnels acteurs de cette expérimentation visant à alléger les journées, tout en insistant sur la nécessité de mesurer objectivement le bénéfice qu’en retireront les élèves.

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon

Le livret de compétences expérimental

Ce livret doit être le vecteur d’une orientation positive et permettre à chaque jeune de mieux identifier ses aspirations et son potentiel pour les valoriser dans son parcours de formation et dans ses choix d’orientation.
Il s’agit de retracer les compétences scolaires acquises, les expériences d’ouverture internationale et de mobilité, de découverte du monde professionnel et des voies de formation, ainsi que les compétences sociales et civiques acquises hors de l’école, dans l’engagement associatif, par exemple. Ce livret préfigure les pratiques d’évaluation en usage de nos jours dans le monde du travail et de la recherche d’emploi.

Dynamiser les valeurs de l’École et l’ambition scolaire

Le recteur a conclu la visite en remerciant les équipes des deux collèges pour la grande qualité du travail accompli et en cours. Il a salué leur capacité d’innovation et d’expérimentation qui permet de dynamiser les valeurs de l’École et l’ambition scolaire en milieu rural.

Le recteur a été accueilli par Hélène Ouanas, inspectrice d’académie de la Haute-Saône et l’équipe de direction des deux collèges, Daniel Vienney, principal, et Dominique Fera, principale adjointe. Étaient également présents Yvonne Gousseret, conseillère générale du canton de Champlitte, Gilles Teuscher, maire de Champlitte et Jean-Paul Carteret, conseiller régional et maire de Lavoncourt.


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