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Rubrique Actualités

jeudi 18 novembre 2010

Réunion du conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN)

Le CDEN s’est réuni le 8 novembre à la préfecture de la Haute-Saône sous la co-présidence du préfet Éric Fresselinard et de Gérard Pelleteret, représentant le président du Conseil général.

Composition du CDEN

Réunion du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN)Le conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) est présidé conjointement, selon les domaines de compétences, par le préfet et le président du conseil général. Les vice-présidents sont l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DSDEN), un conseiller régional et un conseiller général désignés à cet effet.

Les CDEN sont composés de représentants :
- des collectivités territoriales,
- des personnels des établissements d’enseignement et de formation,
- des usagers (parents d’élèves, associations).
Les membres élus le sont pour trois années. Le CDEN se réunit au moins deux fois par an.

Attributions

Le CDEN joue principalement un rôle consultatif. Il est compétent pour tout ce qui se rapporte à la carte scolaire départementale du premier degré (écoles élémentaires, maternelles et primaires) et à la scolarisation des élèves dans les collèges. De plus, le conseil peut être consulté sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement du service public d’enseignement dans le département, et émettre, de sa propre initiative, tout vœu à cet effet. Sur de nombreuses questions, sa saisine est obligatoire.

Au cours de cette réunion faisant suite à la rentrée 2010, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, a notamment fait le bilan de la rentrée dans les écoles et les collèges de Haute-Saône.

Diaporama de présentation

 
lundi 15 novembre 2010

Le 11 novembre 2010 en Haute-Saône

La presse locale et France 3 témoignent de l’engagement des enseignants, particulièrement important pour faire connaître aux jeunes générations la brutalité et la cruauté de la guerre de 1914-1918

Les derniers survivants de la Grande Guerre étant désormais décédés, il ne reste plus de ce conflit que des sites, des objets et des monuments. Le devoir de mémoire ne pouvant plus s’appuyer sur le témoignage vivant des poilus, l’engagement des enseignants apparaît particulièrement important et nécessaire pour faire connaître aux jeunes générations la brutalité et la cruauté d’un conflit qui a fait des millions de victimes et n’a épargné aucune famille de notre pays.
Le devoir de mémoire conduit aussi les enseignants à faire prendre conscience aux enfants de l’engagement et du sacrifice des combattants pour la France dont témoignent les monuments érigés dans chaque ville ou village.

Le 11 novembre 2010 en Haute-SaôneAu lendemain de ce 11 novembre 2010, la presse locale rapporte la présence active de nombreuses délégations de scolaires, encadrées de parents d’élèves et de professeurs, dans les cérémonies qui se sont déroulées dans la plupart des communes de la Haute-Saône, comme partout en France. À Vesoul, ce sont des élèves de l’école du Luxembourg, habitués de l’exercice, qui ont entonné la Marseillaise et l’hymne européen. Un grand nombre d’écoles du département en ont fait autant, par exemple à Dampierre-sur-Linotte, Port-sur-Saône, Villers-le-sec, Frotey-lès-Vesoul, Andelarrot, Gray, Arc-lès-Gray, Gray-la-ville, Pesmes, Gy ou encore Luxeuil, Neurey-en-Vaux, Lure, Melisey et Héricourt.

Du côté de France 3, précédant de quelques jours le 11 novembre, l’émission "Ma Région ça me regarde" s’est intéressée, le samedi 6 novembre, à la Première Guerre mondiale pour constater que la mémoire de la Grande Guerre est toujours entretenue, à l’école, évidemment, mais aussi par les cérémonies commémoratives. Un village de Haute-Saône qui n’avait toujours pas de monument aux morts vient par exemple de réparer cette "anomalie" historique.

Voir le reportage de Jérémy Chevreuil et Charles-Henry Boudet
Avec Pierre Emann, maire de Coulevon, Rayane Hamoud et Derya Sertdemir, élèves de troisième, Didier Roux, professeur d’histoire-géographie, et Christine Fouchard, directrice de l’école primaire de Quincey.

 
vendredi 5 novembre 2010

Consultation sur les rythmes scolaires en Haute-Saône

Trois conférences-débats dédiées au premier degré du 1er au 10 décembre

Consultation sur les rythmes scolaires
Cette consultation est organisée en complémentarité avec la table ronde académique qui aura lieu le 29 novembre à Belfort. Un focus sera mis sur le premier degré, dans le cadre de la circonscription ou de circonscriptions associées, de façon à réaliser une consultation de proximité de la communauté éducative. Les contributions recueillies seront mises en ligne sur le site académique dédié, afin de contribuer à la synthèse de l’académie de Besançon.

Les conférences-débats du 1er au 10 décembre

- À Vesoul (circonscriptions de Vesoul-Nord et de Vesoul-Sud associées)
- À Gray (circonscription de Gray)
- À Lure (circonscriptions de Lure et Luxeuil associées)

Animation

Par une personnalité extérieure ou un IEN, un médecin scolaire, un psychologue scolaire ou un conseiller pédagogique.

Introduction

- Rappel du contexte de la consultation nationale et du dispositif académique en restituant les enjeux des rythmes scolaires
- Situation actuelle de la Haute-Saône
- Thèmes proposés au débat après une conférence introductive.

Déroulement

- Contenus centrés sur le premier degré et sur les continuités territoriales et éducatives école-collège et collège-lycée
- Thèmes retenus : les rythmes scolaires et l’école, les rythmes scolaires et la famille, les rythmes scolaires et la société. Un guide comprenant des questions précises inspiré du questionnaire académique sera fourni à chaque circonscription.
- La mini conférence de présentation concernera un thème spécifique dans chaque circonscription.
- Une synthèse réalisée pour chacune des conférences-débats constituera la contribution à retenir.

Invités

- Membres des communautés éducatives de chaque circonscription,
- Président des intercommunalités,
- Membres des organisations et associations complémentaires de l’école,
- Organisations représentatives de parents d’élèves,
- Représentants des personnels enseignants du premier degré,
- Personnalités du département ayant vocation à s’exprimer sur la problématique de l’approche globale de l’enfant.

Consultation académique sur les rythmes scolaires sur le site du rectorat

 
jeudi 21 octobre 2010

Écoles, collèges, lycées, se mobilisent pour l’opération ELA

En 2010, en Haute-Saône, plusieurs établissements scolaires ont relevé le défi d’ELA. Invitée d’honneur à Vesoul : la marcheuse de haut niveau Nora Genebrier

ELA, association européenne contre les leucodystrophies a proposé, comme chaque année, aux scolaires, sa dictée et sa manifestation sportive intitulée « Mets tes baskets et bats la maladie ». Défi relevé, notamment par les collèges Victor Schoelcher de Champagney, Louis Pergaud de Faverney (avec l’école communale), des mille étangs de Melisey. Il en est de même, pour le lycée professionnel Bartholdi à Lure, pour l’école de Beaujeu et pour l’école élémentaire d’application des Rêpes à Vesoul. Lundi 18 octobre, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, s’est rendue dans cette école afin d’apporter son soutien à l’opération ELA et d’y participer.

Opération ELA, Hélène Ouanas et Nora Genebrier

"Mets tes baskets et bat la maladie " - la dictée d’ELA proposée à l’école des Rêpes

Pour décliner l’opération ELA, l’équipe de l’école des Rêpes avait organisé une journée constituée de trois temps forts, en mobilisant des parents d’élèves et différents partenaires.

Premier temps fort : pour que l’on comprenne mieux le pourquoi de cette opération, le docteur Dominique Grenot, médecin scolaire a présenté aux enfants comme aux adultes venus l’écouter, une information sur les leucodystrophies.

Second temps fort : dans la matinée, ce sont les élèves de CM2 de Philippe Bénier qui se sont prêtés à l’exercice de la dictée d’ELA. Le texte a été lu dans sa totalité par Nora Genebrier, sportive haut-saônoise de haut niveau, spécialiste de la marche athlétique. Puis l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, a animé avec l’enseignant de la classe, l’exercice de la dictée proprement dite, à savoir un extrait du texte créé spécialement par Marc Lévy, l’auteur français vivant le plus lu dans le monde.

Enfin, l’après-midi a été consacré au rassemblement sportif « Mets tes baskets et bat la maladie », en présence de Nora Genebrier et Sylvie Daguenet, conseillère pédagogique départementale en éducation physique et sportive (EPS) avec :
- 4 classes de cycle III de l’école des Rêpes,
- 2 classes de l’école voisine Pablo Picasso, invitées.

Les 120 élèves ont été mélangés et répartis en 12 groupes composés de CE2, CM1 et CM2. Ils se sont vu proposer divers ateliers animés par les enseignants : sauter, lancer, courir, jeux de ballons, atelier lecture dans la bibliothèque centre de documentation (BCD). Onze enseignants titulaires et stagiaires se sont investis dans cette action.

 
mardi 19 octobre 2010

Hommage à André Nicolas, instituteur, poète et résistant

Résumé du discours de Madame Hélène Ouanas, inspectrice d’académie de la Haute-Saône – Citers, le 16 octobre 2010

“Le destin d’André Nicolas, les valeurs républicaines et humanistes qu’il a incarnées, sa sensibilité littéraire, son dévouement au service public quels que soient les obstacles rencontrés, la cause des enfants, constituent un écho à notre présence et à notre action dans ce monde parce nous y retrouvons une pensée et une éthique exemplaires qui nous touchent.
Comme chacun d’entre nous, André Nicolas fut un être riche de diversités que je vous propose d’évoquer simplement, à travers plusieurs prismes.”

Prisme le plus sensible, pour réveiller sa mémoire : le domaine de la poésie et de la philosophie

Découvrons ou rappelons-donc en premier lieu ces vers écrits en 1947 :

Bonheur

Hommage à André Nicolas, instituteur, poète et résistant“Mais à quoi bon serrer les poings !
Le bonheur est chose facile ;
Les heureux le donnent en mille
À ceux qui le cherche au loin.

Foin des mirages de la ville,
Le bonheur du sage n’est point
Dans le nombre accru des besoins
Mais au prix d’une âme tranquille.

Trouve ici même ton bonheur :
Il s’offre à toi comme la fleur,
À cache-cache dans les feuilles

Il est dans l’air des soirs légers
Il a goût de fruits du verger
Il est à toi si tu le cueilles !”

L’homme qui a écrit ce texte, il y a plus de 60 ans, est au sommet de sa carrière professionnelle et littéraire. Il vient surtout de traverser les années les plus sombres de son existence.
Engagés nous-mêmes dans les multiples facettes de nos vies quotidiennes, il est bon de nous rappeler que la vie a un sens et que les bonheurs quotidiens y ont leur place.

Autre prisme : la carrière administrative d’André Nicolas

Elle est simple et lumineuse. Né en 1908 et fils d’un maître pâtissier, installé à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, André Nicolas est admis en 1923, dans un bon rang, à l’école normale d’instituteurs de Nancy. À sa sortie de l’école, en 1926, ses professeurs lui attribuent l’appréciation suivante : « Élève très intéressant, de conduite et de tenue exemplaires. Excellent esprit, intelligent et fort laborieux. D’un jugement déjà sûr en littérature (il est âgé de 18 ans). Il marque pourtant des préférences pour l’histoire et la géographie. »

Dès son début de carrière, ses rapports d’inspection sont très élogieux. Il a rapidement acquis le savoir-faire et l’aisance qui caractérisent les excellents maîtres d’école. Comme ce fut l’usage jusque dans les années 1970, recruté dans son département de Meurthe-et-Moselle, il y fera toute sa carrière. Il se rend néanmoins régulièrement à Citers, en Haute-Saône, dans sa maison de famille.

La troisième approche que je vous propose d’André Nicolas, est celle du héros que nous célébrons aujourd’hui

André Nicolas n’est pas un baroudeur de la Résistance. Il n’a pas rejoint le Général de Gaulle en Angleterre, n’a jamais sauté en parachute, n’a pas débarqué en Normandie, ni fait dérailler de train… Pourtant, il est attesté qu’il a fait preuve de courage physique au moment de la Libération et qu’il a apporté son assistance à des prisonniers évadés. Ce fut sa façon, à la place qui était la sienne, de matérialiser de façon également très efficace son engagement.
Pourtant ce n’est pas pour ces actions courageuses, qu’il a été persécuté : à mesure que des idées extrémistes, racistes, liberticides progressaient dans notre pays dans les années trente, puis sous l’occupation, dénoncé par son directeur d’école, André Nicolas, remarqué pour son élévation d’esprit et son engagement éducatif dans un esprit humaniste, a été injustement déchu de sa mission d’instituteur, emprisonné au camp de Compiègne et menacé de déportation. Réhabilité, in extremis, en 1941, grâce aux efforts de ses amis et du recteur de son académie, André Nicolas n’a retrouvé un parcours professionnel normal qu’à l’issue de la guerre.

Cette facette très douloureuse du parcours de vie d’André Nicolas, est celle sur laquelle il a été le plus discret. Cet amoureux du Bonheur a su, semble-t-il, ne pas cultiver la haine, ni la rancœur.

Le philosophe révolutionnaire Condorcet, préconisait le développement de l’éducation pour tous, comme fondement de la démocratie. En substance : « Il faut des esprits libres et instruits pour participer positivement à la vie de la République et construire un monde meilleur ». Ce fondamental m’amène à rappeler une évidence : le propre de l’humanité, ce qui différencie l’Humain de l’Animal est la capacité de transmettre la culture et les savoirs. De tous temps, les dictateurs le savent bien, qui sont attentifs à museler l’éducation et la culture. C’est pourquoi l’engagement d’André Nicolas a une haute valeur symbolique, non seulement pour lui-même ou ses proches, mais aussi parce qu’il a porté haut les valeurs de la culture, de l’éducation, de l’Ecole, de l’humanité jusque dans sa déchéance temporaire.

André Nicolas est décédé en 1957, alors que j’étais une petite fille attendant avec impatience d’aller à l’école… En tant que représentante de l’Éducation nationale et en tant que citoyenne, je suis heureuse, de raviver la flamme de la mémoire d’un collègue et d’un homme exemplaires, d’un poète raffiné, d’un être humain libre et généreux.

 
mardi 12 octobre 2010

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon

Jeudi 7 octobre, le recteur Éric Martin, s’est rendu au collège Gaston Ramon pour échanger sur les actions et les expérimentations menées en réseau avec le collège Leroi-Gourhan de Champlitte

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon Les deux établissements finalisent actuellement leur contrat d’objectifs selon trois grands axes :
- favoriser la réussite de chaque élève par la mise en place de dispositifs d’aide à tous les niveaux
- conduire les élèves vers un niveau d’ambition plus soutenu
- vivre la citoyenneté au collège dans le cadre des piliers 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences (compétences sociales et civiques, autonomie et initiative).

Par ailleurs, ce début d’année scolaire est marqué, au collège de Dampierre-sur-Salon, par l’achèvement d’un important programme de travaux réalisés par le Conseil général de la Haute-Saône, qui a investit environ 1,4 million d’euros. Ces travaux concernent la couverture du préau, l’accès handicapés, le redimensionnement de classes, la création ou la rénovation d’espaces : vie scolaire, centre de documentation et d’information (CDI), administration et infirmerie, abords…

Sciences et EDD : une façon innovante d’enseigner

Dans le cadre de l’éducation au développement durable, le professeur de sciences de la vie et de la Terre a présenté une séance de travail dans sa discipline consistant à faire calculer aux élèves leur empreinte écologique sur le site du wwf (Fonds mondial pour la nature). La demi-classe observée était organisée en pôles de deux élèves, chaque pôle étant équipé d’un ordinateur relié à Internet.

DampierreJPG

Évaluation par compétences en cours de français en sixième

L’évaluation par compétences est liée au socle commun. Elle implique une démarche collective des équipes éducatives et une réflexion sur les pratiques. Les élèves découvrent une façon plus respectueuse et plus valorisante de les évaluer. Ils sont eux-mêmes acteurs de ce mode d’évaluation qui leur permet d’identifier leurs points forts ou faibles. Quant aux professeurs, ils repèrent aisément les "remédiations" à mettre en œuvre collectivement ou dans le cadre de l’aide personnalisée. Dès la session 2011 du diplôme national du brevet (DNB), toutes les compétences du socle commun seront prises en compte.

Échange avec les enseignants autour de deux expérimentations

L’aménagement du temps scolaire et extra-scolaire

"Des emplois du temps mieux réfléchis au service de la réussite des élèves". C’est autour de cet axe central que l’équipe des deux collèges a choisi de travailler, dans le cadre de l’expérimentation nationale "Cours le matin, pratique sportive et culturelle l’après-midi". Cet aménagement du temps scolaire touche pour cette première année d’expérimentation, tous les élèves de 6ème du collège Gaston Ramon.
Ces enfants ont cours neuf demi-journées par semaine. Leurs journées comptent le plus souvent cinq ou six heures de classe. Le recteur a félicité les personnels acteurs de cette expérimentation visant à alléger les journées, tout en insistant sur la nécessité de mesurer objectivement le bénéfice qu’en retireront les élèves.

Collège Gaston Ramon - Dampierre-sur-Salon

Le livret de compétences expérimental

Ce livret doit être le vecteur d’une orientation positive et permettre à chaque jeune de mieux identifier ses aspirations et son potentiel pour les valoriser dans son parcours de formation et dans ses choix d’orientation.
Il s’agit de retracer les compétences scolaires acquises, les expériences d’ouverture internationale et de mobilité, de découverte du monde professionnel et des voies de formation, ainsi que les compétences sociales et civiques acquises hors de l’école, dans l’engagement associatif, par exemple. Ce livret préfigure les pratiques d’évaluation en usage de nos jours dans le monde du travail et de la recherche d’emploi.

Dynamiser les valeurs de l’École et l’ambition scolaire

Le recteur a conclu la visite en remerciant les équipes des deux collèges pour la grande qualité du travail accompli et en cours. Il a salué leur capacité d’innovation et d’expérimentation qui permet de dynamiser les valeurs de l’École et l’ambition scolaire en milieu rural.

Le recteur a été accueilli par Hélène Ouanas, inspectrice d’académie de la Haute-Saône et l’équipe de direction des deux collèges, Daniel Vienney, principal, et Dominique Fera, principale adjointe. Étaient également présents Yvonne Gousseret, conseillère générale du canton de Champlitte, Gilles Teuscher, maire de Champlitte et Jean-Paul Carteret, conseiller régional et maire de Lavoncourt.

 
lundi 11 octobre 2010

L’inspection académique accueille son nouveau secrétaire général

Depuis le 1er octobre dernier, l’inspection académique de la Haute-Saône dispose à nouveau d’un secrétaire général, en la personne de Marie-Christine Bébin-Méhault

Portrait :

Pouvez-vous nous rappeler quel est le rôle d’un secrétaire général dans une inspection académique ?

Marie-Christine Bébin-Méhault secrétaire général de l'inspection académique de la Haute-SaôneLe secrétaire général assure la mise en œuvre technique et administrative de la politique éducative que l’inspecteur d’académie décline dans le département par délégation du ministre et du recteur. Il est le plus proche conseiller de l’inspecteur d’académie dans les domaines administratifs, ce qui recouvre des tâches de coordination des services, de contrôle et d’évaluation.

Comment êtes-vous devenue secrétaire général à l’inspection académique de Vesoul ?

J’ai un parcours quelque peu atypique. J’ai démarré ma carrière en 1979 comme personnel civil au Ministère de la Défense. En 1997, après réussite à un concours, j’ai intégré le Ministère de l’Éducation nationale ; d’abord en poste au rectorat de Besançon, j’ai ensuite passé les dix dernières années au sein de la direction des ressources humaines (DRH) de l’université de Franche-Comté. Puis j’ai décidé de poursuivre ma carrière à travers une nouvelle aventure professionnelle. Comme je réside à Besançon, j’ai naturellement étudié différentes possibilités de nomination dans cette ville et à proximité. Mon choix s’est porté sur l’inspection académique de Vesoul qui est une structure dynamique et à taille humaine appréciée pour son bon esprit de service public.

Dans la fonction et sur le poste qui sont désormais les vôtres, comment se présentent les mois et années à venir ?

Dans le court terme, je m’emploie déjà à connaître les personnes et leurs missions de façon à assurer rapidement et au mieux mon rôle de coordination des services.
Un des programmes important qui est devant nous est la restructuration du bâtiment de l’inspection académique, dans le cadre de la stratégie immobilière de l’État. Il a été évalué l’année dernière que le bâtiment a la capacité d’être utilisé d’une façon plus intense et économique. En 2012, suite à un programme de travaux d’amélioration et d’adaptation des locaux, le troisième étage du bâtiment accueillera l’unité territoriale de la DIRECCTE*. Certains espaces seront mutualisés. Moyennant cette évolution actée par les services de l’État, nous pourrons continuer à œuvrer dans le lieu chargé d’histoire auquel beaucoup de personnels sont attachés. Je serai amenée à participer à la mise en place de la nouvelle organisation en relation avec l’ensemble des acteurs de ce projet, notamment la Préfecture. J’aurai à cœur d’être à l’écoute des personnels dans le cadre de l’intérêt et de la continuité du service.

Originaire de Bretagne, Mme Bébin-Méhault est Comtoise d’adoption depuis une vingtaine d’années. Elle est mère de deux grands enfants et grand-mère. Nous lui souhaitons la bienvenue à Vesoul et en Haute-Saône, et de s’épanouir dans ses nouvelles fonctions.

*Glossaire : la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) est une nouvelle direction régionale, placée auprès du Préfet de région, pour assurer le pilotage coordonné des politiques publiques du développement économique, de l’emploi, du travail et de la protection des consommateurs.

 
mercredi 6 octobre 2010

Classes de découvertes : pourquoi pas en automne ?

La tradition scolaire française veut que la grande majorité des voyages et sorties scolaires soient organisés à partir de l’hiver (classes de neige) et surtout au printemps et en fin d’année scolaire ("voyages de fin d’année")
Pourtant, partir en début d’année scolaire présente d’innombrables intérêts pédagogiques et éducatifs. Chaque année, quelques enseignants, qui en sont convaincus, organisent des séjours d’automne et ne le regrettent pas.

Dans le second degré

C’est, par exemple le collège Jacques Brel de Vesoul qui emmène chaque année, dès le mois de septembre, pour un stage de trois jours, la quasi-totalité de la centaine d’élèves de sixième au centre "La Roche au Trésor" à Pierrefontaine-les-Varans dans le département voisin du Doubs. Les activités de pleine nature, notamment sportives et la vie en collectivité visent à développer la cohésion des groupes-classes.

Chateau Aisey - classe de découverte Romé de L'isleLe même type de démarche est suivi par l’équipe du collège Romé-de-l’Isle de Gray. Depuis plusieurs années, les 90 élèves de sixième se retrouvent, quelques jours après la rentrée, au centre d’Aisey, dans la campagne haut-saônoise toute proche, afin de faire connaissance, de vivre une modeste mais réelle expérience de socialisation et d’apprendre les règles de bases du bien vivre et du bien travailler ensemble, loin du cocon familial et du cadre encore méconnu du collège. Les activités proposées permettent de développer les capacités à coopérer tout en abordant des apprentissages disciplinaires : visites de sites historique ou industriel (Châtillon-sur-Saône, La Rochère), éducation forestière (EDD), découverte du monde rural et activités sportives.

Dans le premier degré

Le montage financier des séjours d’automne est plus délicat et suppose que l’enseignant agisse dans un contexte de stabilité de l’équipe et de bonnes relations avec les familles et les collectivités qu’il faudra commencer à mobiliser au printemps précédent.
La semaine dernière, ce sont 35 élèves de l’école de Rioz (Classe d’inclusion scolaire (CLIS) de Lucie Strich et classe de CE1 de Maryse Belbachir et Suzy Antoine) qui ont séjourné dans les Vosges saônoises, à La Source du Tampa, sur la commune de La Rosière.
1er-degre-accrocheDSCF7085De nombreuses activités de découverte de la nature et du patrimoine ont été vécues avec l’aide de personnels de la maison familiale d’Aillevillers à laquelle appartient ce centre d’accueil, mais aussi de la Maison de la nature des Vosges saônoises, de l’Espace nature et culture ainsi que du Musée de la montagne de Château-Lambert.
Au-delà de cette moisson de découvertes, que le groupe pourra exploiter et approfondir durant toute l’année, les jeunes enfants auront aussi et surtout appris à se séparer de leur parents sur plusieurs nuitées (pour beaucoup, c’est la première fois !), à goûter tous les aliments proposés, à respecter des règles de vie collective, à vivre ensemble dans la bonne humeur en incluant des élèves à besoins particuliers.

En matière de classes d’automne, on peut encore ajouter que la météo régionale de septembre-octobre est généralement aussi favorable que celle du printemps. De plus, les élèves (et les enseignants) sont moins fatigués donc plus disponibles pour traverser une expérience humaine qui exige une attention de tous les instants et une grande dépense d’énergie. Et bien sûr, les acquis du séjour constituent une base riche et solide pour ancrer nombre d’apprentissages à venir dans l’année.

 
vendredi 1er octobre 2010

Promotion du 14 juillet 2010

Nominations et promotions dans l’ordre des palmes académiques

palmes académiques

Chevalier

Laurence Guillaume
François Puerta
Corinne Chabod
Christian Harm
Philippe Segura
Dominique Bizeul
Didier Barthel
Elsa Gendre
Gilles Rocquin
Maria Vigny
Martine Salvi
Michel Tisserand
Anne Hartemann
Claude Galmiche
Dominique Soriano
Monique Rapin
Marie-Thérèse Sanseigne
Michel Calloch
Maurice Coussement
Joëlle Neglair
Anne-Marie Paris
Brigitte Aramini
Martine Boillot
Claudine Frote
Michel Bregnard
Marie-Joséphine Rousselle
François Fontanille
Bertrand Oudot
Didier Douvry
Étienne Pentecote
Michel Catton
Jacques Henry
Marie-Noëlle Pertuit
Fabienne Caillet
Isabelle Jeannin de Casteljau
Simone Worreth
Françoise Ferretti
Rachel Galmiche
Doris Viain
Régine Pires
Jean-Luc Lamboley-Depoire
Denis Beltrami
Denis Jay
Christian Billet
Marie-France Thue
Anne Cuney
Éric Madiot
Christophe Ortoli
Antoine Bettinelli

Officier

Colette Choulet
Françoise Cottet-Emard
Georges Bardot
Brigitte Simonin
Jocelyne Villequez
Nicole Lalloue

Commandeur

Hubert Rodriguez

 
vendredi 24 septembre 2010

Apprendre à écrire : de la trace à l’idée, devenir sujet écrivant

Depuis 2004, les enseignants de l’école de Quincey, sous l’impulsion de leur directrice, ont contribué régulièrement aux travaux menés en littérature et en poésie au sein de l’institut national de recherche pédagogique (INRP - Marie Musset et Christine Fouchard, équipe enseignement et humanités.)

Un travail de recherche a été mené dans le cadre du projet « Écriture » de l’équipe enseignement et humanités de l’INRP, dans quatre niveaux du CE1 au CM2 .Trois classes de l’école primaire de Quincey ont participé activement au projet de septembre 2009 à mars 2010. L’équipe travaille sur les supports d’écriture en classe selon deux axes de travail :
- l’intégration dans les modèles scolaires de formes ou de genres peu fréquents à l’école : écrits intimes, écrits de création. L’hypothèse étant que ces types d’écrit peuvent aider les élèves à adopter une posture d’auteur
- l’exercice régulier de l’écriture à travers une multitude d’attentions et de gestes quotidiens.

Cette recherche fait partie des travaux de l’observatoire des transformations curriculaires et des pratiques d’évaluation de l’INRP

Apprendre à écrire« À l’échelle internationale, la mise en place d’un pilotage par les résultats amène une reformulation des contenus enseignés et des procédures d’évaluation ». Cette observation est rendue nécessaire depuis la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences (S3C) qui conduit à une articulation entre une tradition scolaire fondée sur un découpage des contenus scolaires en disciplines et une centration sur des compétences à construire.
La démarche adoptée s’inscrit dans un cadre large avec des incontournables :
- présence de nombreux supports écrits de tous types dans les classes,
- rapports fréquents et explicites à l’écrit,
- articulation entre lecture et écriture dans toutes les matières.

Le plaisir d’écrire, la rigueur intellectuelle et l’exercice de la créativité comme du raisonnement passent aussi par la maîtrise des codes de l’orthographe et de la syntaxe. L’équipe enseignante se réfère à l’ouvrage de linguistique « L’enseignement de la grammaire » de Genouvrier et Gruvez .
L’écrit prend sa place dans toutes les matières et une attention particulière est accordée à tous les écrits. Les choix des supports d’écriture dans les classes participent à une démarche pédagogique en lien avec l’éducation au développement durable (EDD). Par exemple, même le jour de la rentrée, on ne recommence pas un cahier sans avoir terminé le précédent !
La règle dans les classes est l’usage dominant du papier et du crayon (ou stylo) et la mise en retrait des technologies nouvelles dans le cadre de l’apprentissage de l’écriture. La réflexion sur l’écriture et ses supports est menée par les sept enseignants dans le cadre strict du projet d’école.

Un cahier d’écriture libre est mis en place

C’est un cahier différent des autres et c’est, selon les élèves, « un cahier secret ». Chaque élève a choisi un nom de plume et y écrit ce qu’il veut. Il a accès à son cahier de façon régulière, une fois tous les quinze jours. Ce cahier est lu uniquement par les chercheurs de l’INRP.
Les enseignants mettent l’accent sur une écriture de soi, souvent déclenchée par des verbes tels que « je ressens , je pense… »
À ce stade de la recherche, l’étude de la tenue d’un cahier d’écriture dans les classes de l’école de Quincey est déjà intéressante selon Marie Musset : _ « l’enfant se démarque plus ou moins vite, plus ou moins radicalement de sa posture d’élève pour tenter une posture d’auteur. »
Marie Musset souligne également l’intérêt porté à la mise en récit et l’importance de faire émerger « l’homo fabulator » (Homo fabulator. Théorie et analyse du récit. Molino Jean et Lafhail-Molino). Si l’on définit « l’éducation comme entrée dans la culture », l’analyse, la production et l’échange des récits doivent y tenir une place prépondérante.

Christa Delahaye et Christine Fouchard, directrice de l’école de Quincey, animeront une conférence sur le thème de la poésie le 8 décembre 2010 auprès des enseignants des circonscriptions de Vesoul-sud et Vesoul-nord dans l’amphithéâtre de l’IUFM de Vesoul. Lors de cette conférence, les éléments du présent article seront largement explicités. Le travail présenté montrera comment le traitement littéraire de la poésie s’inscrit dans un projet global d’école au service de la construction d’une culture commune ambitieuse.

Sources : article rédigé à partir du compte rendu de recherche présenté aux journées nationales de juin 2010 à l’INRP de Lyon. Marie Musset a présenté ce travail au cours d’un colloque aux USA. Son diaporama de présentation est consultable en ligne à l’adresse suivante :
http://fr.calameo.com/read/00022889...

Françoise Cottet-Emard,
IEN de la circonscription de Vesoul-nord,
chargée de la mission maîtrise de la langue.

Site de l’Institut National de Recherche Pédagogique


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